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  1. // Disparition de Diego Maradona

« Quand tu es avec Maradona, tu deviens un peu Maradona »

Comment raconter Maradona ? Daniel Arcucci se pose la question tous les jours depuis plus de trois décennies. Le journaliste, âgé de 56 ans, a suivi toute la carrière du Pibe de Oro dans l’intimité des bons et des mauvais moments. Entretien avec le journaliste sûr de Maradona, incomparable témoin de la vie de Dieu.

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Davantage qu’un simple reporter pour le mythique hebdomadaire argentin El Gráfico ou le journal La Nación, Daniel Arcucci est pour Diego son compagnon de route de toujours. Celui qu’il a choisi comme une évidence pour écrire sa biographie. « Parce qu’il ne voulait pas travailler et savait que j’avais pratiquement tout vécu avec lui ! » se marre aujourd’hui Arcucci, toujours ce sourire bienveillant collé aux lèvres. Maradona, c’est une « vie faite de morts et de résurrections permanentes » , aime-t-il répéter pour expliquer le phénomène, son complexe travail au quotidien. Et même si aujourd’hui, il assure ne plus courir derrière le Diez pour une interview, l’angoisse de toujours l’envahit pour les 60 ans de l’idole : « Qu’est-ce que je vais encore pouvoir raconter sur Diego ? » C'est ce qu'on va voir !



Combien de fois as-tu interviewé Maradona ?
Il y a un moment où j’ai perdu le compte. Quand on a écrit ensemble sa biographie Yo Soy El Diego de la Gente (N.D.L.R. : « Je suis le Diego du peuple » paru en 2000), j’avais consulté mes archives. J’en étais à 222 interviews, sans compter les rencontres qui n’étaient pas pour des articles.

Tu te souviens de la première fois ?
La toute première fois que je l’ai vu, c’était en 1983. Il était venu à la rédaction d’El Gráfico avec sa femme Claudia et son chef de presse pour se rabibocher avec le magazine qui avait été très critique avec la sélection lors du Mondial 1982. J’avais 21 ans et je débutais à peine, donc je n’ai pas participé à l’écriture de l’article de « réconciliation » . Je me souviens que les jeunes journalistes s’étaient mis en file indienne pour lui demander une photo. On a posé ensemble, moi avec ma cravate et mes bouclettes. Je ne lui ai même pas parlé. Je n’osais pas trop m’approcher de lui. À l’époque, il était un footballeur qui divisait encore un peu après son étape à Barcelone. Il ne me provoquait pas ce « Ouh c’est Maradona ! » . Parce qu’il n’était pas encore Maradona.

Argentine-Belgique 1986, le vrai chef-d’œuvre de Maradona

Ton premier article avec lui, c’est un Noël ensemble.
C’était en 1985. L’ancien directeur du magazine, Ernesto Cherquis Bialo, m’avait demandé de passer le réveillon de Noël avec Maradona. J’avais hésité à accepter parce que je voulais être avec ma famille pour les fêtes dans un village à 600km de Buenos Aires. Aujourd’hui, je peux dire qu’Ernesto a changé ma vie professionnelle. C’est la naissance de notre rencontre avec Diego. Ce moment a été fondamental dans notre relation. Il avait refusé que je passe le réveillon avec lui, mais m’avait dit : « Viens demain ! » Je ne suis pas allé insister le 24 au soir pour essayer d’apercevoir quelque chose. J’ai écouté ce qu’il m’avait demandé et j’y suis allé le jour suivant. On m’avait commandé un article. J’ai finalement fait celui que j’avais convenu avec Maradona. J’ai respecté son emploi du temps. Je crois qu’inconsciemment, Diego l’a gravé dans sa tête.

