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Troussier : « Dans le foot comme dans le vin, j'ai toujours envie de créer »

En 1999, Philippe Troussier dirigeait le Japon lors de la première Copa América de son histoire. Désormais DTN au Vietnam, il s'est également lancé dans le vin. Essentiellement distribué au Japon, son breuvage contient l’ingrédient phare qui a permis au manager français d’être respecté : le goût de l’excellence. Avant Uruguay-Japon ce vendredi (01h), le globe-trotter de 65 ans fait le point sur le football japonais. Attention, cuvée spéciale.


Lors de la première participation du Japon à une Copa América, en 1999, vous étiez à la tête de la sélection nippone. Étiez-vous étonné d’y participer ?
Oui, un peu, surtout quand on n’appartient pas au continent en question. Mais c’était une belle opportunité de découvrir le football sud-américain, tant pour moi que pour les Japonais. Il y a vingt ans, je m'en étais servi pour terminer l’évaluation d’une équipe qui avait participé à la Coupe du monde en France un an avant. J’avais utilisé cette Copa América pour me donner une dernière chance de mettre en place mon projet de 2002. Aujourd'hui, le sélectionneur japonais souhaite donner de l’expérience à son effectif plutôt que de le tester.

Justement, vous aviez enchaîné avec le Mondial 2002, co-organisé par le Japon. Cette compétition a-t-elle été le tournant footballistique tant attendu pour le pays ?
Oui, évidemment. C’étaient les premiers points pris, le premier match gagné et la première qualification pour le deuxième tour.
« Aujourd’hui, le foot japonais est reconnu, même s’il continue de faire des petites erreurs de naïveté, comme contre la Belgique lors du dernier Mondial. »
Ça a permis au football japonais de se faire connaître et à un grand nombre de joueurs de tenter l’aventure en Europe, alors qu’en 2002, seul Nakata en était l'ambassadeur. Aujourd’hui, le foot japonais est reconnu, même s’il continue de faire des petites erreurs de naïveté comme contre la Belgique lors du dernier Mondial. On se demande comment ils ont pu laisser filer cette qualification, alors que pendant une heure, ils ont surclassé les Belges.


Vous êtes aujourd’hui directeur technique national du football vietnamien. Où ce dernier se situe-t-il par rapport au football japonais ?
Il est évident que le Vietnam n’est pas au même niveau. Mais en même temps, quand je suis arrivé au Japon il y a vingt ans, on était dans la même situation, et le football japonais n’était pas reconnu par les experts. Aujourd’hui, il faut qu’on enfonce cette porte avec le Vietnam. Il y a de très bons joueurs vietnamiens qui mériteraient de jouer en Ligue 1, mais pour l’instant, ils n’ont pas encore de crédibilité. Celle-ci viendra le jour où il y aura un Vietnamien qui marchera en Europe. Le challenge est encore un peu difficile pour 2022, mais en 2026, vous verrez, le concept de la Coupe du monde à 48 équipes nous donnera de grandes ambitions pour préparer cette édition.

Le Japon est donc un modèle de développement et une source d'inspiration pour le football vietnamien ?
Absolument. En tout cas, c’est un modèle que moi, j’essaye de construire. Mais ça reste un modèle de voisin, il ne faut pas oublier que le Japon et le Vietnam sont deux pays étroitement liés.
« Depuis mon arrivée, j’essaye de tisser les liens entre les deux pays, car le Japon doit absolument être impliqué dans notre projet. »
La population du Vietnam est jeune, elle a beaucoup d’appétit et d’énergie. Depuis mon arrivée, j’essaye de tisser les liens entre les deux pays, car le Japon doit absolument être impliqué dans notre projet.

Comment ces liens se matérialisent-ils concrètement ?
On a signé des conventions avec la Fédération pour échanger des programmes, pour que nos joueurs puissent avoir des expériences au Japon, pour envoyer des entraîneurs là-bas et inversement, ou tout simplement pour recevoir des conseils. Nous avons une relation très étroite avec le Japon, mais aussi avec la Corée du Sud, car la communauté coréenne est très présente, ici, à Hanoï. On peut dire qu’on est bien entouré pour développer le football vietnamien.


Revenons à la participation du Japon à la Copa América. Étrangement, on ne voit plus aucun Brésilien porter les couleurs de la sélection nippone comme c'était le cas à votre époque. Ils ont disparu ?.
Non, ça existe encore. Il y a une très grosse communauté japonaise en Amérique du Sud, et notamment au Brésil (presque 2 millions, N.D.L.R). Le foot japonais étant prestigieux par définition, des joueurs brésiliens ont tenté leur chance au Japon.
« Il y a une très grosse communauté japonaise en Amérique du Sud, et notamment au Brésil. »
En 2002, j'avais Alessandro Dos Santos, et lors de la Copa América 1999, j’avais Wagner Lopes, qui était sur la fin. Maintenant, penser que le Japon pourrait naturaliser de nombreux joueurs brésiliens, je n’y crois pas trop, car la communauté japonaise est quand même assez fermée. C’est un procédé assez sensible dans des pays comme le Japon ou le Vietnam.

À l’inverse, le Qatar compte bien utiliser ce procédé pour la Coupe du monde 2022 qu’il organisera chez lui.
Le Qatar a déjà utilisé plusieurs fois ce procédé. J’en sais quelque chose puisqu'en 2004, quand j’étais le sélectionneur de l’équipe nationale du Qatar, j’avais essayé de naturaliser des joueurs brésiliens qui n’avaient jamais été appelés en sélection nationale (Leandro, Dédé et Ailton du Werder Brême, N.D.L.R). À l’époque, j’avais reçu un retour assez flamboyant de la FIFA qui m'avait tout de suite dit que ce n’était pas possible. Pourtant, je ne faisais qu’appliquer les règles pratiquées dans d’autres sports.

