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Place au Macronico !

Né et élevé à Amiens, mais fan de l'OM depuis l'adolescence, Emmanuel Macron a droit cet après-midi à son Clásico à lui, le Macronico. Le chef de l'État est sûr de passer un bon moment, peu importe le scénario, même si on se demande bien qui il supportera.

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« Ho, merde !!! Deuxième fois, putain !!! » Qui hurle ainsi dans le fond de la pièce ? Kurzawa après avoir raté un deuxième centre consécutif ? Non, c'est bel et bien Emmanuel Macron qui est en train de pester et de jurer à en faire pâlir le capitaine Haddock. Les images sont capturées par les réalisateurs du documentaire Les coulisses d'une victoire et montrent celui qui n'est encore qu'un candidat à l'Élysée s'insurger en gardant les yeux rivés sur son téléphone. Ni une ni deux, son épouse intervient avec cette appréhension teintée de crainte qui précède les grands drames : « Quoi donc ? » La réponse du futur président de la République ne tarde pas à venir : « Bah Monaco qui a battu l'OM... »

Cette fois, c'est au tour de Brigitte de s'insurger : « Ah non, mais on s'en fout ! » Mais elle a beau forcer son marcheur de mari à poser son téléphone et embrayer sur un autre sujet de conversation, le mal est fait et monsieur est contrarié. Car la vie est souvent compliquée quand on supporte l'Olympique de Marseille, et le chef de l'État a eu la mauvaise idée de tomber amoureux du club du Vieux-Port quand il était tout jeune. Original quand on vient d'Amiens et qu'on est plus habitué aux paysages de la Picardie qu'à ceux de la Côte d’Azur. En tout cas, à partir de 15 heures ce dimanche, Brigitte Macron a intérêt à trouver de quoi s'occuper. Car Mister President – tout juste revenu de son déplacement à Pont-Marly samedi et qui s'envolera pour New York lundi – a de grandes chances de s'affaler sur son canapé avec son plateau télé et son jogging pour scotcher ses yeux bleus sur Amiens-Marseille, le derby présidentiel.

L'enfant du 26 mai


Souvent interrogé sur l'OM, l'hôte de l'Élysée lâche à chaque fois la même réponse : il est devenu fan de Marseille dans son adolescence car il aimait le foot et que c'était le grand club français de l'époque. Macron avait seize ans quand les Olympiens ont posé la coupe aux grandes oreilles sur leur cheminée, vouait un culte à Chris Waddle, et a même confié pendant la campagne lors de son meeting à Marseille qu'il était « un enfant du 26 mai 1993 » . Passion réelle ou coup de bluff pour se mettre la salle dans la poche ? Basile Boli, l'homme du coup de casque victorieux de ce fameux 26 mai, ne se laisse pas berner : « Il n'est pas le seul ! Tout le monde s'est levé. Même François Hollande il s'est levé le 26 mai 1993 ! Quelqu'un qui a vibré, ça me fait plaisir, mais chaque fois que je sors de chez moi, j'ai deux ou trois personnes qui me le disent. Macron est un parmi d'autres. »


Le président-hooligan laisse aussi dubitatif quelques anciens compagnons comme Julien Aubert, député LR du Vaucluse, qui présente le double avantage d'être né à Marseille et d'avoir été camarade de promo de Macron à l'ENA : « Je ne suis pas très football, mais la passion de Macron pour l’OM ne m’a pas beaucoup marqué. Honnêtement, ça me fait bien rigoler ! C’est sympathique, hein, mais il est né à Amiens quoi ! Après, pourquoi pas ? Chacun a son jardin secret. Mais il faut croire qu’il l’a bien gardé. » Des paroles sévères qui ressemblent surtout au jugement d'un adversaire politique qui joue son rôle d'opposant et qui tente de protéger sa ville natale.

Collectionneur de maillots


Car Macron parle de l'OM de façon trop récurrente pour que ça ne soit que du chiqué. Quand il est entré en campagne en novembre 2016, il a d'ailleurs fait son premier déplacement à Marseille, et ses jeunes militants l'ont accueilli à la gare avec un maillot de l'OM floqué à son nom pour marquer le coup. « Le maillot, c'était la surprise d'arrivée » , frime Sacha Houlié, à l'époque fondateur du mouvement Les Jeunes avec Macron et aujourd'hui député de la Vienne. « J'étais dans le train avec lui à ce moment-là, et j'étais en communication avec les jeunes locaux. Ils l'ont fait floquer à la boutique officielle, et quand ils ont dit au vendeur qu'il floquait le maillot de Macron, il n'était pas peu fier ! » Un maillot qu'Emmanuel Macron portera peut-être ce dimanche après-midi, mais les gars du SC Amiens n'ont pas dit leur dernier mot et espèrent bien que l'enfant de la ville les supportera.

Les dirigeants du club picard lui ont même envoyé un maillot floqué à son nom en mai dernier, quand il venait d'être élu et que le SC jouait la montée en Ligue 1. Des félicitations sportives et républicaines, même si le colis ne contenait pas qu'une seule tunique. En effet, le président d'Amiens, Bernard Joannin, possède plusieurs magasins Intersport, l'un des sponsors de l'OM de la saison dernière. Il a donc glissé une tenue de Marseille dans l'enveloppe pour ne froisser personne. Bref, impossible de savoir qui le président supportera lors du Macronico. La seule certitude est que sa collection de maillots commence à être impressionnante, et qu'il y a un peu plus de dix ans, il mouillait celui de l'ENA en tant qu'arrière gauche. Mais l'histoire ne dit pas si, quand elle le voyait partir au stade avec son sac de sport sur le dos, Brigitte lui disait : « Ah non, mais on s'en fout ! »



Par Alexandre Doskov Tous propos recueillis par AD
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