Une visite en famille à la rédaction, un Noël chez lui, ça semble inconcevable ce genre de scènes aujourd’hui...
J’ai eu la chance de vivre à une époque où le meilleur du monde nous recevait dans sa maison. Aujourd’hui, combien de journalistes sont entrés chez Messi ? On peut les compter sur les doigts d’une main. Regarde ce qu’il s’est passé pour sa dernière interview. Les proches de Messi ont choisi le journaliste qu’ils voulaient et ont pratiquement installé un plateau télé dans la maison. Moi pour mon premier entretien avec Diego, j’ai partagé un asado avec toute sa famille ! En deux heures, tu étais l’un d’entre eux. Ce jour-là, ils m’ont même appris à signer comme Maradona parce qu’il avait une énorme pile de photos à dédicacer. J’ai donc signé des autographes pour lui !

Maradona est connu pour être plutôt méfiant avec les journalistes, presque inaccessible aujourd’hui. Comment s’est construit votre relation de confiance ?
Je n’ai rien prémédité. Les choses se sont faites. Je pense que c’est aussi dû à la personnalité de chacun. À mon sens, l’important est de ne jamais penser que Maradona t’appartient, ne pas croire que ta proximité te donne le droit d’être tout le temps avec lui. En cela, notre première rencontre a été clé. Je lui ai toujours demandé la permission. Il fallait être patient. Parfois, l’incertitude me rendait fou, au point d’en perdre mes cheveux, mais je ne lui faisais pas sentir. Je ne lui ai jamais forcé la main. Avec Maradona, il faut aussi être préparé au fait que les exclusivités, les scoops, sont très éphémères. À 17 ans par exemple, il avait déjà annoncé la fin de sa carrière. Argentinos Juniors n’avait pas voulu le vendre à Sheffield United et il avait dit : « Je ne jouerai plus ! » Ce « scoop » a duré deux secondes ! Avec lui, il faut apprendre à ne pas désespérer, ne pas devenir fou. J’ai parfois raté des interviews parce que je ne voulais pas le déranger. D’autres fois, parce que je voyais qu’il n’était pas en condition pour un entretien.

Tu l’as parfois préservé ?
Lors de la dernière Coupe du monde en 2018, Diego m’a invité dans le programme qu’il présentait avec Víctor Hugo Morales sur la chaîne Telesur. Trente-trois ans après notre premier entretien, les rôles s’étaient inversés. J’étais son invité. Quand Víctor Hugo lui a demandé de me présenter, il a dit : « Dani est le journaliste qui a le plus pris soin de moi. Plusieurs fois, quand je lui faisais une de ces réponses un peu folles, il me disait : Diego, tu penses que c’est bien de dire ça ? » Il m’a un peu mis mal à l’aise professionnellement en disant ça à la télé parce qu’il n’y a rien de mieux pour un journaliste qu’un titre explosif ! Mais personnellement, ça m’a fait chaud au cœur. Je trouvais simplement que parfois il partait dans des choses qui, selon moi, ne lui servaient à rien. Un de ces trucs de Diego.




Tu l’as souvent interviewé dans des endroits improbables...
Quand tu racontes Maradona, il faut toujours être prêt ! Je suis allé lui rendre visite deux fois à Cuba pour travailler sur sa biographie. Pour cela, je devais poser des jours ou alors profiter de ces déplacements pour faire une interview pour l’un de mes employeurs. J’en parle à Diego. Il me dit : « Un entretien ? Pas maintenant Dani ! On continue le livre. Viens, on va faire un tour ! » Un jour, on fait un asado chez un ami à lui, photographe à La Havane. Tout le monde saute dans la piscine. On a bien avancé la biographie. On se détend. Et là, dans l’eau, Diego me dit : « Dani, tu ne voulais pas faire une interview ? » Moi : « Ah ! Maintenant ? Ouais ok ! On le fait ! » Heureusement, j’avais toujours près de moi mon gros enregistreur à cassette au cas où. On a commencé à parler comme ça, dans la piscine, et ça a donné une super interview pour la Nación.

