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Ici c'est Paris 13 Atletico !

Le Football Club des Gobelins Paris 13 n'est plus. Ou en tout cas, plus sous son nom historique. Désormais, il faudra parler du Paris 13 Atletico, lorsque le besoin d'évoquer le 3e club parisien en matière de niveau se fera ressentir. Parce que le football contemporain ne laisse plus la place aux appellations jugées pittoresques, pour qui ambitionne de « passer un cap » . Entre modernisation et refus de se couper de ses racines, le club du sud de Paris, qui évolue en National 2, cherche son équilibre.

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« Ici, c’est match de foot à l’affiche, basket, foot ou tchep sauce arachide, glace Mister Freeze pour s’rafraîchir. » En ce début de mois de juin, les paroles de la regrettée Mafia Trece collent parfaitement à l’ambiance du 13e arrondissement parisien.
« Les demandes de licences à envoyer à la Ligue, c’est la priorité pour l’instant. Après, le terrain, c’est eux. » Robert Darini
Les terrasses du Petit-Ivry ont rouvert en même temps que le four qui jouxte le moulin de la Tour, et les habitants du quartier déambulent masque sur le nez malgré les premières chaleurs de l'année. Situé à quelques mètres du boulevard périphérique, le siège du FC Gobelins Paris 13 reprend lui aussi du service. À l’intérieur, Robert Darini, 63 ans dont 30 passés au club, prépare la reprise. « Les demandes de licences à envoyer à la Ligue, c’est la priorité pour l’instant. Après, le terrain, c’est eux » , insiste l’homme en faisant passer son chewing-gum de sa joue droite à sa joue gauche. Eux, ce sont les joueurs de l’équipe fanion, qui évoluera pour la deuxième saison consécutive en National 2, et dont l'actualité est marquée par l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Fabien Valéri, ancien joueur du Red Star, de l’Académica de Coimbra et du Paris FC. On est encore loin de l’effervescence du début de saison, mais les dirigeants s'organisent dans un contexte un peu particulier. Et pour cause, le club a changé de nom et de logo : il s'appelle désormais le Paris 13 Atletico. Une certaine idée de la modernité.

« On nous prenait pour une équipe africaine »


Fondé en 1968 par des lycéens de l'établissement Jean-Lurçat, situé avenue des Gobelins, dans le 13e arrondissement, le club a grandi jusqu'à devenir une véritable institution, dont la réputation dépasse les frontières du sud de Paris. C'est même le deuxième club français en matière de licenciés, avec 1500 adhérents. Et sur le plan sportif, tout va pour le mieux. Après avoir obtenu sept montées pour aucune descente dans les années 2000, le club, qui a vu défiler sous ses couleurs Karl Toko-Ekambi, Soualiho Meïté, Arnaud Nordin ou encore Enzo Loiodice, accède pour la première fois au National 2, le quatrième échelon hexagonal, la saison passée. Dans ces conditions, pourquoi changer le nom d'un club qui gagne ?


Pour que la France du football situe enfin le club sur la carte, argumente Frédéric Pereira, le jeune président de 39 ans, qui invite à la discussion dans un bureau plus spacieux que celui de Robert, histoire de respecter les distances de sécurité.
« Il y a deux ans, quand on est monté en National 3, on écrivait "Gobelins" sur les feuilles de match, et les gens avaient du mal à nous situer, à savoir qui on était réellement. » Frédéric Pereira
« Il y a deux ans, quand on est monté en National 3, on écrivait "Gobelins" sur les feuilles de match, et les gens avaient du mal à nous situer, à savoir qui on était réellement. Donc à l’époque, on a essayé de mettre en avant Paris, mais les gens avaient encore du mal. » Plus il gravirait les échelons, plus le FC Gobelins perdrait en notoriété, à mesure que les déplacements s'allongent. La théorie se tient. « Cette année encore, plusieurs présidents de clubs sont venus nous taquiner, en nous demandant : "Mais c'est quoi, ce nom ?" » renchérit celui qui dirige également Skita, l'équipementier numéro un en Île-de-France. Nicolas Ducteil, éducateur des U17, apporte un exemple concret. « Lors de tournois en Belgique et aux Pays-Bas, on nous appelle "Gobelets", ou "Gobelines". Il est même arrivé qu'on nous prenne pour une équipe africaine. » « On voulait mettre Paris en avant, résume Pereira. On est quand même le troisième club de la capitale en matière de niveau ! »

