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Quand Édouard Herriot amorçait la construction du stade de Gerland

Il y a exactement 70 ans, le tout jeune Olympique lyonnais effectuait sa première saison dans le stade de Gerland. Une enceinte considérée comme une œuvre majeure du patrimoine architectural lyonnais et initiée au début du XXe siècle par le maire de la ville, Édouard Herriot, également précurseur dans la mise en place des politiques sportives municipales.

« Construire un hôpital, c’est de l’assistance, construire un stade, c’est de la prévoyance. » Prononcés il y a un peu plus de cent ans par Édouard Herriot, alors maire de Lyon, lors de l’annonce de son projet de stade dans le quartier de Gerland, les mots semblent aujourd’hui appartenir à un autre temps, alors que les patients affluent dans les hôpitaux, que les enceintes sont vidées pour une durée indéterminée et que nombre d’élus sont très critiques à l’égard des grands-messes sportives et de leurs infrastructures jugées onéreuses.


Dans la mouvance bien distincte de son lointain successeur Grégory Doucet, tout récemment élu maire de Lyon et qui déclarait il y a une dizaine de jours qu’il voyait le Tour de France comme un événement « polluant et machiste » , le radical Édouard Herriot, édile de la capitale des Gaules pendant quasiment toute la première moitié du XXe siècle (de 1905 à 1940, puis de 1945 à 1957), voyait en effet le cyclisme et dans une plus large mesure le sport comme une composante à part entière de sa politique. Précurseur dans la mise en place d’une politique sportive municipale qui a ensuite véritablement pris son essor en France lors des années 1920, Herriot considérait en effet le sport comme un moyen d’améliorer la santé de ses concitoyens et de promouvoir une éducation populaire. Autant que comme un vecteur pour renforcer sa popularité et l’image de sa ville, dans une IIIe République – dont il était l’une des principales figures – qui faisait la part belle aux députés-maires et à leurs territoires.

Sport dans la ville


Désireux de donner à son Lyon « un rôle de capitale dans le domaine particulier de l’éducation physique et du sport, rôle qu’elle n’a jamais pu obtenir dans d’autres domaines » , Herriot annonce ainsi en 1913 la construction du stade municipal, censé devenir le lieu d’accueil de la section « Sport et éducation » de l’Exposition internationale urbaine devant se tenir l’année suivante dans le quartier de Gerland. Confiée à Tony Garnier, célèbre architecte déjà à l’origine des abattoirs de la Mouche – aujourd’hui reconvertis en salle de spectacles portant le nom de son architecte –, la construction s’amorce très rapidement, mais l’objectif de livraison au printemps 1914 est abandonné, et l’exposition se déroule dans un ouvrage inachevé.



Ce qui n’empêche pas Herriot de séduire Pierre de Coubertin avec son projet, lequel parvient à obtenir que Lyon soit candidate aux Jeux olympiques de 1920, avant que la ville ne se rétracte au profit d’Anvers, puis ne se fasse dépasser par Paris en 1924. Après de multiples reports de livraison dû à la Grande Guerre, le stade de 35 000 places – terminé avec le support de prisonniers de guerre allemands – est finalement inauguré en 1926 devant plusieurs ministres à l’occasion de la fête fédérale des sociétés de gymnastique de France.

Béton armé et influence antique


Reconnu dès son inauguration comme un chef-d’œuvre de l’architecture en béton armé, le stade se distingue également par sa forte influence antique, avec ses quatre entrées ornées de statues, sa galerie à arcades circulaire, ainsi que sa vocation à accueillir de multiples sports. Au départ doté d’une piste cycliste, d’une piste d’athlétisme et d’un gazon servant autant à la gymnastique, au tennis, qu’aux fêtes populaires, l’enceinte de Gerland ne cessera de se transformer tout au long du siècle, étroitement liée avec l’histoire sportive de Lyon. En 1950, l’enceinte se convertit ainsi en un stade de foot, avec l’arrivée du tout nouvellement créé Olympique lyonnais, issu de la scission de la section football du LOU, plutôt penché vers le rugby. Gerland se dote alors d’une tribune couverte, de tribunes en bois, et le vélodrome est finalement détruit en 1960 pour augmenter la capacité du stade, alors que le club s’est installé en première division et que Fleury Di Nallo débute en équipe première. La piste d’athlétisme suivra le même destin quelques années plus tard, permettant au stade d’augmenter sa capacité et d’accueillir officiellement jusqu’à 48 552 spectateurs – quasiment 60 000 si l’on compte les petits malins étant passé par-dessus les barrières – lors d’un bouillant derby en 1980 contre les Verts de Johnny Rep et Michel Platini.


S’ensuivront une visite papale, les Rolling Stones et bien sûr les sept titres de champions de l’OL et de bouillantes soirées européennes au milieu des années 2000... jusqu’au départ des Gones pour la périphérie et Décines en 2016. Aujourd’hui enceinte du club de rugby de Lyon (LOU), le stade de Gerland ne garde comme héritage de l’ouvrage d'Herriot et de Tony Garnier que les quatre immenses portes classées monuments historiques depuis les années 1960. Mais, bien que délaissé et désormais renommé Matmut Stadium, Gerland occupe une place à part dans le cœur des supporters de l’OL. Ce qui ne serait sûrement pas pour déplaire à Édouard Herriot qui avait un jour prononcé : « Le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants. »

Par Victor Launay
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