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Pontivy : deux clubs, deux coeurs

Ce week-end, l’épicentre de la Bretagne s’appelle Pontivy, une petite commune de 15 000 habitants. La chance de la cité morbihannaise ? Pouvoir se gargariser de compter deux clubs en National 3, mais surtout en 32e de finale de la Coupe de France. Le Stade pontivyen aura le droit de se frotter à Guingamp à Roudourou samedi, pendant que la GSI Pontivy a pris rendez-vous avec le PSG au Moustoir dimanche soir. Une belle occasion pour s’intéresser à une ville qui vit le foot au rythme de ses deux clubs depuis près de 100 ans, entre rivalités, effervescence et débats autour d’une fusion.

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Samedi 1er septembre 2018, 20h. Jonathan Tribodet porte le sifflet à ses lèvres, et renvoie les 22 acteurs de ce triste Stade pontivyen-GSI Pontivy dos à dos, sur un 0-0 frustrant pour les 2000 spectateurs massés au stade du Faubourg de Verdun, antre des deux formations. Mais qui arrange un peu tout le monde : avec ce nul décroché le frein à la main, chacune des équipes prend, après trois journées, son premier point en National 3. Une division que le Stade découvre, et où il retrouve la Garde Saint-Ivy, une première depuis 1992. Le tout Pontivy attendait un derby en championnat depuis un gros quart de siècle ? L’éléphant a accouché d’une souris, et supporters jaune comme vert sont bons pour patienter jusqu’au 11 mai, date du match retour, pour revivre l’ivresse d’un duel pontivo-pontivyen. Pas celle des sommets : entre-temps, la Coupe de France est passée par là.

Le petit miracle du foot breton


Et les deux clubs morbihannais ont pu compter sur la bienveillance de la vieille dame du foot français au moment du tirage des 32e de finale, le 10 décembre : pour la GSI, ce serait le quadruple tenant du titre, le Paris Saint-Germain, à Lorient. Quant au Stade, il défiera sur leur pelouse les derniers humains à avoir levé le trophée avant le début de l’hégémonie parisienne, Guingamp. Un tirage tel qu’il en vient à dégager Emmanuel Macron, les gilets jaunes, Alexandre Benalla et le prix de l’essence des préoccupations quotidiennes. « En ville, les gens sont contents, fiers de leur club, on ressent une vraie satisfaction, un vrai plaisir, observe Mickaël Le Sauce, le président du Stade. Ils parlent beaucoup moins des soucis du quotidien, ça fait du bien en cette période difficile. » Un tirage tel, aussi, qu’il occulte l’essentiel : coincée au coeur d’un no man’s land communément appelé le Centre-Bretagne, Pontivy, bled de 14 491 habitants au dernier recensement et davantage réputée pour ses galettes que son football, possède donc deux clubs en National 3. Et surtout deux représentants en 32e de finale de la Coupe de France, une première pour une commune de moins de 15 000 âmes.


La dernière ville - bretonne elle aussi - à avoir placé deux clubs amateurs à ce stade de la compétition s’appelle Vitré. C’était en 2003, année où La Vitréenne et l’AS Vitré, pensionnaires du CFA 2 (N3) et du CFA (N2), ont respectivement rendu les armes face à Dijon et l’AC Ajaccio, alors en National et en Ligue 1. Voilà qui situe l’exploit pontivyen, dont la double représentation à ce niveau tient à des tirages au sort favorables pour la Garde, qui n’a affronté aucune équipe de division supérieure jusqu’ici, et à un exploit au 8e tour (1-0) face à Avranches (National) côté stadiste. Leur présence en N3 résulte elle d’une volonté politique, à entendre Michel Jarnigon, coach durant 18 ans de la GSI, qu’il a notamment menée jusqu’aux huitièmes de finale de la compétition en 2000 (pour une défaite 4-0 au Roudourou face à Monaco, futur champion de France), et aujourd’hui adjoint aux sports à la mairie de Pontivy : « 50 000 euros (25 000 par club) sur une enveloppe de 255 000 euros de subventions aux associations sportives, ce n’est quand même pas si mal. À Pontivy, on a aussi Marie Le Net, championne du monde juniors de cyclisme sur piste, Gaël Le Bellec, triple champion du monde de duathlon longue distance, ainsi qu’un club de kayak évoluant en D1 et plusieurs fois champion de France. » La municipalité doit donc arbitrer, quand chaque Pontivyen doit trancher entre la Garde et le Stade.

