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Qatar-Chine : deux sélections qui riment avec désillusion

Mécènes tout-puissants du football de club, Qataris et Chinois ont aussi largement investi pour améliorer la compétitivité de leur sélection respective. Pourtant, aucune des deux nations ne devrait se qualifier pour le Mondial russe. Un revers majeur, pour Doha comme pour Pékin.

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Les chiffres ont quelque chose de vertigineux. Plus de 400 millions sur la table pour s’offrir les services de Neymar et Mbappé côté qatari. Près de 200 millions d’euros investis pour l'AC Milan, mais surtout une Chinese Super League boostée à coups de salaires et de transferts faramineux, côté chinois. Les derniers mercatos ont été en grande partie rythmés par Doha et la Chine. De quoi mettre sur le devant de la scène les clubs bénéficiaires de ces généreuses donations, et leurs nouveaux mécènes avec eux. Mais cette réussite financière et médiatique reste néanmoins très éloignée de la réalité des sélections qatarie et chinoise, qui ne devraient pas voir le Mondial 2018.

L'heure tourne pour le Qatar


Les données du problème sont cependant différentes pour Doha et Pékin. Au Qatar, le football de club comme de sélection reste avant tout une affaire d’État, de A à Z. Avant d’investir dans le PSG, les émirs successifs ont d’abord tenté de faire progresser le football qatari local, en alignant les zéros sur leur carnet de chèques. « Le précédent émir, Hamad bin Khalifa Al Thani, était un passionné de foot et, depuis le milieu des années 1990, il a essayé de faire monter le niveau du championnat local comme de la sélection, explique Nabil Ennasri, le directeur de l'Observatoire du Qatar. Il a fait jouer son influence pour que des stars en fin de carrière comme Desailly, Batistuta et Romário viennent jouer en Qatar Stars League. Il a aussi œuvré pour la création de l'académie Aspire dès 2004, où d’énormes moyens sont mis dans la détection et la formation des jeunes Qataris. »


Ces investissements sont encore loin de porter leurs fruits : dernier de son groupe de qualification, le Qatar est déjà hors course pour le Mondial 2018. Pas franchement bon signe, alors que le pays est à cinq ans de l’organisation de la Coupe du monde sur son sol. « Ça a été vécu comme une énorme déception au Qatar, c’est sûr, confirme Ennasri. 2018 devait constituer un galop d’essai, mais on se rend compte que l’équipe nationale n’y arrive pas. Le Mondial reste dans cinq ans, mais on commence à se poser de sérieuses questions, oui. »

« La Fédération chinoise et les clubs travaillent l’un contre l’autre »


La Chine, elle, a l’avantage de n’avoir aucune échéance majeure à respecter. Du moins sur le papier. « Vous savez, les Chinois sont tout sauf patients quand il s’agit de football. La sélection a d'infimes chances de se qualifier même si elle bat le Qatar mardi, alors cette probable nouvelle absence au prochain Mondial est très très mal vécue ici » , relève Michael Church, journaliste basé à Hong-Kong, couvrant le football chinois pour ESPN. Le contraste entre la réussite des clubs chinois, acteurs majeurs du mercato mondial, et les échecs de la sélection est cependant moins évident qu’au Qatar. Si Doha est autant impliqué dans la gestion du PSG que dans celle de la sélection nationale, Pékin n’a pas directement la main sur les grands clubs du pays.


L’explosion du championnat chinois a beau correspondre en partie à la volonté des investisseurs de s’inscrire dans la politique d’État du président Xi Jinping, qui souhaite faire du pays une nouvelle superpuissance du ballon rond, les propriétaires des clubs restent des acteurs motivés par leurs intérêts privés. « Les clubs chinois sont détenus par des business privés, pas par l’État. Leur objectif prioritaire n’est pas de développer le football chinois, mais de gagner et vite, explique Michael Church. Par exemple, le sélectionneur Marcello Lippi n’a aucun avant-centre de métier dans son équipe, notamment parce qu’aucune de 16 équipes de la Chinese Super League ne fait jouer un attaquant chinois en pointe. Elles ont toutes acheté des attaquants étrangers. »


Et si le gouvernement a d’abord vu d’un bon œil le développement à grande vitesse du championnat local, il s’est rendu compte qu’il ne serait pas nécessairement bénéfique à l’équipe nationale. D’où la récente mise en place de nouvelles régulations censées bénéficier aux joueurs du cru : en janvier 2017, la Fédération chinoise réduisait de quatre à trois par équipe le nombre de footballeurs étrangers pouvant jouer simultanément lors des matchs de première division. Avant de carrément annoncer en juin une taxation à 100% des transferts des joueurs étrangers vers la Chine.

Espoirs et inquiétudes


« La vérité, c’est que la Fédération chinoise et les clubs travaillent l’un contre l’autre, poursuit Michael Church. Les clubs sont mis au courant des nouvelles réglementations parfois une semaine avant leur mise en application... » En attendant que les clubs et la Fédération accordent leurs violons dans l'intérêt de la sélection, la Chine a quand même de beaux espoirs devant elle. D’abord parce que Marcello Lippi a, en quelques mois, réussi à redresser la barre. Depuis la nomination de ce dernier à la tête de la sélection en octobre 2016, celle-ci présente un bilan honorable de deux victoires et deux nuls pour une défaite en phase de groupes. Surtout, l'équipe nationale devrait pouvoir compter sur les milliers d’académies et écoles de foot que le gouvernement a annoncé mettre sur pied depuis 2016.


« On sait que la Chine voudrait se positionner pour le Mondial 2030, l’équipe devra au moins être plus compétitive d’ici là... » Pour le Qatar, la situation est plus urgente. « Les politiques de formation n’ont pas encore porté leurs fruits... avance Nabil Ennasri. Ils vont sûrement mettre davantage de moyens pour les améliorer. On parle aussi de l'éventualité de recruter un top coach... » Tout en songeant que Marcello Lippi, lui, sera sans doute déjà pris. Ce dernier a annoncé qu’il restera à la tête de la sélection au moins jusqu’en 2019. Car Marcello en est convaincu : « Le futur du football chinois sera brillant. » Et nul doute que le Mister se verrait bien allumer la première étincelle.

Par Adrien Candau Tous propos recueillis par AC
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