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Qatari, rira bien en 2022 ?

À moins de quatre ans de son tournoi, le Qatar doit montrer que son football progresse pour ne pas devenir la risée du monde entier. Ça commence aujourd'hui avec ses débuts en Coupe d'Asie des nations, contre le Liban (coup d'envoi à 17h).

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Il y a des associations d'idées qui ont la peau dure. Des images qui collent à la peau, comme un sparadrap aux doigts du capitaine Haddock. Tiens, Georges Remi, justement. Qui dit Hergé dit Tintin, et tant pis pour Quick et Flupke – alors qu'en réalité, les gamins de Bruxelles sont autrement plus marrants que le reporter à la houppette. Le même mal frappe la Coupe du monde 2022. Qui dit football au Qatar dit corruption, travailleurs exploités, stades climatisés, aberration, money, money, money. Le jeu ? Oublié. À l'heure de l'entrée en lice du Qatar en Coupe d'Asie des nations, il est temps de faire une pause pour se pencher sur le niveau des gamins de Doha. Et de se demander si on va se marrer en 2022.

Aspirer à progresser

Quelques chiffres pour commencer, pour situer : aujourd'hui, le Qatar est 93e nation FIFA, coincé entre le Bénin et les Socca Warriors de Trinité-et-Tobago, derrière l'Ouganda, Chypre et la République kirghize, mais devant les îles Féroé. Un peu mieux que lors du vote controversé de 2010 (112e), mais moins bien qu'en 2006 (58e), et finalement proche de la position moyenne depuis la création du classement en 1993 (83e). À titre de comparaison, l'adversaire libanais du jour est 81e, entre Curaçao et Oman. Voilà pour la géographie. Et pour l'histoire ? En manquant la campagne russe de l'été dernier, le Qatar est officiellement devenu le premier pays à accueillir une Coupe du monde sans jamais l'avoir jouée, depuis l'Italie en 1934. Le temps de voir 20 tournois mondiaux s'écouler et Al-Annabi (pour Les Bordeaux, le surnom de l'équipe nationale) émerger en 1970, l'année de la troisième étoile brésilienne et quelques mois avant la reconnaissance d'un émirat indépendant, en 1971.

Les présentations faites, vient la question de l'évolution du football qatari. Longtemps, les progrès de la sélection nationale ont été associés à la notion de naturalisation sportive, à l'instar d'une équipe de handball finaliste de son Mondial avec dans ses rangs un Français, deux Égyptiens ou trois Monténégrins. Ainsi Sebastien Soria, né en Uruguay, arrivé au Qatar à 21 ans sous l'impulsion de Bruno Metsu et, malgré sa retraite, toujours joueur le plus capé (123 matchs) et meilleur buteur (40 buts) de la sélection nationale. Une époque en passe d'être révolue, une révolution qui porte un nom : Aspire Academy, sorte de Clairefontaine surdimensionné sous les tropiques. En réduisant le nombre d'étrangers admissibles dans ses clubs et en investissant massivement dans la formation, le Qatar a affiché son objectif : former lui-même les jeunes qui constitueront son équipe nationale de demain.

Espagne, Liban, Brésil

Avec ce fer de lance qui doit en faire un pays qui compte (pas seulement sur les autres) dans le paysage sportif, le Qatar a également dévoilé une influence qui fleure bon le pays de Cervantes. Il y a Guardiola ou Xavi en têtes de gondole et il y a surtout un homme présent depuis les débuts d'Aspire et aujourd'hui sélectionneur d'Al-Annabi : Félix Sánchez. Le formateur, passé par le Barça (évidemment) entre 1996 et 2006, a dirigé toutes les équipes nationales de jeunes avant de prendre les rênes des A en 2017. Résultat, la sélection des 23 pour la Coupe d'Asie des nations ne compte que deux parachutés – Boualem Koukhi (Algérie) et Karim Boudiaf (France), présents depuis quelques années déjà – et une moustache censée être la locomotive de toute une génération : Akram Afif, ou l'homme qui a offert une victoire de prestige au Qatar en Suisse en novembre dernier (0-1), point d'orgue d'une année 2018 statistiquement intéressante pour les Bordeaux (12 matchs, sept victoires dont l'Équateur ou la Suisse, deux nuls dont l'Islande, et trois défaites dont l'Ouzbékistan).


S'il est encore un peu tôt pour préjuger du niveau du Qatar en 2022, de sa capacité à ne pas finir bon dernier de sa poule (un Mondial à 48 pourrait y aider, réponse en mars), reste que 2019 sera un indicateur intéressant. Une Coupe d'Asie des nations pour commencer, compétition dans laquelle Al-Annabi n'a jamais dépassé les quarts (ceci expliquant peut-être cela). Une Coupe du monde U20 en Pologne ensuite (23 mai-15 juin), avec une équipe dans laquelle on devrait retrouver quelques têtes présentes au coup d'envoi le 21 novembre 2022, au Lusail Iconic Stadium. Et puis la Copa América. Oui, oui, la Copa América, du 14 juin au 17 juillet au Brésil. Le Qatar y débarquera en guest star, sans pression immédiate, mais avec l'envie de faire bonne figure. La qualité des copies rendues face à des styles contre lesquels elle a rarement eu l'occasion d'être opposée donnera une idée nouvelle des capacités de l'élève qatari et de ses chances de ne pas terminer avec le bonnet d'âne en 2022. Jouer contre le Chili, la Colombie ou même le Venezuela, une mission a priori autrement plus difficile que celle de ne pas finir dernier d'un groupe composé du Liban, de l'Arabie saoudite et de la Corée du Nord. Alors carpe diem, hein.



Par Eric Carpentier
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