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Pourquoi Bordeaux jouera son avenir devant la DNCG

Le 16 juillet prochain, les Girondins de Bordeaux joueront leur avenir devant la DNCG. Pour cela ils comptent sur un geste pas si évident de leur propriétaire, King Street.

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Le 7 juillet dernier, les Girondins de Bordeaux devaient se plier au traditionnel passage de fin de saison devant la DNCG. L’événement avait été coché de longue date par le board bordelais, qui avait gelé toutes ses dépenses en attendant l'issue de ce rendez-vous. C'est dire son importance pour la suite du feuilleton girondin. Oui, mais voilà : à 16h34, la nouvelle tombait. Bordeaux demandait et obtenait un report au 16 juillet de son audition devant le « gendarme financier » . Et ce n'est pas bon signe.

Les origines du mal


Pour comprendre la situation financière dans laquelle se trouvent les Marine et Blanc, il convient de rembobiner le film. En 2018, lorsque GACP rachète les Girondins avec l'aide financière de King Street, l'objectif de Joe DaGrosa est clair : gagner de l'argent en développant la marque « Bordeaux » et, surtout, parvenir à dégager des résultats d’exploitation excédentaires afin d'activer le chemin du profit. Seulement, gagner de l’argent en football n’est pas aussi simple que cela. En 2018, le club présentait déjà un solde net déficitaire (-14 millions d’euros) et une masse salariale supérieure à 100 millions d’euros. Alors, qu’ont fait les nouveaux dirigeants bordelais ? Ils ont tout simplement fait exploser les dépenses d’exploitation de plus de 76% sur toute la période, sans être capables d’assurer à la fois des performances sportives et des résultats économiques à l’équilibre. En décembre 2019, King Street a eu beau racheter les parts du GACP de Joe DaGrosa, jugé responsable d'avoir creusé un déficit de 35 millions d'euros, la situation ne s'est pas pour autant améliorée. Bien au contraire. Saison après saison, le bilan s’est déprécié, pour atteindre les 25 millions d’euros de pertes en 2019, sans assurer ni la valorisation des actifs, ni la moindre qualification en compétition européenne, loin de là. Dit plus simplement, les investissements n’ont pas permis les victoires sportives et les profits économiques qui vont avec. Soit la condition obligatoire pour gagner de l'argent dans le football.



Et c’est tout le navire qui s’est alors effrité. Car le projet Girondins de Bordeaux américain fonctionne sur un mécanisme d’effet de levier : emprunter pour investir et espérer récupérer sa mise de départ. Les experts parlent de LBO, ou Leverage Buy Out. King Street, malgré un chiffre d’affaires colossal, avait ainsi souscrit un crédit de 40 millions d’euros pour payer une partie des 100 millions d’euros fixés par le groupe M6 en 2018. Conséquence : en plus de la pression mise par la clientèle du fonds d’investissement, le groupe s’est retrouvé créditeur auprès du fonds de couverture Fortress. Résumons la situation : Bordeaux doit gagner de l’argent, car c’est le fonctionnement même d’un fonds d’investissement, et surtout, parce que King Street doit effacer cette ligne de crédit de 40 millions, qui fait tache dans le dossier. Mais il y a un souci et non des moindres, Bordeaux ne gagne pas d’argent. Pire, son solde serait déficitaire de 30 millions d'euros. Cela fait beaucoup, à l'heure de passer devant la DNCG.

La nécessaire recapitalisation par King Street


Contrairement au fair-play financier de l'UEFA, la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG) veille à la solvabilité des clubs, et non à leur rentabilité. Pour elle, ce qui prime, c'est qu'ils soient jugés capables de tenir leurs comptes sur la durée, afin de toujours être solvables en fin d'exercice. Pour cela, les Girondins comptent habituellement sur l’actionnaire-propriétaire, pour apporter une « lettre de confort » garantissant de combler le déficit, comme ce fut déjà le cas il y a un an, et les années précédentes avec M6. Mais cette saison, Bordeaux est plus largement dans le rouge qu'à l'accoutumée. Son déficit structurel s'est transformé en gouffre, sans parler de la crise mondiale et des impacts liés au Covid-19. Et c'est sur une nécessaire, voire indispensable recapitalisation du club opérée par King Street, que son avenir est suspendu. Or, le fonds d'investissement serait dans le doute. Et on peut le comprendre. Après tout, persuadé par GACP de lui prêter des fonds pour financer le rachat du FCGB, King Street n'avait à l'origine jamais prévu de gérer un club de foot. Surtout si c'est pour renflouer des caisses vides qui ne pourront jamais être remplies. Ce serait justement cette hésitation de King Street, qui aurait poussé les dirigeants bordelais à demander le report de leur fameuse audition du 7 juillet, invoquant « un problème d'agenda » . Le fonds d'investissement américain a désormais jusqu'au jeudi 16 juillet pour décider s'il sauve les Girondins de Bordeaux ou s'il décide d'arrêter les frais. Si la seconde option était choisie, cela signifierait que King Street abandonnerait la quasi-totalité des sommes investies, avec la quasi-assurance de voir un club acheté 100 millions d'euros il y a deux ans perdre son statut professionnel et se retrouver en National 2. Cela paraît hautement improbable. Mais depuis quelques mois, l'improbabilité est devenue la norme, au Haillan.

Par Mathias Edwards et Pierre Rondeau
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