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Qatar air ball

On pensait le traumatisme de Barcelone dépassé. Or le PSG a réussi à vivre un cauchemar encore plus déroutant contre Manchester United. De quoi mettre fin à toutes les ambitions parisiennes à moyen et long termes ? L'élimination face aux Red Devils aura des conséquentes fortes. Reste à mesurer leur ampleur.

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À quelques heures du coup d'envoi, l'affaire semblait pliée : c'était l'année ou jamais pour Paris. Ombre de la remontada ? Simple question d'équilibre, ni trop confiant, ni trop prudent. Entre le match de Manchester United et celui du Parc des Princes, on avait même eu le droit aux échanges de mots d'amour entre Gigi Buffon et Neymar Jr sur leurs promesses mutuelles de ramener la coupe aux grandes oreilles. Quant à Thomas Tuchel, il l'affirmait : son PSG était prêt à tous les scénarios, y compris un but rapide de MU. Sauf que Paris n'a pas donné un, mais deux buts à son adversaire, voire la qualification complète en laissant un onze décimé et limité techniquement en vie à quelques minutes du terme de la confrontation. Ce soir, le sentiment est double : on a du mal à croire que c'est vrai, mais en même temps, on l'a senti venir. Paris avait toutes les cartes en main, mais Paris s'est encore auto-saboté. Mais à la différence de la déconvenue de l'année passée face au Real Madrid, ou du traumatisme du Nou Camp il y a deux saisons, ce nouveau fiasco pourrait être celui de trop, car il était le plus évitable.

« Le mieux dans ces cas-là, c’est d’aller consulter rapidement un médecin psychiatre »

PSG, une image tirée vers le bas


Il y a huit ans, quand le Qatar est entré au capital parisien par l'intermédiaire du fonds d'investissement QSI, le projet était clair : une opération onéreuse de softpower pour placer l'émirat arabe sur la carte du monde. Qui dit softpower dit besoin d'une image positive, d'un storytelling maîtrisé et, tôt ou tard, d'un succès sportif d'envergure. Or, deux ans après Barcelone, on voit mal quel bénéfice peut aujourd'hui tirer le Qatar de son investissement à Paris en matière d'images. D'un club ambitieux et potentiellement sur le toit de l'Europe, le PSG est passé au statut d'éternel loser, qui plus est loser sans panache. Car si en 2017, la qualité du Barça et l'arbitrage pouvaient atténuer le naufrage, cette année, c'est contre une équipe particulièrement limitée que Paris s'est crashé. La fin de saison va donc être longue et poussive pour un club qui ne fera croire à personne qu'un doublé Coupe-championnat serait une réussite. Et arrivé au mois de juin, une question claire se posera : stop ou encore pour le Qatar à Paris qui, ne serait-ce que pour trouver des sponsors, va désormais galérer.

La révolution de palais à venir ?


Si l'émir ne va pas jusqu'à mettre son jouet en vente, il devrait au moins le reformater. Nasser El Khelaïfi n'a peut-être jamais été autant menacé, car en huit ans, son bilan n'est désormais plus positif. Encore vu comme la solution à tous les maux parisiens il y a 24 heures – même Didier Deschamps l'adoubait –, Thomas Tuchel vient de flinguer en 90 minutes l'énorme crédit qu'il s'était construit par ses choix tactiques audacieux et son management tranquille des ego du vestiaire. Un départ en fin de saison n'est donc pas inenvisageable, même si en 2017, Paris avait été au bout du contrat d'Unai Emery malgré la claque contre Barcelone. Du côté des joueurs, comment imaginer que l'idée d'un départ ne traverse pas l'esprit de Neymar Jr ou de Kylian Mbappé. Pour le premier, l'attirance mutuelle avec le Real Madrid n'a jamais été un secret autre que de polichinelle. Et la Maison-Blanche a tellement besoin d'un joueur comme lui que l'été à venir devrait être l'objet d'âpres discussions. Pour le natif de Paris, il s'agit d'un vrai premier coup d'arrêt : l'échec face au Real l'an passé pouvait être imputé à sa jeunesse. Or un an plus tard, il est champion du monde et donne l'impression de marcher sur l'eau. Si l'ADN de la lose du PSG surpasse sa destinée de Golden Boy, il pourrait en tirer la conclusion qu'il faut partir pour vraiment aller au bout de son potentiel.

Le rêve est mort, vive le rêve ?


Et au-delà de ses deux stars qui seront potentiellement sur le départ, le club de la capitale devrait faire au minimum l'objet d'un énorme coup de balai : fautif sur le second but qui relance réellement les Mancuniens, Gigi Buffon peut-il vraiment rester jusqu'à 2020, alors qu'il y a douze mois, Alphonse Areola avait été détruit en place publique pour moins que ça ? Thiago Silva, Edinson Cavani ou Ángel Di María, vrais historiques du club, ont-ils encore quoi que ce soit à écrire dans un club où ils enchaînent les déceptions depuis quatre ans en C1 ? Quid de Marco Verratti ou de Marquinhos, alors que le départ d'Adrien Rabiot est déjà acté. Il y avait eu un avant et un après remontada. Un après difficile, mais plein d'espoirs. On se demande comment ce PSG va encore y croire après ce nouveau fiasco. Le projet parisien est mort ce soir, mais peut-il renaître ?



Nicolas Jucha
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