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Pogba, casse-tête et virage

Absent du déplacement en FA Cup samedi à Huddersfield, Paul Pogba est actuellement enfermé dans une situation floue à Manchester United, dix-huit mois après son retour au club. Le voilà bloqué sur un carrefour.

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Une image, pour commencer, enfermée dans le cadre si particulier que peut être l’univers de la sélection nationale, monde impitoyable où le joueur de foot est un peu plus que ça : c’est un homme en représentation pour son pays, avec tout ce que cela implique. Retour à l’automne 2016, à la digestion d’un Euro perdu à la maison, direction les couloirs de la Johan Cruyff Arena d’Amsterdam où l’équipe de France était venue s’imposer le 10 octobre 2016 (1-0). Là, on avait retrouvé une pièce du puzzle national sous le poids des attentes : Paul Pogba, forcément. La veille, Hugo Lloris, le capitaine des Bleus, avait parlé d’un vestiaire attendant « plus de Paul » . Raphaël Varane, de son côté, avait rajouté une couche de peinture sur la tronche du milieu tricolore : « Paul ne doute pas de lui. On est tous conscients de ses qualités, et c’est pour ça qu’on en attend beaucoup. »

Timidement, Pogba s’était alors avancé – fait rare, Didier Deschamps faisant le maximum pour réduire au minimum les prises de parole d’un jouet dont il cherche encore à exploiter les totales capacités –, s’efforçant de réintégrer l’ensemble : « Il n’y a pas d’équipe "Pogba". Je joue pour l’équipe de France. Si l’équipe de France fait un bon match, j’ai fait un bon match. Si l’équipe de France fait un mauvais match, j’ai fait un mauvais match. (...) Je suis quelqu’un qui essaye des choses. J’apprends encore. Le coach m’a donné des instructions, j’essaie de m’adapter. Je sais que je dois jouer de manière plus sobre. » C’était la face A : le Pogba qui s’appartient encore, l’élève sérieux, celui qui expliquait plus d’un an plus tôt ne valoir que dalle et avoir encore tout à améliorer pour « arriver au niveau de Pirlo, Buffon et Chiellini » .

Coquille vide et bordel tactique


Paul Pogba est un paradoxe, une coquille difficile à casser et un joueur qui continue de poser plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Le voyage d’Amsterdam a beau avoir été dégagé à l’horizon, il reste ce vieux refrain qui nous parle du « potentiel » d’un milieu de 24 ans difficile à caser. Oui, le Français a tout d’un grand, les qualités techniques, physiques, la vitesse, le coffre pour répéter les efforts. José Mourinho ne dit d’ailleurs pas autre chose : « Peu de joueurs ont le potentiel de Paul, car il a tout. » Pas faux, mais Paul est aussi un casse-tête. Interrogé sur Sky Sports récemment, Wayne Rooney avait tenté de foutre les doigts dans le problème : « Pour moi, Paul Pogba est le prototype du box-to-box. Il peut à peu près tout bien faire. S’il avait davantage de liberté, soit un poste où il n’aurait pas trop à penser aux tâches défensives, il pourrait faire du grabuge. » On touche au problème central : celui de la perception d’un joueur qui a décroché depuis déjà plusieurs mois la comparaison avec Patrick Vieira. Aujourd’hui, Pogba est box, point. « Jouer libérer des tâches défensives, ce n’est pas être un box-to-box, a d’ailleurs recadré Mourinho en conférence de presse. Lorsque les gens se demandent quelle est la meilleure position de Paul, il faut répondre que c’est un milieu de terrain. C’est tout. »


Les chiffres racontent la même chose : à l’Emirates Stadium, le 2 décembre dernier, où Pogba avait livré l'une de ses meilleures performances de la saison (3-1) avant d’être expulsé, signe d’un manque de discipline encore criant, Manchester United avait concédé 33 tirs, ce qui dit beaucoup de la couverture défensive du milieu français. À Everton (2-0), autre jour de lumière du tricolore, c’était plus ou moins le même constat : libéré, le Français brille. Une question sur la table : serait-ce donc à Mourinho de se plier à son joueur ? Depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, les différents consultants se succèdent sur les plateaux anglais pour militer pour la mise en place du 4-3-3. Thierry Henry : « À la Juve, clairement, ils ne lui faisaient pas confiance au cœur du jeu. Ils le faisaient jouer davantage sur un côté. Pogba n’est pas Kanté. Kanté sent le danger et sait où sera le ballon. Il a ça dans son ADN. Pogba a, lui, dans son ADN, la capacité à créer. » Graeme Souness, un mec dont on peut raisonnablement affirmer qu’il connaît deux-trois choses sur le jeu, a lui pris moins de pincettes : « Vous ne pouvez pas compter sur lui dans le travail défensif. Depuis qu’il est arrivé, je ne vois pas d’évolution dans son jeu. Il joue comme un écolier qui court après le ballon dans la cour de récréation. (...) Il ne comprend pas le jeu sans ballon, il n’est jamais là où il devrait être. » Drôle d’ambiance.

