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Penaltys de légende (2e) : La blessure de Baggio

« Il est impossible d’imaginer un moment de tension plus grand que le penalty. Deux hommes face à face. C’est un duel comme au XIXe siècle » , écrit Julio Llamazares. Vrai. Dans le jeu ou lors d’une séance de tirs au but, raté ou réussi, en tribune ou sur le poteau, du pointard ou du talon, voilà 100 histoires de penaltys. Second : Roberto Baggio, un jour de finale de Coupe du monde, en 1994, face au Brésil.

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#2: Brésil-Italie - 1994

  • Brésil-Italie, finale de la Coupe du monde 1994, Pasadena

  • Extraits de l’entretien réalisé avec Roberto Baggio, paru dans le numéro entièrement consacré aux n°10 à l’occasion des 10 ans de SO FOOT :

    « J’ai un très bon souvenir de mes trois Coupes du monde. Parce que j’ai bien joué à chacune des Coupes du monde que j’ai jouées. Hélas, il m’a manqué la victoire. J’ai fait une demi-finale et un quart de finale. Contre l’Argentine, l’Italie perd aux tirs au but. J’ai perdu une finale aux tirs au but. Et je me suis fait éliminer en France aux tirs au but. Le tout, sans perdre un match. Si tu y penses, c’est étrange. Mais c’est comme ça. (...) Un jour, j’avais dit que je voulais retourner à Pasadena, mais c’était une blague. J’avais dit que mon penalty était sorti du stade, et qu’il avait blessé quelqu’un en atterissant, et qu’on m’avait dénoncé. Mais non, je n’ai pas le projet d’y retourner. Pas parce que c’est un endroit qui est associé à un terrible souvenir. Mais je n’ai pas de raison d’y aller. Ce n’est pas fini. C’est ancré en moi. Il restera là pour toute ma vie. Quand j’étais petit, je rêvais de remporter la Coupe du monde avec l’Italie, contre le Brésil. C’était le rêve parfait, mon rêve préféré. Sauf que je ne savais pas comment ce rêve finissait. Eh bien voilà : il s’est terminé de la pire façon possible. J’ai toujours pensé qu’il aurait mieux valu perdre cette finale trois-zéro que de la perdre aux tirs au but. C’est mon plus grand regret, une amertume immense. Si tu perds le match, tu perds le match, voilà, c’est fini.


    Là, c’est une erreur, mais une erreur de quoi ? Hein ? Une erreur de quoi ? Un ballon frappé trop haut de dix centimètres.
    (Il montre l’espace avec ses doigts.) Ça reste toute ta vie. Et pas que pour moi. Chaque fois que je vois des tirs au but, je me mets dans l’idée de celui qui va rater. C’est inscrit en moi pour toute la vie. C’est cruel, surtout lors d’une Coupe du monde, après quatre ans de mises au vert, d’entraînement, de voyages, de matchs. Tu joues tout ça en trois minutes de tirs au but... C’est dommage. Je préfère le but en or, au moins tu perds le match, c’est moins cruel que les tirs au but. Je n’ai jamais dépassé cet épisode. Je ne le dépasserai jamais. J’ai appris à vivre avec. J’essaie de ne pas trop en souffrir, en tout cas pas plus que ce que j’ai déjà souffert. Mais chaque fois que j’y pense, que j’en parle, ça revient. Ma philosophie de vie m’a beaucoup aidé, car cela m’a appris à regarder de l’avant sans revenir en arrière. Mais c’est quelque chose qui est là. C’est une blessure qui est là et qui dort. Puis, vous m’en parlez, et là, cette blessure se réveille. »
    Propos recueillis par Stéphane Régy et Lucas Duvernet-Coppola, à Milan

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