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  1. // Angleterre – 6 clubs cultes dans l’ombre – Preston North End

Preston North End, à jamais les premiers

Rangez Manchester United, Arsenal ou Liverpool, le vrai grand club de légende en Angleterre, c’est Preston North End, premier champion national, premier auteur d’un doublé coupe-championnat et pionnier du professionnalisme. Aujourd’hui en D3, il se bat depuis des années pour revenir dans une élite quittée il y a déjà plus d’un demi-siècle. Un jour, c’est sûr, il y arrivera !

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En quoi c’est culte ?

C’est LE club culte par excellence, celui qui restera pour toujours dans les livres d’histoire du football comme ayant figuré en premier au palmarès du championnat d’Angleterre. C’était en 1889, on appelait ça à l’époque la Football League et il y avait 12 participants. Aucun club londonien, aucun de Manchester, aucun de Liverpool. Preston North End FC, créé huit ans auparavant, réussit l’exploit de terminer la saison invaincu, avec un total de 18 victoires et 4 nuls, devançant Aston Villa et Wolverhampton au classement final. Mieux encore, lors de cette même saison 1889, les Lilywhites de Preston – leur mignon surnom – remportent également la FA Cup sans encaisser le moindre but. Ce doublé vaut à l’équipe, composée pour bonne moitié de joueurs écossais, de gagner un nouveau surnom : les Invincibles. La saison suivante en 1890, Preston conserve son titre en championnat, avant de terminer trois fois de suite à la deuxième place. Nous ne sommes pas encore au XXe siècle et le palmarès du club du comté de Lancashire est déjà quasi clos. Il s’enrichira seulement en 1938 d’une deuxième FA Cup conquise à Wembley (1-0 contre Huddersfield Town, un autre club à succès d’avant-Guerre). Les Nazis torchés, Preston connaît un nouveau semblant d’âge d’or, grâce au talent d’un joueur exceptionnel et injustement méconnu : Tom Finney, petit ailier que beaucoup d’observateurs de l’époque préféraient à Stanley Matthews, pour situer le niveau du bonhomme… Plombier la semaine et joueur de foot le week-end, Finney disputera l’ensemble de sa carrière chez lui à Preston. Lors de la saison 1952/53, le titre est perdu à la différence de buts contre Arsenal (54 points chacun, +33 contre +25 de différence de buts). Les Lilywhites terminent encore vice-champions en 1958, mais cette fois en étant devancés plus largement par Wolverhampton. En Coupe non plus, ça ne sourit pas, avec deux défaites en finale en 1954 et 1964, respectivement contre West Bromwich Albion et West Ham.

Pourquoi ça a merdé ?

1960 : Tom Finney a 38 ans mais il est encore méga chaud pour continuer à aider son club de toujours à arracher enfin un nouveau titre. Problème, il est trop diminué physiquement et est contraint, la mort dans l’âme, de prendre sa retraite. Résultat, Preston réalise dans la foulée une saison catastrophique et est relégué en D2 au printemps 1961. Jamais plus on ne le reverra en élite. À la fin des années 60, le club finit même par tomber en D3. L’immense Bobby Charlton, au sortir de son règne à Manchester United, tente d’intervenir comme entraîneur-joueur en 1973, mais sa mission échoue. Une dizaine d’années plus tard, c’est carrément la descente en D4. En 1986, il faut même un petit miracle pour éviter une énième relégation qui aurait été fatale à son statut pro. Pourquoi Preston North End descend-il si bas ? Difficile à expliquer. Manque d’argent, manque de chance, ce club d’une autre époque paraît alors condamné à disparaître. Il remonte pourtant petit à petit la pente à partir des années 90. Pour l’anecdote, lors de la saison 94-95, le jeune David Beckham est prêté par MU pour trouver un peu de temps de jeu (bilan : 5 matchs, 2 buts). Puis à partir de 1998, David Moyes, 34 ans à l’époque, est promu entraîneur. Alors en D2, ses ouailles sont tout près de retrouver l’élite mais échouent en finale des play-offs d’accession à la Premier League en 2001 (0-3 contre Bolton). Le premier échec d’une longue série : élimination en demi-finale de play-offs en 2005 (contre West Ham), puis en 2006 (contre Leeds) et enfin en 2009 (contre Sheffield United). Les lointains successeurs des Invincibles de la fin du XIXe sont désormais d’invétérés poissards qui dépriment au son d’Elvis Presley et de son beau mais flinguant Can’t Help Falling in Love, l’hymne du club.

Où ça en est aujourd’hui ?

Relégué en League One (la D3 locale) en 2011, Preston North End sort de deux saisons pénibles terminées en milieu de tableau. Depuis cet été en revanche, il y a du mieux. Rien de très flamboyant mais la 4e place actuelle, à 2 points seulement de la seconde place synonyme de promotion directe sans passer par la case play-offs (il vaudrait mieux, vu le passif du club dans cet exercice…), laisse entrevoir des espoirs de lendemains qui chantent. C’est ce qu’on souhaite du côté de Deepdale, le joli petit stade de Preston (inauguré en 1878 !) qui sonne un peu creux ces temps-ci.

Les 5 précédents de la série :


Portsmouth, gloire, décadence et renaissance
Sheffield Wednesday, inoxydable ?
Derby County, béliers ascendant taureaux
Ipswich Town, la confédération paysanne
Nottingham Forest, en chantier

Par Régis Delanoë
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