Et la Ferrari ?
Pour moi, c’est un des grands moments. C’était au Mondial 1990 en Italie, à Trigoria où séjournait la sélection argentine. Les joueurs venaient nous parler derrière une sorte de barrière. Diego ne devait pas venir ce jour-là. Tout à coup, il apparaît sur son balcon à quelques mètres. Les journalistes se sont totalement désintéressés des joueurs qu’ils avaient face à eux. Tous criaient : « Diego ! Diego ! » Il répond non de la tête, et puis je le vois chercher quelque chose dans la meute de reporters. À un moment, il se met à hurler : « Hé Arcucci ! Qu’est-ce que tu fais là ? T’es tout petit ! Ils vont t’écraser ! Attends-moi, je viens te saluer ! » Il descend, répond finalement à quelques questions et finit par me lancer : « Viens ! » Moi, je suis derrière la barrière avec les autres journalistes. Je ne comprends pas. Il insiste : « Viens viens ! » Je passe de l’autre côté. On marche tous les deux jusqu’au parking et il me dit : « T’es déjà monté dans une Ferrari ? Non ? Monte ! » On sort de Trigoria à bord de sa fameuse Testarossa noire. Il n’a pas fait ça par hasard. Il voulait justifier la présence de ses Ferrari qui avait beaucoup fait parler. Au volant, il me dit : « À 15 ans, il fallait que je sois déjà un joueur de haut niveau. À 20 ans, il fallait voir si j’étais capable d’évoluer dans un grand club. À 25 ans, si je pouvais être le meilleur du monde. Maintenant, à 30 ans, si je peux confirmer que je suis encore le meilleur du monde. Toute ma vie, on m’a fait passer des examens. À chaque fois j’ai réussi ! Donc j’ai gagné le droit d’avoir mes voitures ici ! Je l’ai gagné ! » Il avait ressenti le besoin de le dire, et j’étais bien conscient qu’il se servait de moi pour reproduire sa parole. C’est une des situations les plus fantastiques que j’ai vécues avec lui.



La plus traumatisante, c’est son exclusion du Mondial 1994 ? (N.D.L.R. : Maradona est exclu de la Coupe du monde après avoir été contrôlé positif à l’éphédrine.)
De loin. Quand je voyage de Boston à Dallas (N.D.L.R. : du lieu de concentration de la sélection à la ville où doit se jouer Argentine-Bulgarie, troisième match de la phase de poules), je sais déjà que le contrôle de Diego est positif. Personne n’était au courant. À ce moment-là, tout le monde était heureux. L’Argentine était la meilleure équipe du Mondial. Moi, j’avais un nœud dans la gorge. Quand l’équipe arrive au Texas, Maradona sort de l’avion avec ses lunettes noires. Tous les joueurs derrière lui ont un visage d’enterrement. Beaucoup ne comprennent pas jusqu’à ce que l’information sorte le jour du match contre la Bulgarie. Diego m’invite dans sa chambre pour ce qui va être le fameux entretien avec Adrian Paenza où il dit : « Me cortaron las piernas » (N.D.L.R. : « Ils m’ont coupé les jambes » ). On est là avec son agent, son préparateur physique Fernando Signorini et le cameraman. Diego nous avait prévenus : « Je ne vais pas pleurer, donc ne pleurez pas. » Cette interview est une grande interview. Au fil de l’échange, je me suis effondré en silence. « Dani, je t’avais dit de ne pas pleurer » , me dit Diego avant de descendre ensuite en conférence de presse. Il remonte et on regarde la première période de la rencontre avec lui et deux autres journalistes. À la mi-temps, il nous lance : « Muchachos, laissez-moi. Je ne supporte plus de voir ce match. » Je retourne dans ma chambre pour voir la fin de la rencontre. Le téléphone sonne. « Diego veut te voir » , me dit son agent. Je tape à la porte. Elle est ouverte. J’entre et je le vois face à la fenêtre en tenue officielle de la sélection. On aurait dit un petit garçon qui venait de faire une bêtise et qui attendait sa punition. Il y avait plein de sacs sur son lit. Il se retourne et m’interroge : « Dani, tu m’avais demandé un maillot, non ? » Je lui avais fait cette demande au début du Mondial. Ça a dû m’arriver deux fois dans ma carrière. Je lui réponds : « Oui, mais ce n’est pas très important. » Je l’entends dire : « Tu le veux toujours ? » Cela signifiait : maintenant que je suis considéré comme un tricheur, que je me suis trompé, qu’ils vont me sanctionner, tu le veux encore ? Je l’ai regardé et j’ai répondu : « Oui. Je le veux toujours. » Il a mis la main dans un sac et a sorti le maillot bleu qu’il portait contre la Grèce (N.D.L.R. : le dernier porté par Maradona en sélection). À ce moment-là, je n’ai pratiquement pas écrit. Après le match, c’était la folie. Dans le vol entre Boston et Los Angeles, j’étais détruit. J’ai commencé la rédaction d’un article très long qui parlait de ce Diego sensible que j’avais vu. Le magazine était énervé contre Maradona et ne voulait pas forcément ce genre de papiers. Je l’ai quand même envoyé. Ils l’ont publié.




