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Qui es-tu Antonio Adán ?

Expulsé après six minutes face à la Real Sociedad, Antonio Adán ne sera pas titulaire ce mercredi face au Celta Vigo. Pourtant, ce Madrilène pure souche reste le choix numéro un de Mourinho pour les échéances à venir. Mais qui se cache derrière ce sempiternel remplaçant et admirateur de San Iker ?

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« J’analyse la situation, les joueurs et je choisis mon équipe. Vous pouvez inventer toutes les histoires que vous voulez, mais il s’agit d’une décision purement technique. Selon moi, Adán est meilleur qu’Iker. Le travail du gardien n’a pas affecté le résultat. » Sitôt la défaite face à Málaga (3-2) officialisée, José Mourinho monte au créneau. Plus que la quatrième défaite annuelle, le Special One est accusé d’avoir mis l’emblème de la Casa Blanca sur le banc : une hérésie. Loin d’être un feu de paille, son choix « purement technique » est remis à jour pour la nouvelle année. Pour la réception de la Real Sociedad, c’est bien ce même Antonio Adán qui sera titularisé. Et là, patatras. Après seulement six minutes de jeu, le portier de 25 ans se troue, puis zague Carlos Vela : expulsion, penalty et entrée de Casillas. La victoire acquise dans la douleur, Adán se pointe tout de même en zone mixte : « Ces dernières semaines, beaucoup de choses ont été dites, mais je les ai ignorées. Cela fait 16 ans que je suis dans ce club et plus rien ne m’étonne vraiment. Il y a eu des propos très irrespectueux envers moi et mon job. Je suis un joueur de la Cantera, et je sais comment j’en suis arrivé là. » Justement, comment il en est arrivé là, Antonio ?

Madridista, comme Iker. Gardien, comme Casillas

Pour José Mourinho, « les fans ne montrent pas à Adán le respect qu’il mérite. Il est au Real depuis 16 ans, il a grandi à Madrid, il est de Madrid, c’est un supporter de Madrid, c’est un mec d’ici… Pour quelle raison n’aurait-il pas le droit d’être heureux ? » La question mérite d’être posée. Car du haut de ses désormais 25 printemps, Antonio Adán n’a jamais fait défaut à la camiseta blanca. Né à à Mejorada del Campo, dans la banlieue de la capitale, Antonio fait ses débuts au Real Madrid à l’âge de dix ans. Pour ne plus jamais le quitter. Un à un, il gravit tous les échelons du club merengue. Une ascension qui n’est pas sans rappeler celle de son illustre aîné, un certain Iker Casillas. Un capitaine auquel il ne ressemble pas. En tout cas en matière de qualités footbalistiques : « Aujourd’hui, il a une envergure, mais, quand il a commencé, il avait un "gros cul". Cette envergure le favorise beaucoup. Il avait également une habilité que les autres adolescents n’avait pas : il était vaillant, décidé, avec une vocation de gardien de but. Et il avait envie d’écouter » , explique au Pais Manuel Amieriro, l’un de ses formateurs. Et également celui de Casillas.

Comme Iker, Adán a connu toutes les sélections chez les jeunes de la Roja. Mieux, « c’est le seul joueur qui, depuis ses 15 ans, n’a pas raté une seule convocation dans chaque catégorie. Et il était tout le temps capitaine » , poursuit Ginés Meléndez, son sélectionneur lors du championnat d’Europe des moins de 19 ans remporté en 2006. À l’instar des milieux de terrain issus de la Cantera barcelonaise, la Fabrica s’est, elle, fait une spécialité des gardiens de but. Comme le rappelait dans un congrès en 2009 l’entraîneur des goalkeepers de Manchester United, « vous avez observé que tous les portiers de Madrid manient les mêmes concepts ? » Entre Carlos Sánchez, Diego López, Jordi Codina et Tomas Mejias, Antonio Adán Garrido était à bonne école. Il faut dire aussi que le petit partait avec un avantage de naissance. Chez les Adán, protéger des rectangles de 7m32 sur 2m44, c’est une tradition familiale : son frère Alfonso était ainsi à 14 ans le portier des cadets B du grand Real. Sa progression jusqu’à l’équipe première est rectiligne : en 2004, il intègre l’équipe C ; en 2006, il gagne ses galons de titulaire avec le Real Madrid Castilla (la réserve). Et c’est sous l’ère Pellegrini qu’il devient troisième gardien du groupe pro. Avant que José Mourinho ne le préfère à Dudek en 2010. Pour la suite que tout le monde connaît.


Portier « père Noël »

En dehors des prés, Adán est un homme discret. Très discret. Difficile de lever le voile sur celui qui considère « qu’il n’y a pas de meilleure référence qu’Iker Casillas » . Le football est son métier, sa passion, mais il n’en fait pas une obsession. Durant son temps libre, il préfère aller au cinéma et se passionne pour la musique pop. Mais avant toute chose, il aime rendre visite à l’Union Deportiva Nuevo Mejorada et ses jeunes pousses. Dans le club de ses débuts, il aide les bénévoles à organiser des tournois. Ce Noël, en compagnie du joueur de l’Atlético Koke et du Sévillan Coke, il a ainsi mis sur pied un tournoi à sept dans sa ville d’origine. Tous les fonds récoltés sont allés dans les caisses de l’Association espagnole du syndrome de Wolf-Hirschhorn, une maladie génétique pour laquelle il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement. Un engagement désintéressé qui n'est pas sans rappeler, forcément, les combats de Casillas… Admirateur de San Iker, Adán en est aujourd’hui le concurrent. Il y a deux ans, Emilio Álvarez, aujourd’hui entraîneur des gardiens de l’Atlético et ancien coordinateur de la Fabrica, expliquait que « l’ombre d’Iker est quasi insurmontable. Avec le niveau et la continuité qu’il a, vous arrivez à vous demander s’il ne vaut pas mieux vous en allez pour mieux revenir. » Adán a fait le choix inverse. Bien lui en a pris.

Par Robin Delorme, à Madrid
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