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On était à la fête du titre devant le Parc des Princes

Dès la 75e minute de PSG-Lens et pendant une petite heure après le match, les ultras parisiens ont convié les supporters à fêter le dixième titre de champion de France de l’histoire du club au pied du virage Auteuil. Après des semaines de contestations, le public parisien a enfin retrouvé de la voix, des couleurs et de la ferveur. Une parenthèse enchantée dans une fin de saison un peu morose.

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Dans les voix qui s’enraillaient au son de chants oubliés depuis quatre matchs, on ressentait tout le plaisir d’à nouveau donner de la voix ensemble. Ne serait-ce, finalement, que d’avoir quelque chose à célébrer. Le Collectif Ultras Paris avait donné rendez-vous au peuple parisien au pied du virage Auteuil à la fin de ce PSG-Lens (1-1) pour des festivités auxquelles les joueurs n’étaient pas vraiment conviés. Hors du stade, au rythme des chants et des feux d'artifice, entre amoureux d’un club qui les a déçus, mais dont ils avaient quand même envie d’applaudir un accomplissement fort dans son histoire : la conquête du dixième titre de champion de France. « On a gagné le titre, c’est tout ce qui comptait, lâche Enzo, 22 ans, entouré d’une bande de potes qui bondissent sans discontinuer, sans doute pour évacuer les fourmis dans les jambes. Même dans les moments de malheur, je suis fier de mon équipe. »

« Ce titre, on n’en est pas fiers. » Un supporter parisien devant le virage Auteuil

Libérés, délivrés


Malgré le paradoxe, parler d’un moment de malheur durant la célébration d’un dixième titre de champion de France résume assez bien la situation actuelle du PSG. « Ce titre, on n’en est pas fiers, tranche Erwan*, 22 ans. Cette célébration, c’est pour les supporters, qui sont là depuis le début et qui seront là après tout le monde. Ça fait des semaines qu’on est frustrés, là on lâche toute la pression, et ça fait du bien. » Autour du noyau dur des ultras parisiens, dont un petit groupe encagoulé craque les fumis rouges et bleus à la chaîne, des centaines de supporters se sont amassés avant même le coup de sifflet final pour commencer à chanter. Certains auront raté le but de l’égalisation de Corentin Jean, côté lensois. Peu importe, le spectacle en dehors du stade surpasse celui sur le terrain. « C’est libérateur de chanter à nouveau, expire Yannick, la cinquantaine, maillot floqué Cabaye sur le dos et écharpe du CUP en bandana sur une tignasse grisonnante. En plus, je partage ça avec mon fils et ma belle-fille, c’est du bon temps passé en famille. »

Photos : Alexandre Aflalo/SO FOOT


Dans la foule, on voit effectivement beaucoup d’enfants montés sur les épaules de leurs parents, ou agrippés à leurs mains alors qu’ils regardent les grands hurler à la gloire de leur équipe avec un peu de peur dans les yeux. Fabian, 5 ans, a quand même bravé les éléments pour grimper sur des barrières et poser ses mains sur le grand drapeau de la K-Soce team, sous l’œil prudent de papa. « Je n’attendais que ça, de venir fêter le titre avec mon fils, sourit Florian, le paternel. Je venais avec mon père quand il était abonné. Les chants, les danses, les odeurs de merguez autour du stade, ce sont des souvenirs merveilleux. J’en ai presque les larmes aux yeux. » En hauteur, le capo du CUP enchaîne les plus grands tubes du virage Auteuil devant une foule compacte, mais heureuse. « Ça m’avait énormément manqué, ces chants, avoue Chaz, qui dénote au milieu de la foule avec son petit caméscope Sony. J’ai l’habitude de prendre des photos des ultras, donc là, je suis venu avec mon caméscope pour créer des souvenirs de ce dixième titre. Je trouve que c’est un message fort de ne pas le fêter à l’intérieur du stade. »

Ce soir, on fête le symbole du dixième titre. Ç’aurait été le troisième ou le quatrième, je ne suis pas sûr qu’il y aurait eu une telle fête.Un membre du CUP et ultra depuis 2002

« Paris, c'est nous »


Contrairement à une soirée de mars 2020 après un match contre le Borussia Dortmund, les joueurs ne sont effectivement pas venus au balcon pour participer à la fête. Qu'à cela ne tienne. Il est un peu plus de 23h30 passées quand le mégaphone annonce le dernier chant. La foule se disperse gentiment, le pas léger, laissant derrière elle des cadavres de fumigènes et sans oublier d'entonner un « Paris c'est nous » en partant. « C’était génial, on devrait avoir ça tout le temps dans tous les stades, cet esprit bon enfant, conte Christophe, 47 ans et supporter depuis son adolescence. On chante, on se prend dans les bras, on fête notre dixième titre. On a une ville superbe, des supporters géniaux, c’est dommage que la population de Paris ne puisse pas profiter de tout ça, que ça ne se fasse pas sur les Champs-Élysées. »




Un débat pour une autre fois, peut-être. Parmi les derniers à quitter la place, on retrouve Bertrand*, ultra depuis 2002 et qui maniait le gigantesque drapeau de la K-Soce team, qui a rapidement eu envie de remettre l'église au milieu du village. « Ce titre, c'est l’aboutissement d’une saison moyenne, tranche-t-il. Accumuler les titres en France quand tu es le seul gros, ce n’est pas le plus dur. Ce soir on fête le symbole du dixième titre. Ç’aurait été le troisième ou le quatrième, je ne suis pas sûr qu’il y aurait eu une telle fête. Alors oui, ça fait du bien, ça atténue, mais ça n’efface rien. »

Après cette parenthèse enchantée et cette belle communion, les ultras se sont sans doute réveillés ce matin avec les mêmes revendications, toujours face au même mutisme du PSG. Ce titre acquis et brièvement fêté reste une lourde page à tourner dans le projet QSI. « On veut qu’ils finissent la saison de la plus belle des manières maintenant, espère Florian, qui tient toujours son petit Fabian près de lui. Il n’y a plus que ça, des beaux derniers matchs, qu’ils s’éclatent, et on verra la suite. On reste quand même sur une petite amertume. Les désillusions européennes, c’est récurrent et ça commence à faire mal. On a un chat noir, et il faut vite qu’il parte. »

Par Alexandre Aflalo, au Parc des Princes Les prénoms marqués d'un * ont été modifiés à la demande des intéressés.
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