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Quarante nuances de gris

Jérôme Leroy fête aujourd'hui ses 40 ans. Il est toujours un des footballeurs les plus élégants de France et envisage très sérieusement d'aider Le Havre à monter en Ligue 1. Tout ça avec le torse bombé et les sourcils froncés.

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Jérôme Leroy, c'est un peu Vinz dans La Haine : un mec animé par une violence dont il ne sait pas trop quoi faire, mais qu'il refuse de dompter quand cela lui paraît nécessaire. « Si on n'est pas méchant, on ne réussit pas au haut niveau. Quand je dis méchant… De temps en temps, il faut savoir faire mal à son adversaire » , assure-t-il. Trêve de psychologie de bar lounge, le point commun le plus évident entre Vincent Cassel et le n°4 du HAC ( « À mon arrivée, il ne restait plus que le 3 et le 4. J'suis pas difficile en numéro, je prends ce qu'il y a » ), c'est cette faculté à vivre avec les sourcils froncés et le front plissé. Jérôme The King, 88 jaunes et 6 rouges en près de vingt ans de carrière, a une voix douce, ce qui ne l'empêche pas d'être un homme fâché. À qui en veut-il ? À un football dans lequel il ne se retrouve plus. Car le milieu offensif a beau s'être façonné une réputation de castagneur jusqu'à ses 30 ans, son côté artiste a vite fait passer au second plan cette tronche à tirer son épingle du jeu dans les concours de bras de fer du bistrot du coin. En 2002, alors qu'il a déjà 27 ans, il est accusé d'avoir distribué une mandale à Mickaël Landreau. Leroy n'attend pas que sa suspension soit ramenée de deux matchs à un seul pour clamer son innocence : «  Les images prouveront que je n'ai pas touché Landreau. On croit que les gens sont honnêtes, mais, dans le foot, si tu peux truander, tu le fais. Landreau et son côté bon élève propre sur lui me font rire. Ce ne sont pas les mieux éduqués qui se comportent le mieux. »

OM-PSG 2003, sa Joconde


Chez Leroy, les coups de sang restent moins nombreux que les coups du sombrero. Un soir de mars 2003, il plante un doublé au Vélodrome pour le PSG un an après avoir quitté l'OM et alors que Paris n'a plus gagné dans les Bouches-du-Rhône depuis quinze ans. Dans la mémoire collective, ce match est l'œuvre de Ronaldinho. Une autre lecture de la rencontre consiste à penser que le Brésilien a réalisé ce jour-là une des dix meilleures prestations de sa carrière de joueur de club, ce qui n'a pas empêché un mec né à Béthune d'être encore plus fort que lui.

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Alors que certains joueurs ont perdu leur dignité en même temps qu'ils compostaient leur billet Paris-Marseille, Leroy, formé au PSG, a toujours été bien au-dessus de ça. « Ça reste un rectangle vert. Il suffit d'être bon sur le terrain. Des critiques, y en aura toujours, alors il faut faire abstraction » , analyse-t-il, certain qu'un râteau et un petit pont ont le pouvoir d'effacer des mémoires tout soupçon de trahison.
La force du garçon est de ne jamais avoir complexé face à l'adversaire. Vendredi dernier, des onze Havrais qui ont battu Arles-Avignon, un seul a joué une finale de Coupe des coupes face à Guardiola, Stoichkov, Figo et Ronaldo. C'était un 14 mai 1997 et Leroy facturait 22 printemps. Le plus vieux de ses dix coéquipiers ciel et marine, vendredi, s'appelle Alexandre Bonnet et avait 10 ans le jour de ce Barça-PSG. Les autres ? Jérôme Mombris, 9 ans, Jean-Pascal Fontaine, 8 ans, Moussa Sao, Romain Saïss, Maxime Le Marchand et Zargo Touré, 7 ans, Mickaël Le Bihan, 6 ans, Abdoulaye Diallo, 5 ans. Quant à Jordan Ikoko, 3 ans, il passait la soirée au marquage de son doudou quand Leroy la consacrait à courir après Luis Enrique.

Le MMA comme second amour


Cet été, l'ancien poulain de Luis Fernandez n'est pas arrivé au Havre pour jouer à la nounou et mettre le pied sur le ballon. Une touche de balle, pas plus. «  J'ai eu Alain Perrin pendant un an (la seule saison passée par les deux hommes dans le Doubs accouchait d'une victoire en Coupe de France contre Marseille, ndlr). Des fois, on se titillait un peu. J'étais censé amener l'expérience et je jouais comme un jeune de 20 ans. Il ne comprenait pas. Mais c'est ce qui fait ma force aussi. C'est ce que j'ai envie d'inculquer aux jeunes. Quand on prend du plaisir, en général, on est récompensés » , scande-t-il. Certain d'avoir pris sa retraite au printemps 2012 à Évian, le milieu de terrain a repris du service il y a un an, prouvant qu'il est un garçon facile en cédant au harcèlement téléphonique de Frédéric Arpinon, directeur sportif d'Istres. Reste que son année sabbatique loin des terrains lui a permis de trouver une maîtresse : le MMA. « Je ne voulais plus courir, juste m'entretenir et découvrir autre chose. Mon entraîneur est arrivé et a dit : "Ici, on ne fait pas comme les footballeurs. Dans la cage, on ne pleure pas." Deux jours plus tard, il s'est excusé en me disant qu'il ne savait pas qui j'étais. Je lui ai dit qu'il n'avait pas à s'excuser, que c'était la stricte vérité. Au foot, on est plus souvent à se rouler par terre qu'à jouer. » La réalité de Jérôme Leroy est celle d'un type de 40 ans qui pourrait se retrouver en Ligue 1 dans quelques mois sans avoir perdu une miette de son football malgré une parenthèse d'une année consacrée à développer un amour pour le combat libre sur les tatamis de Rennes. C'est aussi celle de quelqu'un qui, lorsqu'il dit qu'il « regarde du foot » , ne parle pas forcément de sa télé. « Je préfère aller voir les jeunes. Jusqu'à 13-14 ans, ils ne sont pas préoccupés par le résultat, ils essayent de jouer. C'est ce que je veux retrouver. » C'est en fait ce que Jérôme Leroy n'a jamais perdu.

*Propos de Jérôme Leroy recueillis dans des interviews données au Parisien, au site officiel du HAC, à Eleven FC et à Wikibee

Par Matthieu Pécot
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