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« Notre combat doit faire bouger les choses »

Alors que la France vit ce 5 décembre un mouvement de grève national, le foot espagnol féminin a vécu le sien il y a quelques semaines. Et ce mouvement de contestation n'est pas près de s'arrêter tant les clubs ne sont pas disposés à répondre aux requêtes. À savoir une convention collective et un salaire minimum.

Les joueuses du championnat espagnol n’ont pas attendu le 5 décembre pour faire grève. Non, leur mouvement à elles a débuté le week-end du 16 novembre dernier. Et comme les cheminots en France, les joueuses ont aussi cessé toutes leurs activités et ainsi bloqué le championnat espagnol féminin qui a vu l’ensemble de ses matchs être reportés. Si derrière cette grève se cache l'Association des footballeurs espagnols (AFE), María José López González, avocate et directrice du service juridique de l’AFE, l’assure : « En tant que syndicat, nous avons convoqué une assemblée, mais c’est très important de préciser que ce sont les joueuses qui ont décidé de faire grève. »


Ici, les revendications sont claires : la signature d’une convention collective et la mise en place d’un salaire minimum qui serait de 16 000 euros par an. Mais aussi des contrats à trois quarts temps minimum (ce qui équivaut à un salaire de 12 000 euros annuel) quand la plupart des joueuses aujourd’hui s’entraînent 15 heures par semaine en n’étant payées que pour 4 heures par exemple. Arrivée au CD Tacón - futur Real Madrid - cet été en provenance de l’Atlético de Madrid, Aurélie Kaci confirme cette version des faits : « L’AFE est venue faire le tour des clubs pour nous expliquer la situation. Puis on a eu une réunion à Madrid où toutes les joueuses étaient conviées afin de voter pour ou contre cette grève. » Et comme parfois en démocratie, la majorité a parlé.

Pas contentes, pas contentes, pas contentes !


Pour comprendre comment les joueuses en sont arrivées là, il faut remonter à la saison dernière. Soit au moment où les discussions entre l’AFE et les clubs ont débuté. « Nous nous sommes assis autour d'une table pour négocier avec les clubs dès l’an dernier. Ils nous ont dit qu’ils avaient des problèmes économiques, et vu que la saison avait débuté, ils ne pouvaient pas accéder à notre demande. L’an dernier, nous pouvions alors le comprendre, mais pas cette saison » , s’agace María José López autour d'une table d’un bar à quelques encablures du Santiago-Bernabéu. Face à des négociations au point mort, l’AFE et les joueuses n’ont donc pas eu d’autres choix que d’utiliser l’une de leurs dernières armes : la grève.


Ce qui est intolérable, à écouter María José López qui tape du poing sur la table : « Les joueuses se comportent comme des professionnelles à part entière. Elles sont conscientes de la réalité économique. Elles ne demandent pas à avoir les mêmes salaires que les hommes. Mais seulement un minimum de sécurité en cas de blessure, de vacances ou de maternité. Ensuite, il y aura des joueuses qui gagneront 30 000 ou 40 000 euros et d’autres 12 000 ou 16 000, mais elles auront au moins les mêmes conditions de travail. » Car oui, plus que de l’argent, c’est bien d’un problème de droits qu’il s’agit. Et c’est pour cela que certains footballeurs, à l’image d’Antoine Griezmann, ont soutenu le mouvement sur les réseaux sociaux, tandis que les joueuses des trois grands clubs du pays - Barcelone, Atlético et CD Tacón -, qui ne sont pas vraiment touchées par ce problème, sont aussi solidaires dans le combat. C’est le cas notamment d’Aurélie Kaci : « Je n’ai pas pu assister au vote sur la grève, mais j’ai voté pour par procuration. Il faut qu’on soit solidaires entre nous, d’ailleurs tout le vestiaire est sur la même longueur d’onde. Notre combat doit faire bouger les choses. »

Et maintenant, on fait quoi ?


Si la grève n’a duré qu’un week-end, María José López l’assure « elle n’est pas terminée, nous sommes juste en période de trêve » . Une trêve qui se traduit dans les faits par une reprise des négociations entre les clubs et le syndicat des joueuses. Et malgré les deux ou trois réunions par semaine, les clubs restent campés sur leurs positions et ne peuvent offrir au mieux que des contrats à mi-temps et des salaires de 8 000 euros par an. Insuffisant pour l’AFE qui leur a donné comme date butoir le 20 décembre. Si, à cette date, les revendications ne sont pas adoptées, la grève devrait reprendre de plus belle. Et María José López confie que le dossier pourrait être poussé jusque devant le tribunal, même si elle affirme « que le but est d’arriver à un accord avec les clubs, car nous n’exigeons pas des folies, mais juste des conditions minimales » . Pourtant, les joueuses auraient de quoi avoir gain de cause devant la justice, comme le rappelle l’avocate aux cheveux grisonnants et aux petites lunettes rondes. Car si la loi de mars 2007 pour l'égalité effective des femmes et des hommes n’a « pas encore été adoptée dans le sport » , le cas des footballeuses pourrait toutefois faire jurisprudence.


María José López ne s’en cache pas, cette grève n’a pas pour unique but d'aider les joueuses espagnoles de football. Mais bien de venir en aide à l'ensemble du football féminin. « De plus en plus de femmes se tournent vers le football. La dernière Coupe du monde a eu un impact médiatique important pour ce sport. Mais durant ce Mondial, beaucoup de joueuses n’ont pas eu les conditions de travail que nous exigeons » , replace María José López qui hausse le ton pour que son discours ne soit pas noyé par le reggaeton craché par les enceintes. « Nous avons beaucoup d’influence en Amérique latine, mais aussi en Europe. Et dans de nombreux pays de ces continents, il n’y a pas de conventions collectives. Je pense que si nous y arrivons, ceci pourrait influencer de nombreux autres pays. » Le mouvement est lancé, reste à savoir jusqu'où il sera suivi.



Par Steven Oliveira, à Madrid Tous propos recueillis par SO.
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