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  1. // Religion

Qui pour remplacer le pape Benoît XVI ?

Épuisé. Exténué comme un entraîneur qui a joué le maintien toute la saison avant de descendre au soir de la dernière journée. Trop vieux, trop fripé, Benoît XVI a jeté l'éponge. Sa démission, une première depuis Grégoire XII en 1415 et une envie d'en finir avec le Grand Schisme d'Orient, laisse une place vide que beaucoup sont prêts à prendre. Et après tout, quelle plus grande religion que le football ? Petite revue d'effectif.

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NB : Les propositions suivantes sont purement imaginaires, et toute coïncidence avec des faits réels serait fortuite.

José Saez
Sans nouvelles de Benoît XVII, les Cardinaux, tassés dans la chapelle Sixtine et lassés d'admirer ce plafond qu'ils connaissent par cœur, finissent par trancher. « Bon, les gars, il n'y a pas de dix-sept, on va prendre le dernier Saez. José. Non, Damien ne compte pas, le Tout Puissant n'aimera pas les mecs qui chantent du nez. » Joint au téléphone, Daniel Sanchez refuse de libérer son joueur en pleine saison, mais finit par craquer quand on lui propose un appartement à Trastevere. Parce que même quand on porte des cravates rouges sur une chemise noire, on aime bien cette folle invention qu'est le sirop bien sucré et parfumé sur de la glace pillée et on aime encore plus la manger le long du Tibre, dans la douceur printanière romaine. Ni une ni deux, José Saez monte dans son Kangoo, traverse la France, passe la frontière, puis arrive à Rome, un peu fatigué. Dans le ciel du Vatican, pas de fumée noire, donc pas de nouveau scrutin. José Saez est officiellement élu pape. « Acceptez-vous votre élection canonique comme souverain pontife ? » demande t-on à ce bon José. « Ça dépend, on peut prendre une bière pour fêter ça ?  » répond du tac-au-tac le Valenciennois. «  De quel nom voulez-vous êtes appelé ? » Après une mûre réflexion, le natif de Menin opte pour un sobre José Ier. «  Comme ça, Mourinho et Anigo l'ont dans le cul. Bon, il est où le sang du Christ ? Il fait soif, là.  »



Jean II Makoun
Il a les boules, Jean II, fils de Jean I. Depuis qu'on lui a mis Alou Diarra dans les pattes, la vie est plus compliquée. Fatigué d'errer dans le monde du football depuis sa belle période lilloise, l'ancien joueur de l'Olympiakos sort du placard un dimanche de février, dans Téléfoot. « Honnêtement, être pape, c'est mon club de cœur. De toute façon, mon blase m'y prédestinait, je suis heureux que l'opportunité se présente. Mais rien n'est fait, tout va très vite dans le football. Au Vatican comme ailleurs, l'important, ce sont les trois points. » Surpris par la tchatche du Camerounais, les cardinaux sont pris d'un désir d'ouverture. « Ouais, ce serait bien, un cinquième pape black, quand même. Il était fun, Gélase 1er. Pape Diouf ? Il ne compte pas. Un vrai pape n'a pas les lèvres gercées. » Le 1er mars, c'est officiel : Jean II devient Jean XXIV. Bah ouais, il y en avait 23 avant lui, des gens. Seul bémol, son intronisation est retardée de quelques jours, la faute à la tiare papale, triple couronne symbole du pouvoir de l'élu, beaucoup trop petite pour l'énorme tête de Jean XXIV. Habemus papam.



Michaël Chrétien
Il y a des signes qui ne trompent pas. Et puis il y a les autres. Dupés par le nom de l'ancien joueur de l'AS Nancy-Lorraine, les cardinaux contactent Michaël Chrétien, actuellement en Turquie, à Bursaspor. «  Excusez nous, M. Chrétien, nous venons vers vous, mais nous avons un petit doute. En consultant votre page Wikipedia, nous avons lu "Basser", suivi d'une espèce de gribouillage. Pouvez-vous nous éclairer ? Nous ne savons pas lire de droite à gauche. » Le latéral droit dont la France garde un bon souvenir répond tranquillement : «  Bah en fait, c'est mon deuxième nom. Je suis aussi d'origine marocaine, vous savez. Je suis international. Vous regardez le foot, parfois, ou pas ?  » Saoulé par le manque de respect des cardinaux, Chrétien envoie son agent dialoguer aux abords de la basilique Saint-Pierre. Persuadés que son nom est celui d'un élu, les religieux font un pont d'or au nouveau pape qui a fait le forcing pour retrouver un emploi à Pablo Correa. L'Uruguayen lavera le sol de la basilique Saint-Pierre. Oui, ça fait de la surface.



