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Pourquoi Angleterre-Cameroun est le meilleur match du mondial 1990

Une oasis dans un désert de tristesse. S'il ne fallait garder qu'un match du pauvre mondial 1990, ce serait sans aucun doute le quart de finale entre l'Angleterre et le Cameroun, remporté par les Three Lions au terme d'un scénario étouffant et grâce à deux penaltys inscrits par Gary Lineker. Inoubliable.

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Sur l’horoscope, tout va bien. Automne 1989. Blindé de succès, Roger Milla s’est réfugié à La Réunion, où il vit sa plus belle vie. Les journées du roi sont simples : balades en forêt, jacuzzis, massages... Le foot pro, Milla n’y pense plus. Ce qu’il veut, c’est s’amuser et progressivement commencer l’écriture de la suite de sa vie. Problème : invité en décembre à participer au jubilé de son pote Théophile Abega, à Douala, Roger Milla s’amuse à tout casser. La question qui tue arrive donc logiquement. « Monsieur Milla, est-ce impossible de vous voir en Italie dans quelques mois ? » Difficile à dire sur l’instant. Plus facile quelques mois plus tard : lors de la CAN 1990, organisée en Algérie, le Cameroun prend la porte à l’issue du premier tour et c’est tout un pays qui s’affole. Sur le banc, Valeri Nepomniachi peine à expliquer l’échec des Lions : il ne parle pas un mot de français et n’a que quelques notions d’anglais. Que faire ? Le président Paul Biya a la solution et trois ministres de son gouvernement vont dans son sens : Nepomniachi doit faire une place à Roger Milla dans ses valises. « Selon eux, il n’y avait que moi pour nous sortir de la merde dans laquelle nous étions, expliquait l’intéressé dans un entretien donné à So Foot en avril 2019. Je n’y croyais pas, mais je me suis remis au travail. En trois mois, j’étais revenu à un gros niveau physique. Je pouvais écraser tout le monde. » S’il vient de remporter un titre de champion de La Réunion avec la Saint-Pierroise, Milla, alors âgé de trente-huit ans, ne fait pourtant pas l’unanimité auprès des membres de la sélection. Le staff va alors tout mettre en place pour lui permettre de revenir à 100% de ses capacités et de travailler sa légitimité. Lors de leur préparation, en Yougoslavie, rien ne s’arrange pour autant pour le Cameroun, mené 3-0 par l’Hajduk Split lors d’un match amical. Dos au mur, Valeri Nepomniachi se tourne alors vers Milla et le fait entrer en jeu : il va inscrire un doublé et regagner sa place dans le cœur de ses potes. Quelque chose vient de basculer.


Le feu Milla et la salade de regrets


Un peu plus d’un mois plus tard, voilà le tableau : le Cameroun a cogné l’Argentine en ouverture du mondial (1-0), confirmé face à la Roumanie (2-1), laissé filer son troisième match de poules face à l’URSS (0-4) et a écarté la Colombie lors des huitièmes de finale (2-1) grâce à un doublé de Roger Milla. Première historique : une nation africaine est présente lors des quarts de finale d’une Coupe du monde et s’apprête à défier l’Angleterre de Bobby Robson, miraculée au tour précédent face à une Belgique séchée à la dernière minute de la prolongation par un but de David Platt, et ce, alors que les Diables rouges ont touché deux fois les montants. Au milieu d’un tournoi pourri par le cynisme et la violence, ce quart de finale va alors être plus qu’un match de foot : il s’agit ici d’une oasis de bonheur dans un désert de tristesse. À Naples, alors que la tendance générale est à la prise de risques minimale, le Cameroun explose dans tous les sens offensivement, et après moins d’un quart d’heure de jeu, à la suite d'un ballon perdu par Gascoigne, Cyril Makanaky lâche son premier sprint avant de trouver à sa droite Mfédé. La suite est une merveille : Mfédé cherche Pagal plein axe, dont la feinte met au sol Terry Butcher et profite à François Omam-Biyik... Shilton surgit et évite la catastrophe. Les Lions indomptables ont malgré tout donné le thème de la soirée : il s’agit bien d’une nuit tous crocs dehors.



