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Quatre Clasicos et un enterrement

Le Clasico d'hier a offert un spectacle parfois grotesque de la part des deux équipes, et violent sur ou en dehors du pré. Avec une confirmation après 4 confrontations : ce Barça est meilleur que ce Real.

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Acte I, 5-0 au Camp Nou

Le Real avait tenté de tutoyer le Barça dans le jeu avant de se faire reprendre de volée par l'une des manitas les plus scandaleuses de cette particulière Guerre de Cent Ans. Bim, 5-0, pleine tête. A l'époque le Mou prend conscience et surtout fait prendre conscience à ses dirigeants, à ses joueurs mais aussi à ses supporters que les merengues ne peuvent pas lutter d'égal à égal avec le Barça. C'est à dire en produisant du jeu. Cette humiliation merengue aura pour effet de conditionner le reste des clasicos.



Acte II, 1-1 au Bernabeu

Les retrouvailles entre les deux équipes accouchent d'un match terne. Ce deuxième choc des titans permet surtout de se rendre compte que le Barça a les idées claires. Sa philosophie et son style sont restés les mêmes, malgré l'accumulation de matchs, la fatigue, le stress et les premières attaques du Mou. Guardiola est serein. Mourinho, lui, fait signe de l'être en bon acteur qu'il est. Le portugais qui a mal digéré la manita sait qu'il s'agit de son premier vrai clasico de la saison. Surtout, il s'est affirmé en grand patron du Real durant la trêve hivernale en dégageant Valdano de sa route, avec la bénédiction de Florentino Perez. Seul maitre à bord, Mourinho fait campagne pour faire croire que le seul style de jeu qui convienne au Real est le sien. A l'image de Sarko, le Portugais use et abuse des discours ultra-sécuritaires pour mieux inoculer chez les socios la peur de se faire humilier une deuxième fois par l'éternel ennemi. Il promet des réformes et des résultats. Commence à parler de complot arbitral... Sur le terrain, le Real est effectivement différent du premier Clasico de la maison. Méconnaissable même. Les merengues proposent un football rachitique et spéculatif qui enraye la machine barcelonaise et ennuie le public du Santiago Bernabeu. Surprise, les socios merengues rentrent chez eux satisfaits du résultat, malgré la possession de balle gargantuesque du Barça en deuxième péiode et le manque d'ambition de leur équipe. En durcissant le jeu de son équipe le Mou a proportionnellement ramolli les velléités d'un public considéré comme l'un des plus difficiles du monde. La peur, un ennemi, une figure de grand leader, des longs discours, des soldats : le Real est devenu une dictature en l'espace de quelques mois.



Acte III, 1-0 à Mestalla

Jusqu'à ce jour, ce Clasico est le plus long et le plus intense de la saison. Blaugranas et merengues livrent une singulière interprétation de l'Art de la Guerre de Sun Tzu. Mourinho dispose ses pions et avance son fou de Pepe pour contre Xavi, Messi et Iniesta, réduits à l'état de vulgaire victimes devant le pressing et la débauche d'énergie du bloc équipe madrilène. Le Barça joue comme d'habitude mais galère devant l'impact physique titanesque de ses adversaires. Le Real ne veut pas du ballon, il veut la victoire. Pour ce faire, Mourinho s'est passé de son esthète Ozil et de tous ses attaquants pour mettre Pepe presque sur la même ligne qu'un Ronaldo en manque de réussite jusqu'au but décisif. Pressing et verticalité sont les deux mots clés d'une stratégie au pied de biche payante puisque le Real remporte après plus de 20 ans la Coupe du Roi. Quelques heures tard le trophée viendra mourir sous les roues du bus des vainqueurs. De la confiture pour les cochons.