Kaká
« I love Jesus.  » Kaká ne s'en est jamais caché : la religion, c'est sa grande passion. «  L'important, c'est l'amour du club. On recherche quelqu'un qui sera impliqué à 100% dans le projet de l'église. Le tri-nation contre les deux autres religions monothéiste, c'est un objectif que l'on vise clairement  » , balancent les cardinaux, remontés comme des coucous. Coincé sur la banquette du Real Madrid, Kaká, qui n'a jamais fait mystère de son désir de revenir en Italie, passe un coup de fil à Silvio Berlusconi. «  Écoute, Silvio. Je sais que c'est galère pour toi de me faire revenir à Milan, mais bon, je sais que t'as des relations, tu pourrais pas me choper le poste de pape ? » balance le Brésilien, avec l'espoir de celui qui pourrait rebondir. La réponse du Cavaliere ne se fait pas attendre : « Bon, Ricky, j'ai passé mon samedi soir avec les puceaux du Vatican, ils vont t'appeler. Crois-moi, à ma fête, ils ont rencontré le Saint-Esprit.  » Le coup de fil ne se fait pas attendre, mais Kaká l'a un peu dans l'os. Le discours des cardinaux est le suivant : « Certes, Ricardo, tu as passé ta vie à dire que tu appartenais à Jésus. Si tu lui appartiens vraiment, tu vas tirer un trait sur les thunes et nous filer ce qu'il te reste. La basilique Saint-Pierre aurait besoin d'un bon ravalement. Et puis au moins, ici, tu auras du temps de jeu. » L'argument est imparable : Kaká devient le premier pape brésilien de l'histoire. Une histoire qui devrait se terminer par une blessure à la con, évidemment.



Pape Diouf
Après la publication de son ouvrage Le jour où j'ai claqué la porte, Pape Diouf en ouvre une nouvelle : celle du Vatican. Séduits par la capacité de l'ancien président de l'Olympique de Marseille à tenir des discours assez longs et compliqués, les cardinaux n'hésitent pas une seconde : celui qui va ennuyer les fidèles une fois par semaine, c'est lui. « M. Diouf, nous avions pensé à M. Sarr ou encore à M. Diakhaté, mais nous pensons que votre rayonnement international ainsi que votre capacité à endormir un auditoire joue en votre faveur.  » Séduit par l'idée et par le fait que devenir le boss du « christianisme game » pourrait faire une bonne promo, Pape accepte. Après tout, on peut être journaliste, agent de joueur, consultant télé, président de club et pape, non ? «  Dans ce combat de coqs, nous avons été des poussins  » , balance-t-il, devant une foule pendue à ses lèvres. Comme Ophélie, Pape a retrouvé la foi. Alors il pardonne même à Vincent Labrune, avec qui il a connu des moments chauds au conseil de sécurité de l'OM. Quelques années plus tard, Pape La Bougeotte démissionne à son tour. Et sort un nouveau bouquin.



Mecha Baždarević
« Les temps sont durs, en ce moment. Le mariage homo en France, les mécréants partout, ils nous faut un mec qui a du vécu, les gars. Un mec qui connaît la galère.  » Dans les bureaux du directeur sportif du Vatican, tagués par un certain Michel-Ange, ça brainstorme sévère. Mais au fond, tous le savent : l'élu s'appelle Mécha Baždarević. Un homme de mission difficile et un homme qui s'exprime un peu comme son prédécesseur Benoît XVI. Premier pape bosnien de l'histoire, l'ancien entraîneur de Sochaux connaît sa trajectoire habituelle. Des débuts difficiles, avec une perte importante de pratiquants. Un petit renouveau, le temps de quelques messes dominicales. Puis une véritable chute, du genre historique et sans précédent. De la Ligue 1 des religions, où ils ont longtemps bataillé ferme avec le Dynamo Muslim et le Sporting Club Juif, le FC Catholique est relégué en seconde division. Dans l'anti-chambre de l'élite, l'équipe de Mecha 1er s'incline en barrage contre l'Olympique Orthodoxe, puis le SC Bouddha. La crise frappe une nouvelle fois un club de sieur Baždarević et la relégation sportive laisse place au chaos financier. À la vie à la mort, Mecha coache son club en CFA 2, où il galère face au FC Conficius et les Calivinistes Rangers. Une belle histoire humaine.



Swann Borsellino
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