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Pourquoi le Chili est la plus belle sélection du monde ?

Sur le papier, la Roja est loin d’être la meilleure équipe du monde. À l’exception de ses stars Vidal et Sánchez, ses joueurs sont remplaçants ou évoluent dans des clubs mineurs. Pourtant, avec la foi et l’expérience, cet assemblage baroque de joueurs moyens a engendré une équipe presque injouable, qui gagne tout sur son passage. Anatomie d’un miracle.

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Comme souvent en Amérique du Sud, cela a commencé par une révolution. En 2007 quand il arrive au Chili, Marcelo Bielsa interroge une quinzaine de gamins d’à peine vingt ans. Une quinzaine d’idéalistes aux rêves violents dont les chefs d’escadrille s’appellent Arturo Vidal, Alexis Sánchez ou Gary Medel. Il leur pose cette question : pourquoi le Chili, sélection mineure du football sud-américain, devrait continuer à courber l’échine docilement devant les grandes puissances continentales ? Pourquoi la fatalité voudrait que l’Argentine, le Brésil ou l’Uruguay soient supérieurs ? L’idée qu’ils peuvent renverser la table germe dans la tête de ces jeunes gens irrévérencieux : « Qu’importe où nous allions, ils étaient convaincus de pouvoir gagner et c’est contagieux, ils disaient : "On va jouer en Espagne, ils sont champions du monde, et alors ?" Rien ne fait peur à ces types, littéralement rien. Cette génération n’a pas de plafond. Quand je discute avec Arturo Vidal, le type est absolument convaincu qu’il peut être champion du monde » , se souvient Pablo Contreras, l’un des vieux grognards de l’équipe. En réalité, Arturo Vidal ne doute jamais de rien. C’est même à cela qu’on le reconnaît. Alors, quand avant un match éliminatoire contre le Paraguay en novembre 2016, le Rey déclare avec sa morgue habituelle que le Chili est la meilleure sélection du monde, on n’est pas obligé de le croire. Pourtant, les faits parlent pour lui. Depuis deux ans, la Roja a gagné les trois compétitions dans lesquelles elle était engagée : l’anecdotique China Cup et deux Copa América, une compétition que le pays n’avait jamais remporté. En deux finales très semblables, le Chili a imposé sa « paternité sur l’Argentine » , son pire ennemi. Decime que se siente ?

Argentina, Decime que se siente ?


À chaque fois, le même scénario : des matchs tendus, au couteau, Lionel Messi qui enrage de ne pas se défaire de l’étreinte de Gary Medel, deux résultats nuls et vierges et deux titres aux forceps et aux tirs au but. Un domaine qui est devenu une spécialité chilienne depuis le 28 juillet 2014. Ce jour-là, à Belo Horizonte, le Chili s’incline lors de l’épreuve fatidique face au Brésil, en huitièmes de finale du Mondial quelques minutes après que Mauricio Pinilla a fracassé la barre transversale. Un geste dont Jorge Valdano parlait ainsi : « Le résumé parfait, ce qui sépare la chance et la malchance, le hasard qui revendique toujours son importance dans ce jeu. » Mais ce jour là, les Chiliens se disent : « Nunca Mas ! » Ils ne veulent plus dépendre du hasard. Ils n’acceptent plus de se nourrir de triomphes moraux. L’acte manqué de Pinilla trouve un curieux écho mercredi dernier à la 118e minute du match contre le Portugal. Quand Arturo Vidal frappe le poteau et Martin Rodríguez la barre lors de la même action. La logique aurait voulu que le Chili s’écroule lors du dénouement. Mais non. Comme lors des deux finales de Copa América gagnées, Claudio Bravo est devenu gigantesque, les jambes des tireurs n’ont pas tremblé, prouvant ainsi que les tirs au but ne sont pas une loterie, mais bien une épreuve collective de force mentale. Gigantesque. Le Chili est porté par cette croyance irascible que l’équipe est plus forte que la fatalité. Comment expliquer, sinon, les succès de la Roja ?

