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Nkunku, un symbole peut en cacher un autre

Après Moussa Diaby et Timothy Weah, c’est au tour de Christopher Nkunku, transféré à Leipzig, d’aller chercher son bonheur loin de son club formateur. La preuve, une nouvelle fois, que Paris est incapable d’intégrer durablement ses jeunes dans son projet ? Peut-être, mais le signe aussi que le PSG, qui va empocher près de quarante millions d’euros sur ces trois ventes, sait au moins les valoriser, désormais. Et si le club de la capitale avait passé un cap dans la gestion de ces dossiers ?

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De Christopher Nkunku sous le maillot du PSG, il restera deux images : ce but « choupo-moté » contre Strasbourg, le 7 avril (2-2, 31e journée), lors d’un match qui aurait dû être celui du sacre parisien ; et surtout cet ultime tir au but envoyé sur le périph’ en finale de la Coupe de France face à Rennes (2-2, 5-6 tab), privant Paris d’un cinquième succès consécutif dans la compétition. Deux images révélatrices, quelque part, du dernier exercice parisien, et aussi du sien, lequel peut se résumer à une grosse occasion manquée, après une fin de saison 2017-2018 très prometteuse. Mais pas du potentiel immense du garçon, qui espère pouvoir l’exploiter pleinement cette saison. Pas au Paris Saint-Germain, son club formateur, mais au RB Leipzig, où il vient d’être transféré.

Nkunku, Diaby, Weah, symboles déchus


Jeune (21 ans), Francilien, talentueux, formé au club, international tricolore (en jeunes) et jouant dans l'entrejeu, un compartiment où le Paris Saint-Germain se déplume d’année en année : sur le papier, Christopher Nkunku avait tout d’un futur symbole. Comme Adrien Rabiot. Sauf que Nkunku n'avait plus qu'un an de contrat. Et que, comme avec « le Duc » , les négociations autour d’une prolongation étaient au point mort, à un an de son terme, le gamin ayant rejeté toutes les offres parisiennes, frustré que son temps de jeu, bien que doublé (701 minutes réparties en 27 apparitions en 2017-2018, 1490 minutes sur 29 matchs en 2018-2019), ne soit pas conforme aux engagements pris par le club de la capitale à son égard. Alors, Paris s’est résolu à le vendre, chose faite ce matin avec l’officialisation du départ du gamin de Lagny-sur-Marne au RB Leipzig. La perte sportive est réelle, au moins dans l’immédiat, Paris ne comptant, avec Paredes, Verratti et Herrera, que trois spécialistes au milieu, Sarabia, Draxler ou Di María pouvant aussi éventuellement évoluer comme relayeurs.


Le gain financier est à l’inverse conséquent : environ quinze millions d’euros, bonus compris, qui viennent s’ajouter aux quinze de la vente de Moussa Diaby au Bayer Leverkusen, et aux dix de la cession de Timothy Weah au LOSC. Et auxquels devraient rapidement s’ajouter les sous de la vente d’un autre produit du centre de formation, Stanley Nsoki, sur le départ et dont Paris espère tirer dix millions d’euros. Diaby, Weah, Nkunku, Nsoki : autant de gamins que certains puristes se seraient plu à imaginer en fers de lance du Paris du futur. Dans une interview accordée à RMC Sport, Nasser Al-Khelaïfi s’était d’ailleurs prononcé en ce sens, en février 2016 : « Plus nous aurons de joueurs issus de notre centre de formation dans notre équipe première, plus je serai un président comblé. Cela ne peut que renforcer l’identité parisienne du club à laquelle beaucoup de nos supporters restent très attachés. » Un coup d'épée dans l'eau ? Areola, Kimpembe, Rabiot ou, plus récemment - mais dans une moindre mesure - Nkunku, Diaby et Dagba sont là pour attester du contraire.

Des actifs financiers, à défaut de tauliers


C'est davantage dans sa capacité à produire des tauliers que Paris peine encore : si Rabiot aurait pu ou dû en être un, Areola reste sous la menace du recrutement d'un autre portier et Kimpembe n'est pas indiscutable. Mais à défaut de faire de Diaby, Weah, Nkunku ou Nsoki des cadres, Paris est au moins parvenu, en les alignant régulièrement ou en les prêtant, à les valoriser. Les trois premiers ont ainsi rapporté près de quarante millions d’euros au club de la capitale. Ce qui fait déjà du mercato estival parisien le plus lucratif de l’ère QSI, en matière de ventes de produits maison. Pas négligeable, alors que plane toujours l’ombre du fair-play financier sur la capitale, comme l’a rappelé Leonardo lors de son entretien au Parisien début juillet. Ces deux dernières saisons, où Paris a à chaque fois tiré environ vingt millions des joueurs du cru (Sabaly et Augustin en 2017-2018, Edouard, Ikoné et Adli en 2018-2019), avaient d'ailleurs déjà marqué un tournant dans ce domaine. Libéré de son contrat pour rejoindre Lille, où il a été présenté ce matin, Virgiliu Postolachi l'a lui été en l'échange d'un pourcentage sur un futur transfert (négocié également dans le cadre de la vente à Lens de Gaëtan Robail), une façon de procéder nouvelle de la part du PSG. Voilà pour le côté pile.



Reste, désormais, à parvenir à faire de ces gamins un peu plus que des actifs financiers, ce qui dépend autant d'eux que des dirigeants et de leur coach, Thomas Tuchel en l'occurrence. Là-dessus, Leonardo s'est voulu clair, toujours dans Le Parisien : « Il sera important aussi cette saison de voir des jeunes monter dans l'équipe principale. » Reste aussi à éviter de voir filer gratuitement certaines grosses promesses, à l'image entre autres de Kingsley Coman ou Dan-Axel Zagadou, qui ont respectivement signé leur premier contrat pro à la Juve en 2014 et à Dortmund en 2017, et dont le parcours a de quoi déjà filer un paquet de regrets, ou de Claudio Gomes, soufflé par Manchester City l’an dernier. C'est pour répondre à ce double objectif que le staff parisien a convié Adil Aouchiche à effectuer la reprise avec les pros fin juin. Demi-finaliste du dernier Euro U17, dont il a fini meilleur buteur avec neuf pions - un record - en cinq matchs, Aouchiche, né au Blanc-Mesnil il y a tout juste dix-sept ans (le 15 juillet 2002) et déniché à Villepinte en 2014, joue milieu de terrain, comme Rabiot et Nkunku. Comme Rabiot et Nkunku, il hésite, à un an du terme de son contrat, à s'engager sur le long terme avec son club formateur. Et s'il était là, le futur symbole ?

Par Simon Butel
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