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Rabesandratana : « Gagner un Classique, c’est effacer ta dette »

Passé par le Paris Saint-Germain entre 1997 et 2001, « Rabé » est une des grandes figures du club de la capitale, où il a porté le brassard de capitaine. Avant cette double confrontation PSG-OM, l’ancien milieu de terrain reconverti en défenseur central fait l'historique de ces Classiques et détaille les forces en présence.

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Paris et Marseille, dans le trio de tête du championnat, vont s’affronter deux fois en l’espace de quatre jours au Parc des Princes. À quelle ambiance peut-on s’attendre ?
Ce sera chaud. Non pas en matière d’agressivité, mais surtout au niveau de l’enjeu sportif. Il devrait y avoir du jeu aussi, car les deux équipes savent pratiquer un beau football. Ce seront deux matchs intéressants et différents, car un match de championnat ne s’aborde pas comme un match de coupe. Après, niveau ambiance, je trouve dommage que les 2 000 places réservées aux supporters adverses soient remises en vente à ceux de Paris. La rivalité se perd un peu, même s’il faut rester dans la sportivité. Cela devient trop contrôlé, trop fermé, ce n’est plus possible. Je suis d’accord pour que l’on contrôle les supporters à l’entrée du stade, car il faut une part de sécurité, mais le football doit avant tout rester une fête.

On parle d’une possible absence de Neymar...
Si Neymar ne joue pas, il y aura quand même Di María. Ce serait le moment de l'utiliser, car il est en forme en ce moment. Si Paris n’arrive pas à emballer la partie juste parce que Neymar n’est pas là, ce serait problématique. Même si c’est le joueur phare du club, Paris peut très bien s’en sortir sans son aide contre l’OM.


Ta carrière est intimement liée à la rivalité entre Paris et Marseille. Sur le plan sportif, tu étais capitaine du PSG en 2000-2001, respecté de tous tes coéquipiers. Quels sont tes anciens partenaires du PSG avec lesquels tu es toujours en contact ?
J’ai souvent Edvin Murati, Vincent Guérin aussi... Laurent Fournier je ne le vois pas tout le temps, mais nous sommes régulièrement en contact. En vrai, je suis content de revoir mes anciens coéquipiers, ça dépend des opportunités ! J’habite sur Nancy, mais j’ai l’habitude de me déplacer pour commenter les matchs du PSG pour France Bleu avec Bruno Salomon.

« Au bout de seize ans, certains sont toujours là en train de me demander si j’avais fait faute sur Ravanelli ou non. Je crois qu’il y a des évidences dans le football qu’on souhaite garder comme énigmatiques, parce que ça risque de toucher l’ego d’un club ou de l’autre. »

Tu as commencé ton histoire avec le Classique par la grande porte. En 1997-1998, tu joues ce match au Parc où Fabrizio Ravanelli simule devant toi et obtient le penalty de la victoire pour l’OM...
(Il coupe) Tiens, c’est marrant, tu es le premier journaliste à me dire que Ravanelli a simulé devant moi !

Pourtant, sur les images, il n’y a même pas débat...
Bah, écoute, ça me rassure ! (Rires.) Parce qu’au bout de seize ans, certains sont toujours là en train de me demander si j’avais fait faute sur Ravanelli ou non. Vendredi, j’ai encore eu un mec qui me posait la question sur Twitter... Je crois qu’il y a des évidences dans le football qu’on souhaite garder comme énigmatiques, parce que ça risque de toucher l’ego d’un club ou de l’autre.

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Sur le coup, tu te dis quoi ?
Que je me suis fait rouler. Par l’arbitre, d’abord, parce qu’en vrai, c’est à lui que tu en veux le plus. Tu te dis que ce n’est pas possible de se faire berner comme ça... Moi, je fais tout pour éviter le litige, je ralentis ma course et le laisse passer devant pour l’éviter. Et à la fin ? Penalty ! Quand j’ai revu les images et que je vois que l’arbitre fait un clin d’œil à Ravanelli pour lui serrer la main en fin de match, mon impression se confirme : je me suis fait avoir, pour rester poli.

Tu es resté très sobre au moment de réagir au micro de Thierry Gilardi, même si tu avais l’air d’en avoir gros sur le cœur... Qu’est-ce vous vous êtes dit dans le vestiaire ensuite ?
Tu es frustré, mais quand tu sors d’un match, tu n’as pas tous les éléments. Il faut rester mesuré, même si tu as envie de sortir ta vérité sur l’instant. Une fois entré aux vestiaires, mes coéquipiers me demandent si je fais faute. Je réponds non, et derrière les images arrivent. Comme il joue bien le coup, qu’il passe sa jambe derrière la sienne et qu’il frôle mon genou, on se dit : « Ah, peut-être qu’il l’a touché... » Mais si je le frôle, ce n’est pas une faute réelle ! Chercher des détails comme ceux-là, c’est prouver qu’il n’y a pas grand-chose. En fait, j’étais surtout dérangé par la réaction de Biétry, qui cherchait à en faire une polémique alors qu’il n’y avait pas vraiment de raison pour le faire.