Le miracle chilien


Il faut observer le corps trapu de Gary Medel pour réaliser que cette domination est une incongruité totale. Le fait qu’un type d’1m70, au corps d’haltérophile, que son club vient de placer sur la liste des transferts, soit capable de neutraliser Messi et Cristiano Ronaldo confine au chamanisme. Le fait que son associé Gonzalo Jara, défenseur moyen, parfois contesté à la U de Chile, se mue en roc infranchissable avec la sélection encore plus. À une époque où il est quasiment impossible de mesurer moins d’un mètre 85 pour évoluer en défense centrale, le fait que la troisième sélection au classement FIFA aligne une charnière dont aucun des membres ne dépasse le mètre 77 sous la toise est un anachronisme réjouissant. Et un petit miracle dont le Chili s’est fait spécialiste. En club, Edu Vargas n’a pas mis plus de cinq buts par saison en championnat depuis 2011. Il ne s’est imposé ni à Naples, ni à Valence, ni à Hoffenheim, ni aux Queens Park Rangers. Aujourd’hui, il croupit sur le banc des Tigres dans l’ombre d’André-Pierre Gignac. Et pourtant, dès qu’il se pare de rouge, il devient un goleador inarrêtable. Jean Beausejour et Mauricio Isla sont de bons joueurs, ils font les beaux jours de l’Universidad de Chile et de Cagliari. Mais soyons francs, intrinsèquement ils sont loin du top niveau international à leurs postes. Alors comment expliquer qu’en sélection, ils deviennent des contre-attaquants magnifiques et des défenseurs intraitables, capables de délivrer du caviar sur leurs centres et de rendre leurs couloirs hermétiques. Cette mue n’existe dans aucune autre sélection. Le Chili l’a érigé au rang d’art. Les joueurs chiliens ne se subliment pas avec le maillot rouge, ils se transfigurent ! Évidemment, cette transformation serait impossible sans la présence de deux joueurs extraordinaires : Arturo Vidal et Alexis Sánchez. Et d’un excellent gardien. Mais faire une telle équipe de trois chevaux de course et huit bourriques est un impensable tour de force.

Onze types et un drapeau


Certains argueront que le prototype de Bielsa – qui attaquait à tout-va, sans jamais laisser de répit à l’adversaire et sans se soucier des conséquences –, ou que le onze flamboyant de Sampaoli lors du Mondial brésilien étaient de plus belles équipes que le Chili de Pizzi. Ils ont tort. Jusqu’en 2014, la Roja ne gagnait rien. Et aussi bête que cela puisse paraître le football est avant tout une affaire de victoire. Et le Chili a appris à gagner, porté par les mêmes hommes depuis dix ans. La quinzaine d’idéalistes aux rêves violents de Bielsa brûle toujours du même feu, mais ils ont gagné en maturité. Ils sont conscients de leurs limites, savent gérer les temps faibles, endormir l’adversaire sans avoir rien perdu de leur talent, leurs fulgurances ou de leur grinta. Ils sont moins naïfs, savent être vicieux, truqueurs quand il le faut. Ils se connaissent par cœur, affichent une discipline collective qui n’existe nulle part ailleurs, un esprit sacrificiel unique. Ils sont l’expression maximale de ce que doit être une sélection nationale. Pas un assemblage de talents, mais onze types qui font corps pour un drapeau qu’ils aiment plus que tout (sans nationalisme nauséabond). Récemment, Jorge Valdano déclarait : « Le Chili, c’est le triomphe d’une génération. L’Allemagne ou l’Espagne, le triomphe d’une école. » Comme souvent, l’Argentin a raison. Derrière Medel, Vidal, Aránguiz, Beausejour et consorts, c’est presque le néant. La Roja affiche trente ans de moyenne d’âge. Le joueur le plus jeune de l’équipe type a 27 ans. Le Chili est à la croisée des chemins, quelque part entre la force de l’âge et déjà bientôt le début du déclin. La domination chilienne s’arrêtera un jour, alors profitons encore un peu de ces onze types aux tatouages de taulards et aux gueules intimidantes. Ils sont ce que le football a de plus beau à offrir.



Par Arthur Jeanne
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