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Quand Tahiti douche le Brésil

Dans le civil, ils étaient chauffeur-livreur, commercial, prof, alpiniste, au chômage... Le temps d’un été, ces footballeurs du dimanche ont affronté les plus grands joueurs du monde et sont même devenus les coqueluches du public brésilien. Retour sur la chouette aventure de Tahiti à la Coupe des confédérations 2013.

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Un but contre son camp malheureux, une relance foireuse de la charnière centrale et une boulette du gardien qui font 3-0 au bout de 26 minutes de jeu. Ce 17 juin 2013, le Nigeria ne fait pas de détails avec l’équipe nationale de Tahiti, invitée surprise de la Coupe des confédérations au Brésil. Les « Toa Aito  » ( « Guerriers de fer » en VF) vont-ils se faire rouler dessus dès leur premier match de poule ? Pas vraiment. Au retour des vestiaires, alors que le score n’a pas bougé, Marama Vahirua botte un coup de pied de coin en faveur des Tahitiens et l'Estádio Mineirão de Belo Horizonte rugit quand Jonathan Tehau marque de la tête ! Bientôt, c'est toute l’équipe polynésienne qui se retrouve à l’autre point de corner, à pagayer à l’unisson, comme le passeur décisif en avait l’habitude à chaque fois qu’il marquait en Ligue 1...

« Comme un pèlerinage... »


Mais alors, comment une équipe comme Tahiti, classée 138e au ranking FIFA, composée exclusivement de joueurs amateurs (Vahirua portait le maillot de la sélection nationale pour la première fois au Brésil), a réussi à se retrouver au rendez-vous du gratin planétaire, dans l’antichambre du Mondial 2014 ? En remportant un an plus tôt la Coupe d’Océanie aux îles Salomon, grâce à une victoire étriquée en finale face à la Nouvelle-Calédonie (1-0), qui venait d’éliminer le grand favori néo-zélandais. « Très honnêtement, et c’est un peu présomptueux, mais cette année-là, on aurait aussi gagné contre la Nouvelle-Zélande. On n’avait peur de personne, on était une équipe hyper solidaire » , assure le gardien Mikaël Roche. Plus que la joie de remporter un trophée, c’est tout de suite l’excitation d’aller à la Coupe des confédérations qui fait frémir la sélection. « Quand l’arbitre a sifflé la fin, on courait comme des gamins en criant : "On va au Brésil", raconte ce prof d'EPS qui évolue alors à l’AS Dragon, comme la moitié du groupe sélectionné pour la compétition tant attendue. Et de poursuivre : «  On voyait ça presque comme un pèlerinage : aller à Rio, au Maracanã, le temple du football ! »


Voilà une équipe qui débarque dans les stades du Brésil avec des chemises à fleurs en guise de tenue officielle. « Nous, on se voyait déjà avec des costards, reprend Mikaël Roche. Il y a le point de vue des joueurs : "On va passer pour des rigolos. On va croire qu’on va passer des vacances." Et le point de vue de la fédé, qui voulait rester typiquement dans ce qui est reconnaissable de Tahiti... » Toujours est-il que les Tahitiens ne pouvaient pas rêver mieux que l’accueil réservé par le public auriverde, et ce, bien avant la compétition. « Des gars nous contactaient sur Facebook un an avant. (...) On recevait des vidéos d’encouragement. Limite, ils nous voyaient déjà gagner des matchs » , se marre Mikaël Roche. Mais les cadres de l’équipe mettent en garde : « Attention, c’est un public connaisseur. S’ils nous supportent, c’est génial... S’ils nous prennent en grippe, ça va être un enfer. » Le plan du sélectionneur Eddy Etaeta est le suivant : au lieu de s'arc-bouter en défense pour en prendre le moins possible, il s'agit d'essayer de proposer du beau jeu. Mission réussie dès le premier match face au Nigeria. Malgré la défaite finale 6-1, les Tahitiens ont le sourire jusqu’aux oreilles. « Nous sommes venus ici avec le but de séduire les spectateurs brésiliens, réagit à chaud Marama Vahirua, qui dispute la dernière compétition de sa carrière à 33 ans. Le public nous a adoptés et cela nous rend heureux. »

« Dès que je faisais un arrêt, ça hurlait dans le Maracanã ! »


Se présentent ensuite les doubles champions d’Europe et champions du monde en titre. Tahiti-Espagne, une affiche qui réunit plus de 70 000 spectateurs au Maracaña ! « Quand je repense à ce match contre l’Espagne, j’en ai des frissons » , lâche Mikaël Roche. Chacun des trois gardiens tahitiens a eu droit de jouer son match de poule, et c’est lui qui est titularisé face à l’Espagne. Ce moment où se mêlent les sentiments les plus contradictoires. « Un gardien déteste prendre des buts, pose le Tahitien. J’en ai pris dix ! C’était dix fois un enfer, mais ça reste une expérience incroyable. Dès que je faisais un arrêt, ça hurlait dans le Maracanã. C’était comme si je marquais ! Sur un centre, Fernando Torres m’explose la main. Je lui dis : "T’as pas besoin de faire ça pour m’éliminer." Il a rigolé, il n’avait pas fait exprès. » À la fin du match, le portier craque sous le poids de l'émotion : « Je me retrouve au centre du terrain avec Pepe Reina. Il me dit : "Ne pleure pas. Sois heureux de vivre ça. On a joué tous les deux au Maracanã et ça, personne ne nous l’enlèvera." »


L’aventure se termine par une défaite 8-0 contre l’Uruguay lors du troisième match. Et les virées à Copacabana, alors ? « On ne connaît rien du Brésil, coupe Mikaël Roche. Rien, pas un pied dans l’eau. La seule fois où on a quitté l’hôtel en dehors des matchs, c’était pour traverser la route, afin de faire des photos. » La faute à une équipe de managers, amateure comme les joueurs, qui transpirait à grosses gouttes à l’idée d’organiser une quelconque sortie. Reste le souvenir d’avoir vécu, le temps de trois nuits, une tournée de « rock stars » . « Personne ne nous connaissait, mais on avait l’impression d’être super connus, presque plus connus au Brésil que chez nous.  » Les rock stars aux chemises à fleurs.



Par Florian Lefèvre Propos de Mikaël Roche recueillis par FL
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