Cela a été compliqué de t’entretenir avec lui quand il avait ses problèmes de drogue par exemple ?
Quand Maradona va mal, il m’éloigne de lui. Je te donne un exemple. En 1995, il se prépare à Punta del Este en Uruguay pour revenir jouer à Boca Juniors. Avec plusieurs journalistes, on se rend sur place. Un jour passe. Deux. Trois. Impossible de le voir. Il était resté enfermé dans sa chambre. Le quatrième jour, une personne s’approche de nous et dit : « Dani ? Diego dit que tu peux entrer. » On arrive dans le gymnase avec le photographe, et là, on voit Diego en train de s’entraîner. Comme un fou ! Ceux qui étaient autour de lui me connaissaient depuis des années, mais personne ne m’a regardé. C’est comme si j’étais devenu invisible. Diego court devant moi. Il passe plusieurs fois, finit par s’arrêter et vient me faire la bise : « Salut Dani ! Je voulais que tu me voies m’entraîner ! » Il a repris son entraînement, et c’est à ce moment-là que les autres sont venus me saluer. Diego m’avait donné la bénédiction. Mais avant tout, il voulait que je le voie bien. Il avait eu quatre mauvais jours et ne voulait pas que je l’aperçoive comme ça. On a souvent parlé ensemble de ses périodes difficiles. Mais lui, presque comme un frère qui voulait me protéger, il m’a écarté pendant ces moments. Il ne voulait pas être mal devant moi.


Au fil des années, tu as fini par saisir le personnage Maradona ?
Je le comprends, même si je ne partage pas beaucoup de décisions qu’il a prises, des choses qu’il a dites ou pensées. Il faut avoir vécu des situations avec lui. Quand tu es avec Maradona, à un moment toi aussi tu deviens un peu Maradona. Ce que tu reçois, c’est l’énergie que lui reçoit. Quand tu entres dans un endroit avec lui, tout s’ouvre. Toutes les portes. Comme tu marches derrière lui, les portes s’ouvrent pour toi aussi. C’est très difficile de ne pas se sentir omnipotent. Est-ce que j’ai compris Maradona à ce niveau-là ? Oui. J’ai compris que ce pouvoir peut être incroyablement nocif pour une seule personne. Ça peut complètement te déséquilibrer. Quand tu comprends ça, derrière tu peux essayer de l’expliquer, mais jamais le justifier. C’est un peu mon travail aujourd’hui. Imagine, on te dit : « Tu as tout le pouvoir du monde. Tout ce que tu dis va avoir une répercussion dans le monde entier. Ce que tu désires, tu l’auras ! » À quel moment tu ne vas pas devenir un peu taré dans cette réalité ? Certains sportifs vivent ça. Mais ce qu'engendre Maradona est en comparaison particulièrement chaotique. Un exemple. Messi a gagné une quantité de Ballon d’or incroyable. Ses cérémonies de remises sont toujours des galas bien organisées. Maradona lui est venu une fois à ce genre de célébration. Ça a été un bordel pas possible ! Les journalistes ont commencé à sauter par-dessus les sièges ! Des choses qui ne se passent pas normalement. Tu te dis : mais pourquoi ça se passe comme ça avec Maradona ? Est-ce qu’il est responsable ? C’est ce qu’il provoque. C’est son aura. Son énergie.