Décevante depuis le début du mondial, l’Angleterre de Robson se rebiffe alors et profite des nombreux dézonages de Chris Waddle, couplés aux percées verticales de Gazza, pour faire la différence dans l’entrejeu. À la 25e minute de jeu, à la suite d'une superbe sortie de balle de Waddle, Pearce est trouvé côté gauche et trouve la tête de l’invité surprise du onze anglais du soir : David Platt, remplaçant au début de la compétition avant se faire un nom face à la Belgique. Contre le cours du jeu, les Three Lions ont le scénario de la rencontre entre les doigts alors que le Cameroun continue de cogner en contre-attaque, profitant notamment des espaces laissés par Paul Parker. À dix minutes de la pause, seul au point de penalty, Thomas Libiih est alors tout proche d’égaliser, mais le destin a déjà choisi son camp : les Lions indomptables sont à Naples pour souffrir et se faire une salade de regrets face à des Anglais longtemps incapables de pénétrer leur surface. Certaines occasions ne se présentant qu’une fois, Valeri Nepomniachi revient des vestiaires, sort son flingue et tire la balle Roger Milla, un homme qui vivait avec « un ordinateur dans la tête » selon le sélectionneur russe. Tactiquement, l’ancien change tout et fait tout : il est le premier relais pour sortir les ballons, un point de fixation brillant, donne de la vitesse aux mouvements camerounais, s’en va décrocher un penalty dans les pieds de Gascoigne à l’heure de jeu et trouve magnifiquement Eugène Ekéké quatre minutes plus tard au terme d’un une-deux royal.



« Finalement, on s’en est sortis... »


En passant à trois milieux, le Cameroun a réussi à davantage bousculer une Angleterre bancale dans son repli - Platt n’a par exemple pas réussi à suivre Eukéné sur le second but camerounais - et a vu Omam-Biyik gratter de multiples balles de break. Non converties, malheureusement : l’attaquant lavallois a buté une première fois sur Shilton (78e) après une belle combinaison avec Roger Milla, puis une seconde (88e) après un nouveau bon décalage de son vieux pote en fin de match. Et l’Angleterre, dans tout ça ? Elle s’est surtout contentée de résister, a réussi à revenir grâce à un penalty arraché par Lineker dans les pieds de Massing à sept minutes de la fin et ne pouvait s’en sortir que sur un exploit de Waddle ou un slalom gagnant de Gazza. La preuve : elle s’en est tirée grâce à une merveille d’ouverture du futur joueur de la Lazio, au bord des crampes, pour Lineker juste avant la mi-temps de la prolongation. Une ouverture sur laquelle N’Kono est sorti pour sauver la patrie et où Benjamin Massing a débarqué en retard, fauchant au passage le numéro 10 anglais. Gary Lineker s’est alors contenté de fusiller le portier camerounais plein axe et de s’offrir un doublé sur penalty. Jeu, set et match : le Cameroun ne reviendra jamais et passera le dernier quart d’heure à tirer la langue avant de s’offrir un tour d’honneur, notamment consacré à Roger Millla. Après la foire, Bobby Robson, lui, refusera de se planquer : « À un moment de la rencontre, je nous ai vus dans l’avion en train de rentrer à la maison. Nous n’avons jamais sous-estimé le Cameroun, mais ils nous ont quand même surpris avec leur vitesse, la qualité de leurs mouvements et leur puissance... Finalement, on s’en est sortis. Je ne sais pas trop comment, d’ailleurs. » Le destin reprendra finalement l’Angleterre par le col au tour suivant et fera chialer Gazza : drôle de mondial, définitivement.



Par Maxime Brigand
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