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« J’évite de parler de football à l’église »

Après la qualification face à Nancy, le président de l’ASM Belfort, Jean-Paul Simon, avait raconté l’exploit de ses joueurs, neuvièmes de National 2, en pointant un homme du doigt. Son nom ? Bertrand Sawadogo, 32 ans, prêtre à la paroisse Saint-Jean Baptiste de Belfort, mais aussi membre de l’équipe vétéran du club. Avant la réception de Montpellier, mardi soir, le vicaire se raconte.

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Vous avez l’air essouflé. Qu’est-ce qu’il se passe ?
(Rires.) Je sors tout juste des cours. On parle beaucoup de mon activité de prêtre, mais si je suis à Belfort, c’est aussi pour mes études. Je suis ici pour me former dans le domaine du développement durable et des énergies renouvelables. Donc là, je sors tout juste de l’IUT et je suis en route pour le presbytère.

Depuis quand êtes-vous à Belfort ?
Je suis arrivé le 25 août 2018. J’ai choisi Belfort en fonction des universités de la région et parce que je pouvais, en parallèle des cours, rendre service en tant que prêtre.

Tellement rendre service que vous êtes devenu un porte-bonheur pour l’ASM Belfort. Il paraît que vous n’avez jamais vu l’équipe perdre.
J’ai vu que le président avait dit ça après la victoire contre Nancy en Coupe de France. Je pense que c’est un petit clin d’œil d’amitié de sa part. Il sait que je n’y suis pour rien. C’est une simple coïncidence même si, c’est vrai, je n’ai jamais vu l’équipe perdre ! Je prie d’ailleurs pour ne jamais voir l’ASMB perdre.

« J’ai 32 ans, j’ai joué au football toute ma vie, c’est l’une de mes passions les plus fortes... Aujourd’hui, je joue avec l’équipe vétéran du club, en défense, sur le côté droit. Le problème, c’est que vu que les messes sont le dimanche matin, je ne peux pas disputer les matchs. La priorité reste la pastorale. »
Vous en avez parlé lors de votre messe de dimanche ?
Non... (Rires.) J’évite de parler de football à l’église. J’aborde plutôt le sujet dans un cercle restreint. Bon, c’est vrai que dimanche, après la cérémonie, on a beaucoup parlé du match contre Montpellier. Beaucoup de fidèles aiment le club, le président est aussi un fidèle pratiquant de la paroisse. Il a participé à ma bonne intégration à Belfort.

Et à votre prise de licence ?
Il savait que je jouais au ballon, oui, et que je cherchais un club. J’ai 32 ans, j’ai joué au football toute ma vie, c’est l’une de mes passions les plus fortes... Aujourd’hui, je joue avec l’équipe vétéran du club, en défense, sur le côté droit. Le problème, c’est que vu que les messes sont le dimanche matin, je ne peux pas disputer les matchs. La priorité reste la pastorale.

Vous avez un bon niveau ?
Je me débrouille. (Rires.) Je viens d’un petit pays, très pauvre, le Burkina Faso, où le sport le plus facile à pratiquer est le football. Chez nous, on n’a pas besoin de ballon, une paire de chaussettes nous suffit pour jouer. Ma ville d’origine est Kongoussi et, pour nous, la France a toujours été une référence grâce à Moumouni Dagano, qui a joué à Guingamp et Sochaux. Grâce à lui, tous les Burkinabés connaissent Sochaux. Moumouni, c’est une figure de réussite, notre idole à tous. Dans la rue, on jouait tous avec un maillot de lui.


Sochaux n’est qu’à vingt minutes en voiture de Belfort. Vous y êtes allé en pèlerinage ?
Non, pas encore, mais c’est prévu ! Je dois aller à Sochaux avec un fidèle de la paroisse le 8 mai pour un match contre Orléans. J’ai noté ça dans mon programme. Il faut que j’en profite, car après mes études, je vais repartir au Burkina Faso. Il me reste environ deux ans à effectuer dans ma formation.

Vous étiez déjà venu en France ?

Oui, à Lyon, où j’avais étudié la théologie à l’université catholique. Je supportais un peu l’Olympique lyonnais, forcément... Mais aujourd’hui, mon cœur ne vibre que pour l’ASMB. Cette équipe est petite, mais c’est la mienne.

« Ma ville d’origine est Kongoussi et, pour nous, la France a toujours été une référence grâce à Moumouni Dagano, qui a joué à Guingamp et Sochaux. Grâce à lui, tous les Burkinabés connaissent Sochaux. Moumouni, c’est une figure de réussite, notre idole à tous. Dans la rue, on jouait tous avec un maillot de lui. »
Comment vivez-vous les matchs ?
Avec passion. Après, si les joueurs ne mouillent pas le maillot, la foi ne sert à rien. Je prie pour que chaque match soit une communion, que l’ASMB ait du succès... Pour le moment, ça fonctionne et je suis fier, car le football contribue à notre identité, à la fierté de la commune et peut-être même de la région. Au stade, j’ai mon écharpe, ma soutane, et je joue mon rôle. Après Nancy (3-1), je n’avais plus de voix. Vu la configuration, le match était très stressant, mais j’étais persuadé que la victoire était à notre portée.

Comment l’expliquez-vous ?
Je pense que la qualité d’un supporter est de toujours croire à la victoire même quand les pronostics prévoient le contraire. Si nous avons réussi à battre Nancy, pourquoi pas Montpellier ? Nos joueurs sont déterminés à gagner. C’est même probable que Belfort gagne ce soir. Moi, je ne fais que prier, et la prière, ce n’est pas de la magie. C’est juste ma manière de pousser ce club magnifique. Je me dis que l’aventure ne fait que commencer.

Pensez-vous vraiment que Dieu peut aider des joueurs de foot ?
Je crois qu’il nous aide surtout à surmonter les épreuves et à aider les fidèles dans ce qu’ils entreprennent. Montpellier, pour un huitième de finale de Coupe de France, c’est un moment où les joueurs auront besoin de lui.

Propos recueillis par Maxime Brigand
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