Mourinho et la nouvelle génération


Le problème va un peu plus loin : secoué et remplacé par Mourinho lors de la défaite de Manchester United à Wembley face à Tottenham (0-2), où la paire Dembélé-Dier a avalé le milieu mancunien, Pogba a ensuite été remplaçant face à Huddersfield (2-0) et remplacé à Newcastle (0-1). Samedi, en FA Cup face à Huddersfield (2-0), Paul Pogba devait être de nouveau titulaire, et ce, alors que José Mourinho avait décidé de se plier en 4-3-3, enfin. Facile ? Non, le milieu français ne s’est pas pointé au rendez-vous, visiblement pour une maladie, ce qui a grandement agacé l’entraîneur portugais, alors que Scott McTominay a, une nouvelle fois, marqué des points. Il n’en fallait pas plus pour allumer le feu : « Pogba ? Je ne sais pas ce qu’il a, et je m’en fiche. (...) McTominay, lui, mérite de jouer plus. Il n’a pas de cheveux colorés, pas de grosse voiture ou de grosse montre, pas de tatouages. Est-ce que Pogba sera disponible contre Séville ? Je ne sais pas. (Pogba est bien dans le groupe, ndlr) Il faudrait déjà que je comprenne pourquoi il a dit qu’il ne voulait pas jouer. » De quoi alimenter encore un peu plus les rumeurs de frictions entre les deux hommes, ce que Mourinho a dégagé à l'horizon.



Reste que cette situation touche autre chose : en novembre 2016, Patrick Vieira avait avancé une donnée déjà palpable au cours de la carrière de José Mourinho. « Peut-être que ses joueurs sont moins réceptifs, les joueurs ont changé, c’est une nouvelle génération. À l’Inter, on a gagné parce qu’on avait un groupe de joueurs d’expérience et il l’a parfaitement maîtrisé. (...) Aujourd’hui, les joueurs n’ont plus peur de dire ce qu’ils pensent. » C’est une hypothèse, mais Mourinho n’a jamais été fan des réseaux sociaux, des cheveux colorés et des grosses bagnoles. À L’Équipe, début novembre, il expliquait : « Pendant 90 minutes, pendant ces 90 minutes sacrées, oui, le foot est un jeu et le demeure. Avant et après ces 90 minutes fatidiques, le foot est tout et n’importe quoi : du commerce, de la politique, des sciences sociales, du marketing... tout et n’importe quoi. » Ce que Paul Pogba représente aujourd’hui : tout et n’importe quoi. Un talent de son époque, un décalage, plus qu’un joueur : un produit.


Cela explique aussi les attentes, mais surtout l’évolution de perception. Dans le numéro de février du magazine Panenka, Juan Mata dit : « Aujourd’hui, je suis surpris : les enfants me parlent de mes chaussures et me demande pourquoi je ne teins pas mes cheveux. Hier, ils voulaient un ballon ; désormais, ils veulent des chaussures, des maillots, ils n’ont pas de ballon et ne peuvent plus beaucoup jouer. (...) Le foot perd son essence, les gens parlent plus des célébrations que des buts. » Paul Pogba est là-dedans, on parlera davantage de son dab que d’un but – il n’en a marqué que trois toutes compétitions confondues cette saison – et, pourtant, le Français est dans le top 3 des maillots les plus vendus dans le Royaume, loin devant Kevin De Bruyne. Juan Mata n’a pas tort lorsqu'il dit que « le footballeur a changé » . Reste qu’aujourd’hui, à 24 ans, et même si on le dit encore en phase d’apprentissage, voilà Pogba à un virage de sa carrière. Et ça, c’est une réalité du jeu.

Par Maxime Brigand
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