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Quand Thiago Silva galérait en Russie

Sorti avec une réputation de petite nature d'un Mondial 2014 à la maison qu’il avait entamé avec l’étiquette de meilleur défenseur de la planète, Thiago Silva a l’occasion de réécrire son histoire avec la Coupe du monde. Titulaire ce dimanche face à la Suisse, le défenseur parisien peut également mettre définitivement derrière lui ses vieux démons russes, lui qui a chopé la tuberculose et tutoyé la mort lors de son passage au Dynamo Moscou lors de la saison 2005-2006. Avant de devenir O Monstro.

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28 juin 2014, Belo Horizonte. Au terme d’une rencontre irrespirable achevée sur un score de parité (1-1), c’est aux tirs au but que se joue le premier des huit billets pour les quarts de finale du Mondial entre l’hôte brésilien et son voisin chilien. Alors que ses 22 coéquipiers et le staff de la Seleção font corps derrière les cinq courageux sur qui repose l’avenir du Brésil dans son mondial, Thiago Silva fait bande à part. Le capitaine auriverde a demandé à être placé en onzième position sur la liste des tireurs. Derrière le portier Júlio César, donc. Son imposant fessier posé sur un ballon, c’est donc de loin que le défenseur parisien observe la loterie en implorant le tout-puissant. Soudain, submergé par l’émotion, le numéro 3 brésilien fond en larmes en mondovision. Gonzalo Jara a beau expédier la cinquième tentative chilienne sur le poteau et le Brésil au tour suivant, à 29 ans, et après 49 sélections en équipe nationale, plus cinq saisons à promener à travers l’Europe sa réputation de « meilleur défenseur du monde » , « O Monstro » n’est plus, dans l’esprit du public brésilien.


« Je suis un émotif, je m’émeus facilement, se défend-il alors face à la presse nationale. C’est naturel, l'émotion chez l'être humain. Mais à aucun moment, ça ne m'affecte sur le terrain.  » Pas plus que les railleries, cette hyper-émotivité assumée ne semble affecter le capitaine brésilien face à la Colombie (2-1), où il montre la voie à son équipe en ouvrant la marque dès la septième minute. Mais de ce quart de finale, d’aucuns préféreront retenir cette biscotte reçue bêtement à l’heure de jeu en empêchant une relance de David Ospina. Sa troisième dans la compétition, synonyme de suspension pour la demie face à l’Allemagne. Pour les mauvaises langues, aucun doute : Silva l’a fait exprès pour s’éviter la route de la Mannschaft dans une rencontre à la pression trop importante pour ses petites épaules. « Beaucoup de gens au Brésil ont estimé qu’il n’avait pas été un capitaine assez fort  » , résume Leandro, supporter auriverde croisé aux abords de la Kazan Arena ce samedi. Sa force, le natif de Rio de Janeiro en a pourtant suffisamment fait l’étalage lorsqu'il s’est agi de combattre la maladie. C’était en 2005. Pour le coup, Thiago Silva n’avait alors rien d’un monstre.

Lost in translation


Le Carioca n’a que vingt ans lorsqu'il débarque au FC Porto en provenance de la Juventude, club dont il a assez largement contribué au maintien parmi l’élite brésilienne en prenant part à 27 rencontres et en marquant trois fois. Six mois avec la réserve du champion d’Europe en titre et quelques quintes de toux plus tard – jugées sans gravité par les médecins des Dragões –, Silva est envoyé en juillet 2005 en prêt au Dynamo Moscou. Histoire d’accélérer sa progression. À l’époque, ses plus illustres coéquipiers s’appellent Costinha et Derlei, artisans majeurs de la conquête de la C1 en 2004 par les Azuis e brancos et recrues stars du club moscovite. Mais le Brésilien n’aura que très peu l’occasion de côtoyer ses ex-coéquipiers. Car ces douleurs récurrentes à la poitrine que les docs du FC Porto ont estimé bénignes ne sont ni plus ni moins que les symptômes de la tuberculose.



Quelques semaines après son arrivée dans la capitale russe, voilà donc Silva – qui ne parle ni russe ni anglais – placé pour deux mois en quarantaine dans un hôpital moscovite, souffrant d’une maladie dont plus de 20 000 personnes meurent chaque année en Russie. Six mois après son admission, les médecins locaux envisagent une ablation partielle du poumon devant le manque d’amélioration de son état. Ce qui serait synonyme de retraite anticipée pour le défenseur central. Une option farouchement rejetée par son coach, Ivo Vortmann, qui prône un retour au Portugal pour son poulain déterminé de son côté à plier les gaules. Ce qu’il fait dès les premiers signaux positifs envoyés par son corps. « J'ai tout abandonné, mes affaires, mes habits, ceux de ma femme, ma maison, tout, comme si je fuyais la fin du monde. Tout ! Je voulais repartir de zéro. Laisser derrière moi tout ce que j'avais vécu là-bas. »

Capitaine abandonné


Thiago Silva ne s’éternise pas davantage au FC Porto, club qu’il tient pour partie responsable de sa maladie. Début 2006, il retrouve le Brésil et le Fluminense, son club formateur. La suite est connue : du Flu à Paris en passant par Milan, Thiago devient O Monstro. Jusqu’à se voir confier la responsabilité de guider la Seleção dans sa quête du Hexa en 2014, puis se voir érigé comme l’un des principaux responsables du « sete um » , quand bien même il n’était pas sur la pelouse le jour du Mineraço puisque suspendu. Ce dont Carlos Dunga n’avait cure, visiblement : revenu sur le banc de la sélection dans la foulée de ce Mondial achevé à la quatrième place, le capitaine des champions du monde 1994 lui préférera tout au long de son second mandat Miranda, Marquinhos, David Luiz – auquel il était pourtant associé dans l’axe lors de cette Coupe du monde à la maison – et... Gil. Oui, l’ancien Valenciennois.


Longtemps, les deux premiers ont aussi eu les faveurs de Tite, nommé à la tête des Auriverde à la suite d’une Copa América 2016 encore plus décevante que la précédente un an plus tôt. Mais derrière, la hiérarchie a changé, Silva devenant le numéro 3 au poste, le Monégasque Jemerson et le Grêmista Pedro Geromel se disputant le quatrième strapontin (revenu au second cet été). En mars, O Monstro l’a encore un peu plus bousculée, intégrant le onze de départ de la Seleção, aux côtés de Miranda et aux dépens de son coéquipier au PSG, pour un amical tranquillement remporté... à Moscou, face à la Russie (0-3). Un joli clin d’œil de l’histoire pour quelqu’un qui jurait, il y a quelques années, qu’il n’y « retournerai(t) jamais » . Après la revanche, la belle : lundi, Silva y est revenu pour ce qui pourrait bien être sa dernière compétition internationale avec son pays. L'objectif ? En revenir avec le Hexa dans les bagages. Et avec les habits de sa femme ?







Par Simon Butel
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