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Poyet, le drôle de Gus

Présenté à Bordeaux lundi, Gustavo Poyet vient de récupérer la barre d'un club qui ne sait pas vraiment où il va. Les Girondins, eux, découvrent un entraîneur quasi inconnu de ses joueurs, mais qui possède des motifs d'espoir dans la poche. Oui, l'ancien joueur de Grenoble (1988-1990) a tout de la bonne pioche.

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Une image : celle d'un patron, les yeux fatigués par plusieurs semaines passées dans le bain d'électricité que représente une crise dans un club de foot professionnel, qui cherche la bonne allumette pour réveiller le feu. Samedi, au moment d'annoncer l'arrivée de Gustavo Poyet, deuxième entraîneur étranger de l'histoire du club depuis l'arrivée de M6 en avril 1999 (après Ricardo, 2005-2007), sur le banc des Girondins de Bordeaux, l'actionnaire de la maison, Nicolas de Tavernost, n'a pas tremblé : ce que le boss souhaitait, c'est un homme capable de mettre « de la gaieté dans un vestiaire » . La flamme n'aura pas dansé plus de 48 heures. Dès son arrivée au Haillan lundi, en compagnie du président Stéphane Martin, Poyet, 50 ans, un Français solide et dix ans de coaching dans les pattes, a enfilé son casque en tôle d'acier : « Je sais ce que je veux. Pour les joueurs, les deux ou trois prochaines semaines vont être difficiles. » Fin de la foire.


Sur les choix à venir : aucun traitement de faveur, l'idée que tout le monde repart sur un pied d'égalité, et les hommes ? « Je compte sur les jeunes. Ils peuvent apporter ce que l'on ne trouve pas chez les trentenaires » , répond Poyet. Jérémy Toulalan n'avait peut-être pas tort de filer. Le constat prend de l'épaisseur lorsqu'on écoute Fernando Menegazzo, au départ contacté pour travailler avec Michel Preud'homme et finalement revenu à Bordeaux pour épauler un homme qu'il ne « connaît pas encore personnellement » . Celui qui retrouve sous l'étiquette d'adjoint un club quitté en short en juin 2011 a prévenu dans L'Équipe : « Il veut de l'engagement total, il veut voir les joueurs avec du sang dans les yeux. » Pour les cotillons, on repassera.

Des crochets dans la mâchoire des supporters


Voilà : un nouvel entraîneur en guerre débarque en France, avec ses discours sur la sueur et le courage. C'est tout ? Pas exactement, même si Bordeaux, actuel douzième de Ligue 1, éliminé de la Coupe de France début janvier par Granville et qui n'a remporté que trois petits matchs depuis fin septembre, a avant tout besoin de claques dans la gueule. Gustavo Poyet est le visage du sauvetage sans bouée : avec lui, le maintien ne sera pas une histoire de chance et de coup de pouce du destin, plutôt une question de jeu et de style. Du moins, c'est ce qu'il vend ou essaye de vendre depuis qu'il a foutu son nez dans le coaching au milieu des années 2000.


Le joueur qu'il était, lui, était similaire : il jouait, magnifiquement bien d'ailleurs, au point de remporter une Copa América avec l'Uruguay en 1995 face au Brésil de Zagallo, et ce, malgré un début de carrière compliqué. C'était en France, d'ailleurs, à la fin des années 1980, entre Nice et Grenoble, expérience d'où il relèvera la tête sur ces mots : « J'avais l'habitude de me dire que si l'aéroport avait été près de chez moi, j'aurais alors pris le premier avion pour me tirer. » Peu importe, Poyet, ça restera surtout Saragosse, avec lequel il remporta notamment la C2 en 1995 face à Arsenal, au Parc des Princes, et Chelsea, où il sera tour à tour idole de Stamford Bridge, traducteur de Claudio Ranieri et banni. Drôle de courbe.


Sur un banc, l'histoire de Gustavo Payet ne raconte pas autre chose. À l'hiver 2009, l'Uruguayen débarque à Brighton avec celui qui deviendra son ombre : Mauricio Taricco. La suite est une secousse dans un club qui connaît de grosses difficultés financières, mais où Poyet retape la boutique, fait remonter son groupe en Championship, bouscule les codes d'un championnat qui ne s'est pas encore ouvert aux coachs internationaux et balance du jeu sur la table. Tout sauf un secret : si les Seagulls sont aujourd'hui revenus en Premier League, Poyet y est pour beaucoup. En dehors du terrain, on découvre aussi le baril de poudre, l'homme prêt à exploser à chaque fois qu'on lui tend un micro, qui n'hésite pas à se fritter avec ses dirigeants, caractère qu'on retrouvera aussi à Sunderland où il n'hésitera pas à rentrer dans les supporters. À la foule, Poyet reproche le repli permanent au passé : lui voit plus loin, malgré un effectif limité qu'il poussera malgré tout jusqu'à une finale de League Cup perdue face à Manchester City, en 2014 (1-3) avec Bardsley, Marcos Alonso, Cattermole, Johnson, etc. Le plus important est dans l'invisible, l'homme étant un pluridisciplinaire, fils de Washington, considéré comme l'un des meilleurs basketteurs de l'histoire de l'Uruguay : à Sunderland, Poyet utilisa le basket pour faire travailler ses joueurs sur le marquage individuel. Mystique.

Le Barça comme modèle


Puis, la mise en œuvre et la gestion : « Il nous disait qu'un joueur de foot, c'est d'abord un joueur qui sait faire une passe. (...) Deux mètres ou trois mètres, ce n'est pas pareil à ses yeux. Il explique bien ce qu'il attend, mais si tu ne respectes pas ce qu'il demande, il peut péter un plomb. » (El Hadji Ba, ex-Sunderland dans L'Équipe) Ainsi, l'homme a ses références, parle à ses joueurs du Barça, de ressortir le ballon en permanence, de jeu à terre. Lundi, il est monté à la tribune pour se présenter : « Le ballon, c'est très important. Tous les matchs sont différents, mais le ballon est le plus important. Après, il n'y a pas une façon de gagner. (...) Il faut changer les choses doucement. Cette semaine, je vais changer trois ou quatre points. »


Pas de révolution, juste une adaptation rapide, Poyet rêve surtout d'un projet qui l'emmènera (enfin) sur la longueur, ce qu'il n'a connu qu'à Brighton, lui qui n'a pas géré une saison complète depuis qu'il a quitté les Seagulls, en 2013, sur une défaite en demi-finale de play-offs face à l'ennemi Crystal Palace. Il y a eu Sunderland, Athènes, le Betis, la Chine : des échecs relatifs sur le terrain, de la vaisselle cassée en interne. L'homme est impulsif, grande gueule, volcanique, et surnommé « Radio » pour sa propension à mitrailler lors des échanges. En France, il est surtout inconnu : à Nantes, samedi, où Bordeaux a enchaîné une deuxième victoire consécutive à l'extérieur, la majorité des joueurs bordelais n'avait pas entendu parler de lui. Scepticisme ? « La meilleure façon de séduire, c'est de gagner des matchs » , répond-il, tout en étant accompagné d'une réputation d'entraîneur proche de ses joueurs, qui mise l'expression individuelle dans un ensemble collectif. Top départ.



Par Maxime Brigand
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