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QSI, coup de bluff et coup de blues

D’après Le Parisien, QSI pourrait se désengager progressivement du PSG à l’horizon 2022. Si la théorie peut apparaître crédible au vu des échecs successifs sur la scène européenne, il est très peu probable que le board qatari, si impliqué, s’en aille huit ans après son arrivée dans la capitale. Élements de réponse avec les spécialistes Raphaël Le Magoariec et Luc Arrondel.

En injectant près de 1,5 milliard d'euros depuis 2011, Qatar Sport Investments a voulu jouer dans la cour des grands d'Europe. Mais la réalité est pour l’instant tout autre, et Manchester City, détenu par l’ennemi d’Abu Dhabi, en fait également les frais. Régner sur le toit du football continental est une chose, devenir une institution en est une autre. Huit ans après leur arrivée, les Qataris sont dans une période charnière avec l’organisation d’un Mondial 2022 déjà largement controversé. A priori refroidi par le peu de reconnaissance au niveau national, leur pari peut sembler raté. À tel point que chaque désillusion sur la scène européenne est accompagnée par des rumeurs de départ. Mais pour Raphaël Le Magoariec, spécialiste des sociétés du Golfe, et Luc Arrondel, économiste spécialiste du football, un désengagement prochain est très peu probable. Explications.

Coup de bluff ?


« Le Qatar a construit le PSG d’abord sur le plan sportif, mais également politique » , rappelle Raphaël Le Magoariec. L’objectif étant de faire du club parisien « un relais important auprès des élites politiques, économiques, culturelles et sportives mondiales » . Mais à l’heure où cette huitième saison est sans doute la pire de toutes sur le plan sportif, le club souffre de son image (pourtant inlassablement travaillée) et d’un manque de reconnaissance criant qui exaspérerait l’émir Al Thani. Pour l’économiste Luc Arrondel, ces rumeurs de départ s’apparentent sans doute à une sorte de « jeu de poker menteur » au sein duquel il est difficile de savoir d'où proviennent ces ouï-dire. Car outre le fantasme encore inassouvi de Ligue des champions, Doha est venu avec des objectifs politiques, économiques et commerciaux plus larges que ceux de remporter la LDC. « Il y a la passion sportive qui est très présente autour du PSG, mais il y a aussi un État qui a des objectifs politiques et économiques qui dépassent peut-être la défaite en finale de Coupe de France » , confirme le spécialiste des politiques sportives des pays du Golfe.


Politiquement et économiquement, les réussites sont réelles, et le développement de la marque PSG a notamment permis au club de renégocier de nombreux contrats de sponsoring. « L’objectif du Qatar, c’est le soft power, le nation branding, voire le tourisme. Quand le pays investit, ce n’est pas du mécénat, c’est même un rendement non pécuniaire » , rappelle Luc Arrondel. De fait, même si les résultats européens sont décevants et que cette huitième saison est un calvaire, l’émir Al Thani va continuer d'investir dans le PSG. Car contrairement à certains investisseurs de Premier League, ils n’ont pas ce besoin de faire des bénéfices coûte que coûte. Avec une revalorisation record des droits télé de la L1 en 2020, un nouveau centre d’entraînement en 2021, la Coupe du monde 2022 en ligne de mire et l’agrandissement du Parc en 2024, Doha est encore dans les clous, attendant enfin l’apothéose d’une décennie d’investissements.

Coup de blues ?


Si le peu de reconnaissance en France du PSG exaspère les dirigeants qataris, d’après Luc Arrondel, c’est surtout « la marque d’une certaine méconnaissance du football » . Ce que confirme Raphaël Le Magoariec : « Il y a un peu ce même problème à Abu Dabhi avec Manchester City, sur ces deux niveaux, le politique et le sportif. Et le problème du PSG depuis le début, c’est que le politique est beaucoup trop présent sur le sportif. » Le football a beau n’être qu’un bien symbolique aux yeux des Qataris, « le collectif a disparu au profit d’individualités, qui sont là pour servir d’outils de communication en fonction des conjonctures politiques, dernièrement l’embargo autour du pays » .


Le Qatar est sur tous les fronts géo-politiques, et la France est loin d’être le seul pays où l’émirat a investi. De nombreuses rumeurs annoncent que QSI songerait à s’offrir le club de la Roma, pour continuer son soft-power. Avec une Coupe du monde à organiser et un embargo toujours d’actualité, le pays du Golfe ne devrait pas forcément cesser d’investir. Bien au contraire : « Acquérir des entités comme le PSG, c’est montrer que le Qatar existe mondialement pour notamment éviter de se faire attaquer un jour ou l’autre par un pays voisin. Et justement, la Coupe du monde était un passage obligatoire pour rayonner mondialement » , concède Raphaël Le Magoariec.

Ou un mélange des deux ?


Résultat également d’une stratégie qui a pour but de légitimer le foot au Qatar, les investissements de QSI ne devraient pas s’arrêter de sitôt. Après l’échec d’un proche d’Al Thani à Málaga malgré des projets de rachat du port de la ville, un départ précipité du PSG serait un aveu de faiblesse difficilement envisageable d’un point de vue politique. D’autant que d’après Luc Arrondel, « d’un point de vue commercial, le PSG est plutôt une réussite pour le Qatar » .


Néanmoins, Al Thani et Al Khelaïfi semblent incarner des personnes impatientes. Raphaël Le Magoariec : « Ce sont des gens qui ont été patients très longtemps, au vu de leur histoire avec le pétrole et le gaz. Mais d’un coup, les sociétés sont devenues impatientes et on retrouve ça dans le secteur sportif. Alors que le sport, c’est de la patience, des projets sur le long terme. Et on voit ce problème d’impatience avec la formation au PSG, qui ne laisse pas de place à ses jeunes du centre, car le club ne repose que sur les individualités. » Mais pour l’heure, leur impatience ne s’est retranscrite que dans les évictions successives d’Ancelotti, Blanc et Emery. Si Tuchel apparaissait comme le coach parfait pour passer un cap sportif, les dirigeants qataris savent qu’il leur suffira d’une victoire en C1 pour que leur soft-power soit une complète réussite. Ce n’est pas pour rien que les dirigeants soutiennent d'ores et déjà le projet de réforme, qui pourrait amenuiser la Ligue 1.

Par Claude-Alain Renaud et Maxime Renaudet Propos recueillis par Claude-Alain Renaud et Maxime Renaudet
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