« Florian Maurice, je l’ai connu hyper gentil et très calme au PSG. À Marseille, je l’ai retrouvé plus fou et à fond les manettes. Ça ne change rien à sa personnalité, hein, mais je pense que ce transfert l’a rendu différent dans sa façon d’être. »

Et Ravanelli, tu as eu l’occasion de reparler de cette action avec lui depuis le temps ?
Non, jamais. Le mec m’a quand même traité de menteur, hein... Ce genre de réaction ne m’incitait pas à discuter avec lui. Tu peux arnaquer sur le terrain si tu veux, mais derrière, n’en rajoute pas non plus. Il aurait dû dire qu’il avait réussi son coup et c’était réglé. On a essayé de me faire venir pour organiser des retrouvailles. Sauf que je n’ai aucun intérêt à cela, et qu’il m’a manqué de respect. Cette action lui a servi sur le moment, car elle permet à son équipe d’obtenir le penalty. Mais ensuite, cela l’a desservi. Au moment où il se faisait réellement accrocher dans la surface, les arbitres ne lui accordaient plus de penalty.


L’année suivante, tu prends ta revanche et tu remportes ton premier Classique au Parc. C’est une rencontre à la physionomie folle, car l’OM, leader du championnat, mène au score après vingt minutes, et vous renversez la vapeur en toute fin de match, grâce à Marco Simone (84e) puis Bruno Rodríguez (88e). L’atmosphère devait être dingue...
Nous étions très déçus d’avoir pris ce but car, en réalité, les débats étaient très équilibrés. On sentait toute la ferveur, ce qu’il se passait dans le stade. Pour nous, c’était impossible de perdre ce match parce que notre saison était assez chaotique. Et dans ce contexte-là, gagner un Classique, c’est aussi effacer ta dette. Il fallait donner du sourire au Parc. Et puis il y a le contexte : c’est ce match-là qui fait perdre le titre à l’OM cette saison. Parce que si Marseille avait gagné cette rencontre, on ne parlerait pas du dernier match au Parc, contre Bordeaux (défaite 3-2 du PSG qui sacre Bordeaux champion de France 1998-1999, ndlr). En réalité, c’est ce Classique qui les condamne.

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De 1997 à 2001, tu as joué sept PSG-OM pour un bilan plutôt défavorable : deux victoires et deux défaites au Parc des Princes, un match nul et deux défaites au Vélodrome. Quel est ton souvenir le plus chaud de tes déplacements à Marseille ?

À Marseille comme à Paris, l’ambiance est fabuleuse. Au Vélodrome, c’est clair que tu te fais insulter tout le temps avec un maillot du PSG. Mais ça peut aussi te booster et devenir une force, c’est là que ça devient vraiment intéressant. Mais un souvenir chaud, je n’en garde pas de particulier en mémoire.

« Pour le bien du championnat de France, j’espère que Marseille va se stabiliser sur le podium de Ligue 1, et s’habituer à jouer la Ligue des champions pour redorer le blason du club. »

Même cet OM-PSG de la saison 1999-2000 (défaite 4-1 du PSG, ndlr), où vous ouvrez le score grâce à Christian et qu’une bagarre éclate ensuite ?
C’est clairement le tournant du match, cette bagarre des Leroy. Tu te déconcentres alors que tu es bien dans le match, et tu perds le fil. Sur tous les buts qu’on prend, il y a pas mal d’erreurs. La faute de main de Bernard Lama, un but sur corner... Le Vélodrome est devenu très chaud, c’est clair.

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Tu as connu Florian Maurice parisien lors de ta première saison au PSG, puis marseillais les années suivantes. Comment avez-vous vécu cela à l’intérieur du vestiaire ?
Ce n’était pas quelque chose d’incroyable. D’ailleurs, il y avait eu la même chose dans l’autre sens un peu plus tard avec les arrivées de Peter Luccin et Stéphane Dalmat. Florian, je l’ai connu hyper gentil et très calme au PSG. À Marseille, je l’ai retrouvé plus fou et à fond les manettes. Ça ne change rien à sa personnalité, hein, mais je pense que ce transfert l’a rendu différent dans sa façon d’être. Il n’avait pas du tout l’accent marseillais, mais tu sentais qu’il avait changé.

Actuellement, tu penses qu’il est plus, moins, ou aussi concevable de passer du PSG à l’OM, ou inversement ?
Quand tu viens de Marseille pour aller à Paris, aujourd’hui, c’est une promotion. L’inverse est moins vrai, car Marseille ne possède pas la dimension actuelle du PSG. Le rapport de force n’est plus le même, que ce soit sur le plan financier ou même sportif. Si tu ne joues pas la C1 tous les ans, tu es forcément un cran en dessous de Paris. Mais pour le bien du championnat de France, j’espère que Marseille va se stabiliser sur le podium de Ligue 1, et s’habituer à jouer la Ligue des champions pour redorer le blason du club.


On va passer par la case pronostic pour ces deux PSG-OM qui arrivent. Ton avis ?
Je ne suis pas bon en pronos, et je n’ai pas envie de porter la poisse ! Je vais juste dire que Paris aura envie de montrer autre chose que lors du match aller au Vélodrome (2-2, ndlr). Paris n’était pas assez impliqué pour un tel évènement, et je pense que le club souhaite corriger cette image laissée. Le Paris de dimanche sera différent du match aller. Pour ce qui est de la Coupe de France mercredi, le résultat de dimanche va avoir un impact sur ce second Classique. Paris raffole des coupes, mais il est difficile d’imaginer un vainqueur, car trop de paramètres sont encore incertains.



Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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