Vous pensez que le Japon ou le Qatar peuvent remporter cette Copa América ?
Non, c’est complètement irréaliste. Ce serait d’ailleurs triste que ça se passe comme ça. On leur souhaite évidemment de gagner, mais ça donnerait en quelque sorte une mauvaise image à cette Copa América, et ça dévaloriserait le foot sud-américain. L’objectif pour ces deux nations, c’est le contenu, la façon dont les joueurs vont jouer, se comporter, progresser et corriger leurs erreurs. Ces deux sélections sont dans une stratégie de laboratoire, elles seront là pour apprendre et s’endurcir. Le Japon vient pour préparer les JO 2020 de Tokyo, et le Qatar, champion d'Asie en titre, continue de préparer son Mondial.


Outre votre mission auprès du football vietnamien, vous vous êtes récemment lancé dans le vin après avoir hérité d’un vignoble.
Oui, j’ai hérité d’une parcelle de Saint-Émilion il y a cinq ans via la famille de mon épouse. Je suis tombé sur une succession qui a complètement disloqué une grande propriété. J’ai trouvé l'opportunité d’acquérir un hectare et demi d’un terroir qu’on connaît tous, un terroir d’une grande renommée internationale. Je suis fils de boucher et j’ai été élevé avec des valeurs de travail comme celles que je retrouve dans le vin. Bien sûr, je fais ça à mes heures perdues, car avec un hectare et demi, je sous-traite pas mal.


Votre vin, « Sol Béni » , porte d’ailleurs le nom du centre de formation de l’ASEC Mimosas d’Abidjan, votre première expérience à l’étranger.

Oui, le nom de Sol Béni se situe à l’intersection entre mes deux activités que sont le foot et la vigne. C’est un peu le point de départ d’une aventure humaine qui s’est d’abord écrite en Afrique, et particulièrement à l’ASEC Mimosas d’Abidjan. C’est là-bas que j’ai lancé ma carrière d’entraîneur et de globe-trotter.
« Cette terre africaine fut un sol béni, lumineux et magique, une sève ardente qui m’a nourri dans la poursuite de mon parcours à travers le Monde. »
Cette terre africaine fut un sol béni, lumineux et magique, une sève ardente qui m’a nourri dans la poursuite de mon parcours à travers le monde. Et qui sait, peut-être que l’enracinement à Saint-Émilion constitue finalement l’aboutissement de ce long voyage. Le vin fait donc aussi voyager, mais attention, il faut le boire avec modération.

La majorité de votre production est vendue au Japon. Les Japonais le boivent-ils justement avec modération ?
Alors, pour ce qui est des hommes, non. J’ai l’impression que les hommes japonais boivent du vin pour l’effet de l’alcool. Alors qu'à l'inverse, les femmes le boivent avec modération et elles ont beaucoup plus de recul pour pouvoir parler du vin.

Sur votre bouteille, on retrouve également la formule 3-4-3.
Le 3-4-3 est le système qui a fait mon bonheur et mon succès. Ça fait 20 ans que je joue avec un système à trois défenseurs et aujourd’hui, c’est très à la mode. On jouait déjà comme ça à l’ASEC, qui est devenu un lieu très connu grâce à Yaya et Kolo Touré, ou Gervinho. La plus belle génération de la Côte d’Ivoire est sortie de Sol Béni. Pour la capsule bleue de la bouteille, c’est une référence au Blue Samouraï, au bleu du Japon, celui de l’OM et celui de la France.

Existe-t-il un parallèle entre la manière dont vous confectionnez votre vin et celle dont vous coachez vos équipes ?
Absolument. Aujourd’hui, j’ai passé trois quarts d’heure au téléphone avec mon conseiller en œnologie. Je m’entretiens avec lui toutes les semaines pour ajuster les choses. Franchement, j’y prends beaucoup de plaisir, car c’est un moyen pour moi de sortir du milieu du foot.
« J’ai toujours été dans cette tonalité-là, je suis un amateur d’art et un grand voyageur. Le foot m’a tout donné, il m’a permis de faire un long voyage. »
J’ai toujours été dans cette tonalité-là, je suis un amateur d’art et un grand voyageur. Aujourd’hui, j’ai 65 ans et je retrouve mon équilibre grâce au vin. Dans le foot comme dans le vin, je continue à jouer et à entraîner, car j’ai toujours envie de créer. Je suis toujours habité par cette énergie du quotidien, toujours motivé à travailler avec mon staff pour trouver des nouvelles formules.

On arrive à l’éternelle question posée aux globe-trotters comme vous. À quand un retour en France ?
Ma famille est à Paris et c’est là que j’ai eu mes deux enfants. Il est évident que j’arrive, non pas au bout de ma carrière, mais à un moment où j’ai envie de me rapprocher de ma famille. Aujourd’hui, revenir en France est une hypothèse que je ne peux pas écarter, car j’espère que la boucle se terminera en France. Pourquoi pas relever un défi en Ligue 1 ou en Ligue 2, voire mettre en place un projet beaucoup plus éducatif au sein d’un club. Ou même carrément intégrer un board de dirigeants qui voudrait partager ses idées avec moi. C’est quelque chose qui reste une hypothèse réalisable.



Propos recueillis par Maxime Renaudet
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