Paris et sa tour Eiffel


« Moi, j’aime bien ce nom, tout comme le nouveau logo. Il est mieux que l'ancien, ça fait plus professionnel. » Christian Delavault
Pour valider le patronyme, le président assure que les joueurs des différentes sections ont été consultés. Ce seraient même eux qui auraient décidé, sondés par les différents éducateurs du club. « Atlético Paris 13 est le nom qui est le plus ressorti. On a hésité avec Gobelins Atlético, mais les jeunes ne voulaient pas » , affirme le board en prenant à témoin de jeunes joueurs de passage dans le club-house. Ces derniers acquiescent timidement, la tête basse, sauf Christian Delavault, milieu de terrain U15 qui va entamer sa deuxième saison chez les Vert et Noir : « Moi, j’aime bien ce nom, tout comme le nouveau logo. Il est mieux que l'ancien, ça fait plus professionnel. »


Car pour que le lifting soit complet, les armoiries du club ont également été rafraîchies. Exit le blason qui n'avait pas changé depuis la création du club, en 1968. Place à un logo, comme le football moderne l'exige. Le traditionnel ballon à damier est remplacé par l'inévitable tour Eiffel. Comme sur les logos de ses grands frères du Paris Saint-Germain et du Paris FC. « On a hésité avec l'Arc de triomphe ou la BNF (Bibliothèque nationale de France, également située dans le 13e, N.D.L.R.), mais qu'on le veuille ou non, Paris, ça reste la tour Eiffel. »

Des racines préservées, assure le président


Ce relooking intégral fait inévitablement craindre une perte d'identité.
« En fait, les critiques sont surtout venues de Twitter, de la part de gens qui ne nous connaissent pas, ou peu. Tous ceux qui nous connaissent sont contents de ce changement de nom. » Robert Darini
Selon de nombreux internautes, le FC Gobelins Paris 13 se serait même vendu au foot-business, ce que Pereira réfute avec force, en affirmant que le club garde ses racines, arguments à la clé : « On n'a pas changé nos couleurs, la date de création du club est sur le logo, et surtout, les joueurs s'appellent encore "les Gobelins", comme ceux de Manchester United resteront les "Red Devils" quoi qu'il arrive. On aurait pu juste s'appeler Paris Atlético, mais on a tenu à garder le 13, car nous sommes enracinés dans cet arrondissement. Nous restons un club familial, les gens à la tête du club sont là depuis 30 ans. » « Et puis Atlético, ça va bien avec notre ADN, on lâche rien, on est des guerriers » , appuie Robert Darini en faisant référence à l'équipe de Diego Simeone. « En fait, les critiques sont surtout venues de Twitter, de la part de gens qui ne nous connaissent pas, ou peu. Tous ceux qui nous connaissent sont contents de ce changement de nom, assure Pereira. Quand il y a du changement, il y a de la critique, c'est normal. Cela fait aussi avancer. »


Frédéric Pereira, Nicolas Ducteil, Robert Darini, et un Bordelais

Les jeunes pas si emballés par ce nouveau nom


Modernisation, désir de « passer un cap » en gagnant en crédibilité, et envie de signifier au monde qu'il devra désormais composer avec un club qui n'est plus qu'une équipe de quartier : le speech rodé de Frédéric Pereira est plutôt convaincant. Mais une fois sorti des locaux du club, dont la façade attend elle aussi son lifting onomastique, les langues des jeunes pousses des Gobelins se délient. Yamoussa, qui jouera la saison prochaine en Régional 1 avec les U16, ne cache pas son scepticisme : « Je préférais l’ancien nom parce que c’est plus historique. Mais c’est une nouvelle ère, donc on prend, il faut s’habituer. » Abdoulaye, son ancien coéquipier qui rejoindra l'AS Monaco à la reprise, va dans le même sens. « Je préférais les Gobelins, car c’est la famille depuis longtemps. Changer soudainement, comme ça, ça fait un blocage » , concède celui qui a joué sept ans aux Gobelins.


Bien que ces deux avis ne soient pas forcément représentatifs de la pensée générale, ils démontrent en revanche que ce changement de nom n’est pas forcément du goût de la nouvelle génération. Un paradoxe qui ne devrait pas empêcher le Paris 13 Atletico de continuer à gravir les échelons en attirant toujours plus de jeunes talents. Car c'est là la seule ambition du club qui évoluait en Départemental il y a 11 ans. « On est bien, en National 2. Notre but est d'y rester, la montée n'est pas un objectif. L'objectif, c'est la formation » , expose Pereira qui prophétise que 7 ou 8 joueurs parmi ses U17 nationaux vont signer dans des clubs pros en fin de saison prochaine, comme vient de le faire son arrière gauche. « Une signature dans un club pro, c'est dix nouveaux joueurs qui arrivent, explique Nicolas Ducteil, l'éducateur de ces fameux U17. Les jeunes sont comme ça : s'ils entendent qu'un joueur a signé pro, ils veulent venir au club. » Et peu importe son nom, s'il peut les aider à réussir leur vie.

Par Mathias Edwards et Maxime Renaudet
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