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Quand tu veux, Lucas Moura

Transféré moyennant une petite fortune en janvier dernier (40 millions d’euros et 5 de bonus), le Brésilien de 21 ans peine à s’installer dans le onze parisien. Après trois matchs officiels, il est directement pointé du doigt pour ses manquements et, surtout, des statistiques faméliques depuis son arrivée.

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«  Champions, mon frère  » On va l’avouer, quand Lucas Moura balançait ses punchlines avec son accent carioca lors des festivités qui ont suivi le titre de champion du PSG, on s’est pris d’affection pour lui. C’était en mai dernier. Le milieu de terrain de 20 ans, arrivé en janvier contre un très gros chèque (plus de 40 millions d’euros), soignait alors une blessure et terminait son premier semestre parisien avec un titre en poche et la banane aux lèvres. Dès lors, impossible de dresser un bilan complet quand on arrive à mi-saison, si jeune et si peu préparé à la vie parisienne. En règle générale, on laisse six mois à un Brésilien pour qu’il s’adapte. On appelle ça la jurisprudence Raï. Huit mois après son arrivée, Lucas Moura ne peut plus invoquer cette ligne de défense pour expliquer son rendement insuffisant depuis trois matchs. À tel point que des questions commencent à fuser. À quoi sert Lucas Moura ? Contre Ajaccio, son jeu a énervé les suiveurs du club francilien. Titularisé pour la troisième fois de suite sur le côté droit du milieu de terrain à quatre de Laurent Blanc, l’ancien joueur de São Paulo a passé son match à faire la même chose : dribbles inutiles et stéréotypés (je cours - je m’arrête en passant la balle derrière ma jambe d’appui - je cours dans l’autre sens), aucune différence balle au pied, une fâcheuse tendance à systématiquement repiquer dans l’axe et oubli permanent de Christophe Jallet quand ce dernier se donnait la peine de prendre le couloir. Bref, un match de merde.

Depuis, une rumeur prend de l’ampleur dans les arcanes du club francilien. Plus que Javier Pastore, tout aussi dégueulasse contre Ajaccio, c’est le Brésilien qui ferait les frais du mécontentement de Laurent Blanc et poserait ses fesses sur le banc parisien contre Nantes au bénéfice d’Ezequiel Lavezzi, intéressant lors de sa rentrée dimanche. Un premier raté pour Lucas Moura dans son aventure parisienne. On sait le joueur très jeune, un peu fou, pétri de talents et capable de tout avec une gonfle. Seulement, tactiquement, le Brésilien n’apporte rien et ses coups de folies sont plutôt rares. Surtout en Ligue 1 où il n’a toujours pas marqué (12 matchs). D’ailleurs son seul vrai bon match reste Toulouse où il avait délivré deux caviars à Ibrahimović et Sakho. Pour le reste...


Le mirage de Valence


Alors pourquoi tant d’indulgence avec lui ? Parce qu’il a coûté très cher, d’une part. Et parce qu’on l’a vu livrer des matchs de daron, notamment sur la scène européenne. Que ce soit contre le FC Barcelone mais surtout lors de la première période à Mestalla contre Valence, Lucas était sur une autre planète. Sur chaque accélération, il perforait les lignes adverses. Sur le but de Javier Pastore, il déboîte les reins de Guardado et offre un caviar au numéro 27. Ce soir-là, l’Europe a découvert une petite bombe. Un mec capable de foutre le bordel sur chaque prise de balle. Seulement voilà, ce Lucas Moura là, incisif et percutant, on l’a très peu vu sur les pelouses françaises. Ou peut-être un peu, notamment sur Twitter quand le mec s’essaye à Google Traduction pour féliciter la ravissante Laure Boulleau, latérale parisienne, en avril dernier. Quoi qu’il en soit, on attend beaucoup plus d’un mec que l’on disait ardemment convoité par les plus grandes écuries d’Angleterre.

À sa décharge, son jeu fait de provocation permet au PSG d’obtenir un certain nombre de coups francs (il a déjà subi onze fautes en deux matchs cette saison). Quand on connaît l’importance des coups de pied arrêtés dans le football, ça rajoute un peu de crédit au profil du joueur. Trop peu cependant pour l’exonérer complètement. On le sait, Lucas, comme Pastore, est un joueur avant tout axial. Il aura toujours cette folle envie d’aller traîner dans le cœur du jeu. Ce n’est pas un problème en soi si son latéral droit prend le couloir et qu’il est servi. Or, actuellement, la relation technique entre Lucas et Christophe Jallet frôle le néant. Ça ne marche pas. À qui la faute ? Difficile de trancher. Avec les retours en forme de Lavezzi et, prochainement, celui de Jérémy Ménez, le statut de Lucas pourrait vite vaciller car les deux hommes ont des profils plus « perforateurs » que le Brésilien. Pour le moment, le jeune international brésilien a été épargné par les critiques. Aussi bien sur son jeu que sur le montant de son transfert (il n’y est pour rien, tout comme Pastore qui, lui, n’a pas eu la même mansuétude concernant ses 42 millions d’euros). Un peu de concurrence ne lui fera pas de mal. Il est toujours en apprentissage, après tout.

Mais à Paris, il faut mieux filer droit et ne pas donner des munitions à ceux qui attendent, le fusil braqué sur vous. L’avantage de jouer au PSG, c’est que Lucas Moura peut vite (re)devenir le chouchou de ses dames. À Paris, un match fait de vous un crack. Un autre un pestiféré. Tout va très (trop) vite.

par Mathieu Faure
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