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  1. // CAN 2013
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Quand les Super Eagles planaient sur l'Afrique

Ce soir, face au Burkina Faso, les Nigérians auront 90 minutes, voire plus pour décrocher un troisième titre continental et entrer dans la légende. Une légende déjà écrite par leurs aînés. Dans les nineties, les Super Eagles et leur génération en or survolaient les débats sur le continent et se révélaient à la face du monde entier. Retour sur une époque où les Aigles étaient les rois de la jungle.

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3 février 1996, FNB Stadium, Johannesburg. L'Afrique du Sud entre un peu plus dans l'histoire du football africain. Au terme d'une compétition boudée par les Blancs du pays, confirmant ainsi la thèse que le football est une affaire de noirs, de métis et d'Indiens, les Bafana Bafana viennent à bout de la Tunisie grâce à un doublé de Mark Williams et remportent l'unique Coupe d'Afrique des nations de leur histoire. Un exploit pour une première participation. Nelson Mandela, maillot de la sélection sur les épaules, soulève le trophée, tout sourire. Une habitude presque, puisque ce geste, Madiba l'avait déjà réalisé un an plus tôt lors du sacre des Springboks en Coupe du monde de rugby, celle organisée sur ses terres. Deux victoires historiques pour un pays encore déchiré, qui sort à peine de quarante ans d'Apartheid, de ségrégation et de haine raciale. Si en ce qui concerne le ballon ovale, les critiquent fusent après un arbitrage douteux en demi-finale face à la France, en football, le succès ne souffre, lui, aucune contestation.

Révélation au Mondial 94

Seulement, une absence de marque entache le beau tableau : celle du tenant du titre et donné grand favori, le Nigeria. Depuis 1994, les Super Eagles écrasent le football africain. Bien que divisée de l'intérieur par une guerre de clans, la bande à Rashidi Yekini, Sunday Oliseh et Daniel Amokachi est irrésistible et s'amuse à martyriser les défenses qui se présentent face à elle. Troisième de la CAN 1992, le Nigeria s'impose deux ans plus tard lors de l'édition tunisienne. En finale, le légendaire Yekini, meilleur buteur de la compétition, partage l'affiche avec Emmanuel Amunike qui, d'un doublé, terrasse les surprenants Zambiens et envoie les Super Eagles sur le toit de l'Afrique. Le début d'une « épopée » , comme diraient certains. Deux mois plus tard, les hommes du Néerlandais Clemens Westerhof, encore inconnus du grand public, posent leurs valises sur le sol américain pour le Mondial. Pour sa première participation, le Nigeria frappe d'entrée et fort. 3-0 face à la Bulgarie, bourreau des Bleus au Parc des Princes et futur demi-finaliste. Puissants, rapides et techniques, les Nigérians crachent leur talent à la face du monde. Une défaite face à l'Argentine et une victoire sur la Grèce plus tard, Okocha, Ikpeba & co se qualifient pour les huitièmes avant de se faire cruellement sortir après prolongation par Roberto Baggio et l'Italie.

Vidéo

Pendaisons, embargo et défection

Les regrets et la déception américaine vite oubliés, les Super Eagles reprennent leur marche en avant et se qualifient pour la CAN 1996, d'abord kenyane puis sud-af après la défection du Kenya. Le Nigeria est décidé à rester maître de son trophée et Yekini à entrer dans l'histoire en égalant le record de buts inscrits dans la compétition, celui de l'Ivoirien Laurent Pokou. Mais rien de tout cela n'arrivera. La faute à une énième histoire politique. Flash-back. Alors que son équipe nationale domine le football africain, depuis 1993, le général Sani Abacha dirige, lui, le pays d'une main de fer, supprimant les libertés et multipliant les exécutions politiques. Défenseur du peuple ogoni, l'écrivain et militant écologiste Ken Saro-Wiwa s'oppose à la politique pétrolière du pays dans le delta du Niger. Devenu trop gênant, le prix Nobel alternatif 1994 est pendu en compagnie de huit autres militants. Une pendaison dénoncée par la communauté internationale et notamment par Nelson Mandela. Le Président sud-africain proteste et prône alors la mise en place d'un embargo pétrolier sur le Nigeria. La tension entre les deux pays est à son comble.

Roberto Carlos et Ronaldo KO

« La multiplication d'informations faisant état d'actes de violence politique ou sportive en Afrique du Sud inquiète le gouvernement. Notre ambassadeur en poste à Johannesburg nous a indiqué que les médias sud-africains étaient généralement hostiles au Nigeria. Nous avons également appris, par d'autres canaux, que nos joueurs risquaient d'y être mal reçus. En conséquence, le gouvernement a estimé que les conditions n'étaient pas réunies pour une participation du Nigeria à la CAN 96. » À près de dix jours de l'ouverture de la compétition, le ministre des Sports nigérian Jim Nwobodo, sur ordre d'Abacha, douche tout son petit monde et exclut sa propre sélection de la compétition. Les Super Eagles peuvent dire au revoir à leur titre, Yekini à son record. D'autant que le Nigeria se retrouve immédiatement suspendu pour l'édition 1998 au Burkina Faso. Les Super Eagles se rattraperont tout de même quelques mois plus tard aux Jeux olympiques d'Atlanta. Tombeur du Brésil de Ronaldo, Rivaldo, Aldair, Roberto Carlos et Dida en demies, le Nigeria, sans Yekini, mais emmené par un certain Nwankwo Kanu, s'offre le scalp de l'Argentine en finale. Le dernier fait d'armes d'une génération qui a marqué l'histoire, mais le début d'une nouvelle ère pour le Nigeria qui tombera en finale de la CAN 2000 face à des Lions vraiment indomptables.

Par Thomas Porlon
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