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Qui es-tu, le sacrifié de sélection?

Boudé par Didier Deschamps pour la rencontre de l'équipe de France face aux Pays-Bas, Samir Nasri risque bien de rater l'Airbus direction Rio. Malgré le niveau affiché, le joueur de Manchester City paie ses écarts passés et pourrait bien être le grand sacrifié de la liste de 23. Une situation bien connue par d'autres footballeurs de renom par le passé.

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Cette année, c’est décidé : les vacances se feront entre potes. La famille mise au ban, la copine sur la touche, l’opération sea, sex and sun peut enfin se mettre en place. Au fond, la destination importe peu, bikinis et vodka red bull étant les seuls critères indispensables au bon déroulement de cette escapade. Du moins, le croit-on à la sortie de l’agence Marmara. Car une fois installé sur cette plage de sable fin, il est déjà trop tard. À peine arrivé, il révèle sa vraie nature, se plaint de la chaleur, critique l’appartement de location et, imbibé, provoque ce groupe de 10 Hollandais en tongs à l’entrée du «  Space  » . Lui, c’est ce pote relou capable de te pourrir un séjour entier et avec qui finalement, tu aurais souhaité ne jamais partir. Cet ami que tu côtoies chaque week-end et dont la proximité t’est devenue insupportable, fallait pas l’inviter.

Pour l'équipe de France - qui a réservé pour le Brésil au dernier moment - le problème s’appelle Samir. Si le talent est indéniable, Samir n’a eu cesse au cours de ses précédentes escapades avec les Bleus de décevoir et surtout, de casser l’ambiance. Pour ces raisons (et d'autres peut-être), le GO Didier Deschamps a écarté l’élément perturbateur de ses 23 compagnons. Un choix dont on jugera de l’opportunité d’ici quelques mois mais qui est loin de constituer une exception. Car avant Samir, nombreux ont été les sacrifiés pour le « bien » du groupe.

Les sacrifiés colériques

Une place dans le bus, un « ta gueule  » cinglant : il aura suffi de quelques incartades pour que Samir Nasri devienne l’ennemi public numéro 1, porte-drapeau d’un coq aux valeurs si souvent décriées et malmenées. Malgré des performances de bonne facture sous le maillot des Citizens, Samir Nasri comprend désormais que son entente avec le groupe est un critère primordial. Écarter plutôt que risquer l’implosion : telle semble être la devise de certains sélectionneurs, plus soucieux de l’équilibre d’une équipe que de la qualité intrinsèque de ses éléments. Pour Guus Hiddink, le choix s’est fait dans le sang. À l’orée de l’Euro 96, les Pays-Bas sont au bord de l’implosion jusqu’à ce que le jeune Edgar Davids se charge d’allumer la mèche : «  Il (Hiddink) est manipulé par les frères De Boer et Bergkamp. C’est un incapable. Il faut qu’il cesse de suivre les conseils de certains trous du cul.  » En réalité, le groupe batave est scindé entre deux clans : celui originaire du Surinam (Seedorf, Davids, Kluivert) et les stars de l’époque (De Boer, Bergkamp, Blind). Témoin et victime de cette guerre intestine, Guus Hiddink n’aura d’autre choix que d’exclure la grande gueule qui ne porte pas encore ses drôles de lunettes. Si Davids s’était fait le porte-parole d’une contestation interne, les cas Romario ou Ginola témoignent d’une autre réalité. Génie au caractère porcin, Romario sera progressivement écarté de la Seleção en raison de ses accès de colère à répétition. Pour le beau David Ginola, l’épisode bulgare conjugué à une inimitié avec Didier Deschamps auront raison de son avenir en Bleu.

Les sacrifiés tactiques


Mais pire est le sort réservé à celui exclu pour des raisons de tactiques pures. Pour Raúl, l’histoire est celle d’une lose à l'espagnole. En sélection, l’attaquant du Real Madrid n’aura rien glané. Pas un titre majeur, pas une consécration. En 2008, à quelques mois de l’Euro, Luis Aragonés décide de se passer de ses services et s’attire les foudres de tout un pays. Soucieux d’offrir à l’Espagne une consécration trop attendue, le défunt sélectionneur confie les clefs du camion au milieu barcelonais Xavi-Iniesta. Une situation inacceptable pour les supporters de la Roja, qui poussent la Fédération à organiser une conférence de presse en février : « Le fait qu’on soit tous les deux là, ça ne veut pas dire que j’ai baissé mon pantalon, c’est juste qu’on veut régler une situation » , justifie Aragones, qui tiendra bon et se passera des services d’un joueur peu adapté à son nouveau système. Pour le succès que l’on connaît.

Succès toujours, Aimé Jacquet fait le pari à la même époque d’écarter le monstre Cantona. Trop électron libre sur le front de l’attaque, trop impressionnant pour la jeune garde qui se hissera sur le toit du monde en 98 et privé de sélection après high-kick légendaire à Crystal Palace, le King aura tout de même droit à une visite pour se voir expliquer ce choix. Jacquet souhaite jouer avec un meneur de jeu, un certain Zidane, et veut lui faire de la place. Le sélectionneur lui pose ses conditions : Canto sera son avant-centre ou rien du tout. On connaît la réponse de l'intéressé. Mal perçu par les supporters, le choix de Mémé s’avérera pourtant gagnant. Mais les sacrifices ne sont pas toujours synonymes de victoires. Ainsi, Matt le Tissier, buteur prolifique de Southampton, ne s’attirera jamais les grâces des Three Lions malgré quelques performances de choix. La faute à une faible exposition médiatique mais surtout à la concurrence de Paul Gascoigne, meneur attitré d’une équipe d’Angleterre qui a enchaîné les désillusions et s’est privée pendant des années d’une fine gâchette pour préserver son 4-4-2. Un exemple s’il fallait en trouver, de footballeur sacrifié sur l’autel du néant.

Par Raphael Gaftarnik
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