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Qui était Vasconcelos, le joueur « dix fois plus fort que Neymar » ?

Fin 2015, Neymar est en pleine bourre et reçoit des éloges de toutes parts, sauf de Pelé, qui voit en lui un joueur dix fois moins fort qu’un Vasconcelos que tout le monde ignore. Pourtant, cet homme n’est pas une invention du Roi. Valter Vasconcelos a bien été, et a marqué l’histoire de Santos juste avant l’éclosion du numéro 10 de la Seleção dans les années 50.

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Pelé est le roi. O rei, en portugais. Dans sa jeunesse, il en a eu le talent et l’influence. Aujourd’hui, il ne lui reste plus grand-chose, sinon l’ego d’un monarque de droit divin. Quand on lui présente Neymar comme son successeur, voire, pire, comme un joueur qui pourra lui tenir la dragée haute dans les livres d’histoire si sa carrière météorique tient toutes ses promesses, Edson Arantes do Nascimento - son nom d’humain ordinaire – renfile ses crampons le temps de coller un bon tacle appuyé à l’attaquant du Barça. « Neymar est un très bon joueur, mais c’est un attaquant, il joue devant. Il ne recule pas pour organiser, pour créer. Et puis combien de buts de la tête il a marqués dans sa vie ? Vasconcelos, de Santos, était dix fois meilleur ! » C’était à la fin de l’année 2015 dans la presse nationale. Prends-ça, sale gosse. La première réaction du peuple brésilien aux déclarations de l’ancienne idole ne se fait alors pas attendre. Pelé est un papy aigri et a peur de Neymar. La seconde est une interrogation. Mais qui est donc ce Vasconcelos que personne ne connaît en dehors de Santos ? S’il était aussi fort que ça, pourquoi n’en a-t-on jamais entendu parler ? A-t-il jamais vraiment existé ?

Crack, crac puis mentor du Roi


Valter Vasconcelos Fernandes, né le 25 mai 1930 et décédé 53 ans plus tard, a bien été. Il a même marqué l’histoire du Santos FC et marqué tout court. Arrivé au Peixe en 1953, l’homme dix fois plus fort que Neymar jouait milieu offensif gauche et a enfilé la bagatelle de 111 buts en 181 matchs avec le maillot noir et blanc. C’est, à ce jour, le quinzième meilleur buteur de l’histoire du club et il aurait probablement été mieux classé si, ce 9 décembre 1956, Mauro Ramos de Oliveira (São Paulo FC) n’avait pas cassé sa jambe et sa carrière avec. Car en ces temps, au Brésil, on ne se remettait pas d’une fracture en six, huit mois, ni même un an. Dans le cas de Vasconcelos, il ne s’en est jamais vraiment remis. Quand il revient sur le terrain, près de deux ans plus tard, il n’est plus rien par rapport au « lui » d’avant, celui que les journalistes de l’époque qualifiaient de « crack aux longues jambes fines » bien avant Sócrates. Surtout, il ne tient pas la comparaison avec celui qui lui a succédé et tout pris. Son poste, son numéro, et son statut de star. Le voleur n’a que 16 ans quand il est lancé dans le grand bain, à l’aube de l’an 1957, et est encore surnommé « Gasolina » (essence).

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Avant de se faire appeler Pelé et d’avoir l’un des plus gros melons de la planète football, le roi était un garçon timide et modeste, impressionné par la grandeur de Santos, la première grande ville qu'il lui est donné de voir, et ému de rencontrer les idoles du club. Ce sont d’ailleurs ces dernières, Vasconcelos en tête, qui couvent l’adolescent lorsque son père le dépose au centre de Vila Belmiro quand il n’a que 15 ans. Le premier contact entre les deux cracks est affectueux. Lorsque papa Pelé demande aux seniors de Santos de prendre soin du fiston, le « dix fois Neymar » attrape le nouveau venu par la nuque et répond « Ne vous en faites pas, vous pouvez nous le laisser ! » Malgré les dix ans qui les séparent, Pelé et Vasconcelos deviennent amis, jusqu’au jour où le premier destitue le second par forfait. Ce dernier vit une après-blessure falcaonesque, et c’est bien suffisant pour entamer une grosse phase de déprime et noyer sa peine dans l’alcool.

Chapeau de paille et bouteille d'alcool


Il faut dire que l’ancienne idole de Santos était du genre sensible et se laissait facilement emporter par ses sentiments, le plus souvent négatifs. Avant de débarquer sur le littoral paulista, le Brésilien avait tenté le coup chez l’immense Vasco de Gama, sans grand succès. Là-bas, sa route est barrée par une dream team qui rafle tout sur son passage. Et quand on lui donne enfin sa chance, le cœur d’artichaut n’est pas en état de la saisir, effondré par une rupture douloureuse avec une femme de Belo Horizonte. C’est à ce moment qu’il fait connaissance avec l’alcool, complice dont il ne se séparera jamais vraiment. À Santos, Vasconcelos habitait dans le centre d’entraînement de Vila Belmiro. Celui-ci est devenu comme son domaine attitré dont il connaissait chaque recoin. Non loin du portail d’entrée, à la vue des spectateurs, un rocher servira pendant de longues années de lit sur lequel lui, son chapeau de paille et sa bouteille d’alcool passaient l’après-midi sous le soleil tropical.

Tous les Santistas savaient qu’il buvait, mais personne ne lui en tenait rigueur, tant il marquait et donnait de buts à ses coéquipiers, même bourré et avec deux ou trois heures de sommeil dans les pattes. Ironiquement, l’artilleur s’occupait bien mieux de Pelé qu’il ne prenait soin de lui. Le journaliste Paulo Roberto Martins raconte. « Le jour de l’anniversaire du gardien Manga, une fête d’anniversaire avait été organisée avec toute l’équipe. Pelé, pas encore majeur, s’est fait servir un verre de vin qu’il n’a pas réussi à boire à cause de Vasconcelos. Sitôt a-t-il été informé que Pelé voulait devenir un homme ce soir-là qu’il est allé à l’autre bout de la table pour lui coller une tape sur la main en lui disant de ne plus jamais essayer de devenir comme lui. » Sans doute savait-il déjà que le jeune homme qu’il venait de prendre sous son aile était promis à un destin tout autre que le sien. Il ignorait en revanche que la proximité de son apogée avec celle du futur Rei supprimerait à tout jamais le nom de Valter Vasconcelos de la mémoire du football brésilien, lui qui est aujourd’hui introuvable dans les albums Panini à cause d’une maudite fracture, d’une fin de carrière anodine et d’une profonde amitié avec l’alcool qui le plongeront dans une solitude qui caractérisera la fin de sa vie si singulière. Un tragique destin à la Garrincha, en pire.


Par William Pereira
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