Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociaux MoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 9 Résultats Classements Options
Abonne-toi à SOFOOT Boutique (Photos, T-Shirt, goodies, etc.)
  1. // En partenariat avec Sephora x Kenzo Parfums

Qui étais-tu, le kemari ?

Bien avant l’apparition du football, les Japonais pratiquaient le kemari. Un jeu de ballon, sans gagnant ni perdant, qui met en avant l'esprit d'équipe et le collectif, qu’une poignée de fidèles fait perdurer au Pays du Soleil levant, refusant le crépuscule d’une discipline millénaire.

Modififié
Un ballon rond, une poignée de joueurs et des centaines de spectateurs. Nous ne sommes pas au Sapporo Dome d'Hokkaido ou au stade Ajinomoto de Tokyo, mais bel et bien dans un temple shinto. Chaque 4 janvier, quelques passionnés investissent l’enceinte du Shimogamo-jinja de Kyoto pour le kemari hajime, la première partie de kemari de l’année. Une manière de continuer de faire vivre ce jeu, introduit au Japon il y a plus de 1400 ans. Il y est en effet fait référence dans le Nihon Shoki, un écrit qui date du début du VIIIe siècle. Une manière, aussi, d’entamer l’année du bon pied. Le droit, en l’occurrence, puisque le kemari a pour particularité de ne se jouer qu’avec celui-ci. Le principe : se passer le cuir de joueur en joueur, sans le faire tomber au sol. Une discipline qui demande un sens du collectif et de la confiance en son coéquipier.

Mais cet ancêtre de la brésilienne va bien au-delà de la simple activité sportive. « Ils sont en général huit joueurs, parfois dix, resitue Vinca Baptiste, spécialiste des arts d’Extrême-Orient. Ils ont une balle en peau de daim, remplie de graines d’orge, qu’ils doivent se lancer, chacun s’y met pour qu’elle ne touche pas le sol. C’est un jeu originaire de Chine, qui est arrivé au Japon au VIIe siècle et qui s’est énormément développé dans la haute société des seigneurs, puis chez les samouraïs et les courtisans. Il était très présent à l’époque Heian, du VIIIe au XIIe siècle. Puisque c’était la grande époque de raffinement de la cour japonaise, il faut en plus que les gestes soient très élégants. Il y a une recherche dans la façon de tenir le corps pour que ça reste gracieux. »


Plus qu'une centaine de joueurs il y a 20 ans


La perte d’influence de la discipline a mené à la création d’une société de préservation du kemari en 1903, appelée Shukiku Hozonkai. En 2002, le président de cette association estimait qu’elle n’était plus pratiquée que par une centaine de joueurs. Malgré son déclin, certains des plus grands de ce monde s’y sont essayés. C’est le cas de George Bush, en visite au palais impérial de Kyoto en 1992. Le président des États-Unis a mouillé le costard le temps d’un instant, sous les yeux du Premier ministre Toshiki Kaifu. Une tentative pas vraiment dans les clous, puisque le néophyte, ignorant totalement les règles, a touché plusieurs fois le ballon de la tête, au grand dam de l’assistance.

« Les joueurs portent des coiffes, donc ils ne peuvent pas taper avec la tête, confirme Vinca Baptiste. Encore aujourd’hui, ceux qui maintiennent la tradition et qui continuent de pratiquer, des gens d’un certain âge, le font en étant habillés dans les costumes de l’époque Heian. Ils portent un kariginu, une sorte de kimono très large avec des manches tombantes et souvent des ornements en or. Ils ont des chaussures plates, un petit peu retournées au bout, et une coiffe laquée, retenue par une ficelle. Les femmes, elles, ont les cheveux longs, lâchés dans le dos. C’est vraiment ce qu’on retrouve dans les peintures de l’époque. »

Cerisier et divinités


Un style traditionnel assez différent des tenues que portent Pierre Delcher, Pierre Ducrocq, ancien joueur du PSG, et Arthur Poupel. Les trois hommes ont choisi le nom Kemari pour leur agence, qui s'occupe d'une trentaine de joueurs. « On a voulu se démarquer, déjà, en montrant qu'on allait chercher un peu plus loin que le bout de notre nez, rembobine Pierre Delcher. On voulait aussi un nom qui nous identifiait à quelque chose en lien avec le football, mais vraiment original par rapport à nos confrères. C'est un sport qui a participé au développement du football, associé à des valeurs simples, donc ça nous a plu. Ce nom nous donne aussi une ouverture intéressante sur l'étranger, car souvent, les clubs en ont déjà entendu parler. On s’occupe d'ailleurs d’un joueur japonais, Tsubasa Endoh, qui joue à Toronto. On avait Nicolas Benezet là-bas à l'époque, et quand son coéquipier a vu qu'il bossait avec nous, une agence française qui s'appelait Kemari, ça l'a interpellé. Il s'est renseigné sur notre agence, et on a noué un contact. Au départ, ça a attisé sa curiosité. »


Le kemari faisait à l’origine partie de la préparation des militaires et des samouraïs, qui travaillaient ainsi leur concentration et leur habileté. Aujourd’hui, il demeure avant tout un rituel, avec tout son cérémoniel. Des pousses de cerisier, de saule, d’érable et de pin sont installées aux quatre coins du terrain. La végétation occupe une place centrale puisque le ballon est introduit sur l’aire de jeu avec une branche. « Il y a une symbolique sacrée, d’autant que ça se joue dans un temple, et les arbres font vraiment partie du rituel shinto. Aux origines, les kamis, qui sont des divinités, sont honorées au travers d’arbres dans lesquels on accroche des papiers. Ces kamis peuvent être un rocher avec une forme extraordinaire, un grand fleuve, un arbre particulier, un animal... Ici, le ballon est en quelque sorte consacré par le fait qu’il est mis dans ces branches. À la différence de nos jeux, il n’y a pas de gagnant et du fait de ce côté rituel, c’est assez lent. » Un spectacle devenu rare et épique, offert par ces chantres de l'esprit d'équipe.



Découvrez le nouveau parfum Kenzo Homme dans les magasins Sephora et sur sephora.fr

Par Quentin Ballue Retrouvez d'autres visuels du Kemari sur le TumblR Fujiwara.
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Partenaires
Olive & Tom Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine
Hier à 19:10 Wayne Rooney blesse l'un de ses joueurs à l'entraînement 47
Hier à 12:33 Le raté incroyable de Nicolás Reniero en Argentine 21
Partenaires
Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Olive & Tom Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons