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Petits Suisses et grande Nati

Alors que la Raiffeisen Super League rétrécit d'années en années et que le ballon rond marche parfois à l'ombre d'autres sports comme le hockey en Suisse, la Nati, elle, continue de grandir lentement, mais sûrement. À défaut de systématiquement mobiliser les foules, elle défiera même le Portugal, en ouverture des demi-finales de la Ligue des nations ce mercredi.

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La formule est facile, mais certains avaient carrément parlé de Miracle de Lucerne. Menée 2 à 0 par la Belgique lors du dernier match de groupe de la Ligue des nations mi-novembre dernier, la Suisse bousculait tous les pronostics en l'emportant finalement 5 à 2. Un match frisson qui permettait aux Helvètes de se qualifier pour les demi-finales de la première Ligue des nations de l'histoire, devant les 15 000 spectateurs ravis du Swissporarena de Lucerne. Un stade aux dimensions réduites, bien garni ce soir-là, mais pour autant pas non plus rempli à ras bord, puisqu'il revendique une capacité de 17 000 places. Comme si la Nati, qui n'a jamais semblé aussi forte depuis 1954 - l'année où la sélection avait atteint les quarts de finale du Mondial - n'était pas encore capable de transcender l'enthousiasme populaire.

Amour raisonné


Une autre illustration du phénomène ? Ce match de qualification pour l'Euro 2020 disputé face au Danemark, fin mars dernier. Une rencontre qui accouchait d'un 3-3 spectaculaire au Parc Saint-Jacques de Bâle, mais devant seulement 18 000 spectateurs. Un chiffre riquiqui, pour un stade qui compte plus de 40 000 places assises. Bizarre ? Oui et non. Il convient évidemment de souligner que la Nati surfe sur une vague éminemment positive sportivement parlant : la sélection reste en effet sur trois huitièmes de finale lors de ses trois derniers tournois majeurs (Coupe du monde 2014, Euro 2016, Mondial 2018). Tout sauf anodin : la Suisse n'a historiquement connu une telle réussite que dans les années 1930, lorsqu'elle atteignait les quarts de finale des deux premières Coupe du monde, avant de reproduire la chose lors du Mondial 1954.


Depuis plusieurs années déjà, la sélection pilotée par Vladimir Petković, qui a pris la tête de la Nati en 2014, a de la matière sur quoi travailler : l'ancien Mister de la Lazio a à sa disposition un groupe où l'on retrouve un bon paquet de noms bien connus du foot continental, comme ceux des défenseurs Manuel Akanji (Borussia Dortmund) et Ricardo Rodríguez (AC Milan), des milieux polyvalents Remo Freuler (Atalanta) et Granit Xhaka (Arsenal), de l'ailier Xherdan Shaqiri (Liverpool), ou encore de l'attaquant du Benfica Lisbonne Haris Seferović.



Le casting donne envie, mais, si la Nati a indiscutablement gagné en popularité au pays, elle ne semble pas encore complètement soulever les stades, au sein d'une nation qui cultive toujours le sens de la modération. « Mais la peur de jouer devant un stade à moitié vide a disparu, nuançait le quotidien helvète Le Temps en 2017. Dans un passé pas si lointain, l'angoisse était tenace. En 2004, la Nati n'attire que 7500 personnes dans un Stade de Genève qui peut en contenir près de 30 000. Une affluence à peine digne du championnat de Suisse. » « Il fut un temps où programmer un match sans enjeu un jeudi soir en périphérie, soit à Genève ou Saint-Gall, était impossible, confirmait Alex Miescher, le secrétaire général de l'Association suisse de football (ASF). Depuis, la Ligue des champions a habitué les fans à des matchs de football en semaine, et notre équipe s'est constituée un socle de supporters plus solide. Il a augmenté de 30% ces deux dernières années. » Ce qui n’empêche pas Miescher de rester mesuré : « Il faut être prudent et se rappeler le passé. Accueillir la Norvège ou la Slovaquie un soir de novembre à Genève, j'éviterais. Il ne faut pas croire que les résultats brillants de la Nati lui garantissent de remplir n'importe quel stade, contre n'importe quel adversaire, n'importe quand. »

« Il y a sans doute plus de gens à la patinoire que de supporters au stade »


Si la cote de popularité de la Nati a joliment grandi sans pour autant attirer des foules record dans les stades, et ce, malgré la période faste que connaît la sélection, c'est peut-être aussi parce que le rapport quotidien de la Suisse au football est plus distancié depuis que le championnat national, la Raiffeisen Super League, ne tient plus la distance au niveau continental. « Les équipes de première division peinent vraiment à remplir leur stade, il y a clairement un désintérêt depuis que le championnat suisse a été relégué comme ligue de second rang au niveau européen, confirme Grégory Quin, maître d'enseignement et de recherche à l'Institut des sciences du sport de l'université de Lausanne et co-auteur de Football suisse : des pionniers aux professionnels, un ouvrage de référence sur l'histoire du football helvète.


Surtout que le football doit composer avec d'autres disciplines populaires, notamment le hockey sur glace. « Ça, c'est un phénomène intéressant en Suisse depuis 20 ans, à savoir cette hausse de popularité du hockey, déroule Grégory Quin. Je dirais que le hockey est peut-être à l'heure actuelle plus populaire que le foot, il y a sans doute plus de gens à la patinoire que de gens au stade... La densité de clubs compétitifs est très importante : par exemple, dans la région de Zurich, il y a un club à Zurich même (le Zürcher Schlittschuh Club Lions, champion de Suisse en 2018), mais aussi un autre à Zoug, à 25 minutes de train et ce sont deux équipes qui jouent les play-offs de manière assez régulière... » De quoi faire du hockey un concurrent de poids pour le sport roi. Même si ce sont bien 3500 supporters helvètes qui ont fait le déplacement à Porto, pour soutenir les leurs face au Portugal. Et ce mercredi, la Suisse va sans aucun doute davantage penser au ballon qu'au palet.

Par Adrien Candau Propos de Grégory Quin receuillis par AC, ceux d'Alex Miescher issus du Temps.ch
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