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Pogba mon amour

Antoine Griezmann a beau avoir été élu homme du match de la finale, Paul Pogba aurait tout à fait pu hériter de ce trophée symbolique. Qu'importe, le n°6 des Bleus n'a pas besoin de cette couronne pour être le vrai nouveau roi de l'équipe de France.

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Il s’est mis à pleuvoir très, très, très fort à 19h26, pile au moment où les Croates sont allés serrer la main de Gianni Infantino et récupérer leur médaille en chocolat. La nature a fait n’importe quoi : les joues de Luka Modrić et ses coéquipiers étaient déjà bien assez humides comme ça. Surtout, Paul Pogba avait rendu la pelouse suffisamment glissante en l’arrosant de son âme pendant 90 minutes. Mais la nature ne fait pas toujours n’importe quoi. Un jour, à Lagny-sur-Marne, elle a décidé de mettre au monde un être humain plus solaire que les autres. Un quart de siècle plus tard, le voilà sur le toit du monde, avec ses potes, après avoir accompli un immense match.

De la Seine-et-Marne au toit du monde

Pas la peine d’analyser chacune de ses foulées depuis le berceau, ses premières licences en Seine-et-Marne, sa formation au Havre Athletic Club, son départ à Manchester United à 16 ans, sa signature à la Juventus en 2012 et son come-back chez les Red Devils quatre ans plus tard. Ne clignons pas des yeux et restons concentrés sur l’instant. Les pédiatres conseillent parfois aux enfants qui ont du mal à s’endormir de penser à des souvenirs positifs de leur journée. Paul Pogba n’est pas un gamin. Alors ce soir, il va penser à des souvenirs positifs de sa journée et faire une nuit blanche. Il va repenser à ces 90 minutes face à la Croatie en se focalisant sur les siennes. Sa première action marquante s’est passé sans ballon : un regard d’encouragement à destination de Benjamin Pavard, qui venait de faire une grosse bêtise (4e). Paul en a déjà fait dans sa carrière, et le public et la majorité de la presse ont trop souvent eu tendance à leur accorder une part trop importante par rapport à tout le bien que le milieu de terrain est capable de semer sur un terrain.

Ici pour créer et pour finir

Paul Pogba a 25 ans, il est champion du monde et on ne l’emmerdera plus à dire que son palmarès est un peu maigre. Parfois, il y a des comparaisons nulles qui méritent quand même d’être faites : Lionel Messi et Cristiano Ronaldo n’ont jamais soulevé de Coupe du monde. Pogba, si. Et on a désormais le droit de dire ce qu'on n'osait pas penser : en brillant autant lors du match le plus important de l’année, Pogba va forcément voir son nom intégrer les discussions quant à l'identité du prochain Ballon d’or.



Il y a toujours eu des débats sur le n°6 de l’équipe de France. Pourtant, il n’y a jamais eu de problème. Que des malentendus. On n'a pas toujours su comment l’utiliser, perdant notre temps à chercher s’il s’agissait d’un 6, d’un 8 ou d’un 10. Paul Pogba (60 sélections, 10 buts) vaut mieux que des vulgaires débats tactiques. Il doit être sur le terrain et faire ce qu’il veut, voilà tout. C’est tout de même un joli symbole que de le voir marquer en finale de Mondial, et son but raconte bien le joueur qu'il est. À la 59e minute, c’est lui qui lance adorablement en profondeur Kylian Mbappé, lequel centre pour Griezmann qui remet en retrait pour Pogba. Sa première frappe du droit est repoussée par une jambe croate. La suivante, du gauche, laisse Danijel Subašić impuissant. Voilà qui est Paul Pogba : un joueur qui peut être à la création et à la finition tout en ayant eu le temps de rater une première frappe. Il faut l’accepter comme ça. Et prier pour qu’il ait 25 ans toute sa vie.

Par Matthieu Pécot, au stade Loujniki
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