Depuis son retour en Argentine comme entraîneur, Maradona était plutôt préservé par les journalistes. Comme si on ne voulait pas trop l’exposer ou le mettre en difficulté. Tout le monde était même plutôt bienveillant. Par exemple, personne ne l’interrogeait jamais sur sa tactique ou sa philosophie de jeu comme coach...
C’est très juste. Moi, ce que je cherche maintenant, en tant que « personne qui raconte Maradona » , n’est plus tellement journalistique. Ce que je souhaite désormais, c’est que Diego aille bien. Personnellement, je ne voulais pas qu’il soit entraîneur de Gimnasia, de la sélection ou de n’importe quelle équipe. Pourquoi ? Pour qu’il ne s’expose pas ! Mais en voyant ensuite les hommages sur tous les terrains d’Argentine l’année dernière, son évolution d’une conférence de presse à l’autre, j’ai réalisé que Maradona avait justement besoin de ça. Il avait besoin d’être désiré. Pas aimé ! Désiré. Il voulait sentir qu’on avait encore besoin de lui. Le problème, c’est que je vois beaucoup de gens qui l’idolâtrent et disent des choses qui ne correspondent pas à sa réalité comme entraîneur. Ça me rend fou parce que ça ne lui fait pas du bien. Ce n’est pas le minimiser si on dit que là où il fait la différence avec ses joueurs, c’est surtout au niveau animique. Et puis, il est capable de dire avec son œil avisé : « On fait jouer ce gars-là ! Et l’autre pibe-là ? Très bien ! » Ensuite ? Que son staff technique assure le reste du travail au quotidien. Qu’il soit ce genre de coach ! Une figure. Pourquoi faudrait-il le minimiser ? Pour le supporter de Gimnasia, ce sera beau comme ça l’a été pour ceux de Newell’s qui ne l’ont vu jouer que cinq matchs. Ils pourront dire qu’ils ont eu Maradona dans leur histoire. Alors Maradona entraîneur ? Non ! Pourquoi tu veux être entraîneur si tu peux être Dieu ? Au fil des années, j’ai appris à parler de ce genre de choses avec lui, mais ce n’est pas forcément simple. Maradona est avant tout Maradona ! Est-ce qu’on pourrait se rendre compte qu’on est en train de vivre avec un mythe ? Ce n’est pas un entraîneur, c’est un mythe. On n’est pas habitué à cohabiter avec les mythes parce que normalement, ils sont morts ! Heureusement, Maradona lui est vivant.

Le Maradona qui célébrait ses 60 ans récemment, que représente-t-il pour les Argentins selon toi ?
L’année dernière, j’écoutais quelqu’un dire à la radio : « Maradona, il faut l’aimer comme il est ! » Je pense que c’est une erreur. Maradona, on l’aime comme il était. Ce Maradona qui a aujourd’hui du mal à marcher ou parfois même à parler, on ne le voit pas. Celui qui l’aime se le représente en short avec le numéro 10 dans le dos. Même si ce fut pendant une courte période, ce que Maradona a fait est tellement grand que cela le rend éternel. C’est ce Maradona-là qui est aimé. Cette image parvient à recouvrir le Maradona avec ses difficultés ou ses limites. On verra toujours l’autre. Ce n’est pas négatif de penser ça. Ce que Maradona a transmis durant son époque dorée est ce qu’il reste. Que tu aies 60, 70 ou 100 ans, il sera toujours le 10 qui te rend heureux.



Daniel Arcucci a eu la gentillesse de nous faire parvenir les quelques photos qui suivent et de nous autoriser à les publier.










Notre magnifique livre consacré à Diego Maradona est disponible sur commande ici.




Propos recueillis par Georges Quirino Chaves, à Buenos Aires
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