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Acte IV, 0-2 au Bernabeu


S'il ne fallait en retenir qu'un ce serait sans doute celui-là ( en attendant celui de la semaine prochaine). En conférence d'avant-match, Guardiola d'habitude plutôt modéré clashe le Mou sur son vrai terrain : la salle de presse. Le coach blaugrana lui décerne même la Ligue des champions des communicants et invite celui qui fut le traducteur de Robson au Barça à ne plus le tutoyer. Entre les deux coachs, le torchon brûle. Pour beaucoup, le coup de sang de Pep ressemble à un premier aveu de faiblesse. Pour la première fois le Real serait même favori...Une drôle d'idée. Avant d'éteindre les micros, Pep prévient : « On parlera sur le terrain » . Sur une pelouse sèche et indigne de 4, 5 centimètres de haut, le Barça prend prudemment le contrôle des opérations. A l'image d'un surdoué qui aurait eu une mauvaise note lors de son dernier contrôle, le Barça redouble d'application et s'applique dans la construction. Sans Iniesta blessé, mais avec Puyol en guise de coach mental, les Blaugranas vont petit à petit fatiguer leurs fantômes blancs. Jusqu'à les pousser à la faute.

Pepe sera le premier à tomber. Suivra Ramos suspendu au prochain match et Mourinho relégué à écrire sa frustration sur son bloc-notes assis à coté de stewards en chasubles jaunes. Mourinho aura fait quatre choses durant ce quatrième clasico : spéculer, décevoir son public, foutre une ambiance de merde...et parler. Tout le temps, avec tout le monde et par tous les moyens. Avec l'arbitre, avec Pep, avec Puyol, avec ses joueurs. Parler sans agir. Sans réagir. Parler comme pour se rassurer devant une évidence grosse comme son égo : ce Barça-là est tout simplement meilleur que son équipe. Ce quatrième Clasico a servi de véritable illustration entre le gouffre qui sépare les deux équipes. Il a aussi montré les limites du système Mourinho. Ronaldo, exaspéré durant tout le match, s'est d'ailleurs permis de critiquer les choix de son entraineur tout en rendant un hommage involontaire au Barça : «  je n'aime pas jouer comme ça...Mais c'est la seule chose qu'on peut faire » . Mourinho de son coté s'est montré mauvais perdant, préférant théoriser sur une théorie du complot fantasque et à grande échelle digne du café du commerce : « J'ai une seule question : Pourquoi ? Pourquoi Ovrebo, De Bleeckere, Busacca ou Stark? C'est toujours la même histoire en demi-finale avec le Barça ( ...) je ne sais pas si c'est à cause du pouvoir de Villar à l'UEFA ou à cause de l'Unicef mais c'est étrange » . Trop facile ?

Jadis original et drôle, Mourinho semble désormais prendre un virage dangereux. A force de séparer pour mieux régner, le portugais risque de tomber dans le populisme de bas étage. Des coups bas qui ne lui ressemblent pas mais qui en disent long sur sa frustration. Une chose saute aux yeux. Le Mou ne parle plus de lui au futur mais au passé. Il radote. Il méprise, blessé qu'il est de s'être fait avoir par un entraineur avec seulement trois années d'expérience au plus haut niveau : «  J'ai gagné deux Champion's sur le terrain avec deux grandes équipes : Porto, une équipe qui joue dans un championnat qui ne gagne pas ce genre de titres et l'Inter qui a attendu 50 ans avant de pouvoir soulever cette coupe. Ca a été fait avec beaucoup de sacrifice et d'efforts. Guardiola est un entraineur fantastique mais il a gagné une coupe d'Europe qui me ferait honte et il peut gagner une autre coupe d'Europe qui me ferait tout aussi honte de pouvoir gagner » . Les comparaisons sont toujours cruelles. Beaucoup diront que Guardiola est un entraineur uniquement valide pour le Barça et pour sa philosophie très particulière. En attendant, Pep a montré qu'il était capable de gagner tout en respectant les valeurs du club dans lequel il s'est formé comme joueur et comme coach. Faveurs arbitrales ou pas. Une chose est sûre : Pep n'a jamais eu une carrière de footballeur frustré, n'a jamais gagné une C1 face à Monaco et n'a jamais fait jouer Eto'o arrière latéral en demi-finale. S'il y a bien une chose qui ferait honte à Guardiola, ce serait de gagner sans la manière. C'est cette ligne invisible qui manque aujourd'hui dans le palmarès de Mourinho. Celle-là même que les barcelonais ont mis en relief dans le Clasico le plus révélateur de la saison.


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