Entre rivalité et cohabitation


L’histoire est bien connue : la GSI a longtemps été considérée comme le club des curés – il a été fondé en 1909 par l’abbé Thoret -, pendant que le Stade, créé en 1920, était celui des laïcs. Et aujourd’hui, ça donne quoi ? « Avoir un club catholique et un autre laïc, c’était le cas dans toutes les communes en Bretagne, explique Michel Jarnigon. On aime représenter les gens avec des images, mais celles-ci sont beaucoup moins fortes aujourd’hui. Au Stade, il y a eu des présidents encartés dans des partis de droite. » L’aspect religieux a fini par laisser place à la vérité du terrain ou tout simplement aux affinités au moment de choisir son écurie. « Quand je suis arrivé au lycée à Pontivy, j’ai été attiré par le niveau de la GSI. Puis, j’ai fait le tour du club, je suis rentré dans la vie active, je n’arrivais pas à percer en équipe première et je suis parti au Stade » , raconte Julien Rivalan, qui fête sa dixième saison sous le maillot jaune. Car la Garde s’impose bien comme le club le plus reconnu dans la commune pontivyenne. Les Verts sont habitués aux parcours en Coupe de France - où ils ont aussi joué Auxerre et Marseille dans les années 90 -, et surtout à évoluer au quatrième ou cinquième échelon national. « Il y a des gens qui vont être attirés par cette culture de la compétition et d’autres par les valeurs du Stade, ajoute le défenseur central. C’est un club convivial, familial et très humble. »



Sauf que cette saison, les deux voisins se sont retrouvés dans la même division. Une montée historique pour le Stade pontivyen, qui est « le résultat d’un gros travail au niveau de la structure globale du club » , selon Julien. Et la rivalité dans tout ça ? « Les mentalités évoluent, les générations changent, je parlerais plutôt de concurrence, pas de rivalité, affirme Mickaël Le Sauce. L’ambiance est très bonne entre nous » . Julien Rivalan confirme les propos de son président : « Les deux clubs cohabitent, les joueurs se connaissent. Jeudi soir, on a tous été reçus à la mairie et on a pu discuter un peu avec les joueurs de la GSI, ils vont quand même jouer Paris ! Il y a de la place pour la GSI et le Stade à Pontivy. » En attendant la fusion ?

Deux pour tous, tous pour un ?


Le sujet est évoqué depuis déjà plusieurs années dans la cité morbihannaise. Le débat est même plus que jamais dans l’actualité depuis que les deux clubs se tirent la bourre en N3. Il faut dire qu’une fusion pourrait leur permettre d’unir leurs forces, mais aussi de bénéficier d’un peu plus d’argent en récupérant une subvention municipale plus importante. « C’est inéluctable si on veut rester une place forte du foot amateur breton, confirme Michel Jarnigon. On peut penser qu’en Centre-Bretagne, on a la capacité d’avoir un club un peu plus haut. Mais il faut dégager un budget supérieur pour cela. La GSI est prête à ouvrir les discussions, mais c’est un peu plus compliqué du côté du Stade, qui a peur de perdre son identité. Pour l’heure, il est difficile de réunir tout le monde autour de la table. »

La peur de perdre son identité, mais aussi celle pour certains joueurs de ne plus avoir l’opportunité d’évoluer à un tel niveau. « Je ne suis pas forcément favorable à la fusion. C’est tout bête, mais s’il n’y avait eu qu’une seule équipe à Pontivy, seulement 16 joueurs pourraient jouer un 32e. Ce week-end, on sera 32, argumente Julien. J’étais présent pour les 90 ans du Stade (en 2011), les 100 ans vont bientôt arriver. C’est mon club de cœur. Le FC Pontivy ? Je ne connais pas. » Et si le président a lui un avis moins tranché, il n’envisage pour le moment pas une fusion. « Les nouvelles générations voient les choses différemment, alors peut-être qu’on y viendra, mais pas pour le moment, assure Mickaël Le Sauce. Attention, je ne suis pas fermé, mais il faut que les choses se fassent tranquillement. Si elles doivent se faire, elles se feront. » Pour l'heure, la priorité reste de s'assurer d'avoir suffisamment de bières au frais afin de fêter dignement les deux clubs de la ville.



Par Simon Butel et Clément Gavard Tous propos recueillis par SB et CG
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