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  3. // Pays-Bas-Cameroun (3-1)

Pays-Bas, dragée haute

Ce samedi, Valenciennes a été éclaboussée par une grosse vague orange composée de 16 000 supporters néerlandais venus massivement encourager leur équipe. Laquelle s’est qualifiée pour les huitièmes du finale de la Coupe du monde, en disposant facilement du Cameroun (3-1). Pour les locaux, la marée batave était inattendue, mais pas forcément désagréable.

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Le ciel est bleu et parfaitement dégagé, les températures clémentes. La chaleur quasi estivale est atténuée par une légère brise qui confère à Valenciennes un cadre bucolique, bien éloigné de la sinistre réputation qu’entretient habituellement la météo nordiste. Ce samedi matin, la cité s’apprête à accueillir la plus folle des six rencontres qui lui ont été allouées par le comité d’organisation de la Coupe du monde : Pays-Bas-Cameroun. Sur le papier, rien de très folichon : les deux équipes ne se sont encore jamais affrontées et le niveau des Néerlandaises, théoriquement supérieur à celui des Lionnes indomptables, promet un match à sens unique. Bref, rien de plus qu’une formalité pour les femmes de Sarina Wiegman. Mais en pratique, c’est autre chose.


Valenciennes n’est en effet qu’à 200 bornes de la frontière néerlandaise, et le coup d’envoi est prévu à quinze heures. Autant dire que les supporters oranje se sont vite fait un devoir d’enfiler leur plus beau costume, et de descendre en masse jusqu’en pays ch’ti pour encourager les leurs. En même temps, depuis la non-qualification des garçons à l’Euro 2016 et au Mondial 2018, ce sont les filles qui représentent le mieux les Pays-Bas sur la scène internationale. Vainqueurs surprise du Championnat d’Europe 2017 organisé à la maison, les Oranje Leeuwinnen (les lionnes orange, en VF) sont parvenues à déclencher un véritable élan de sympathie dans tout le royaume et ce match décisif pour la qualification en huitièmes de finale de leur premier Mondial est l’occasion parfaite pour les supporters de venir le prouver. C’est ainsi que la Fédération nationale de foot (KNVB) a annoncé avoir vendu 16 000 tickets pour la rencontre. Dans les colonnes des journaux néerlandais, il se murmure même que le chiffre pourrait grimper à 20 000. Dans le match des couleurs, l’orange a gagné d’avance.


Échauffement en chansons (à boire)


Petit poucet parmi les villes-hôtes avec ses 40 000 habitants (cinq fois plus en comptant la métropole), Valenciennes a mis les petits plats dans les grands pour que les touristes de passage – la plupart ne sachant même pas situer la ville sur une carte avant le début du tournoi – passent une bonne journée. Dès le parvis de la gare, des volontaires sont à pied d’œuvre pour indiquer aux groupes orangés où se trouve le tram qui les emmènera (gratuitement) au stade du Hainaut et surtout la localisation de la place d’Armes où est installée la fan zone locale. Pour ces six jeunes venus de La Haye, la balade de dix minutes depuis la gare se fera à pied. Pas question de jeter les bières ouvertes en montant dans le tram, ni de contrevenir aux règles de bonne conduite à l’intérieur du véhicule. « Ils sont vraiment sympas, sourit une bénévole, surprise de la capacité de certains à parler mieux français qu’elle ne cause anglais. C’est vrai qu’ils picolent pas mal, mais je n’en ai vu aucun mal se comporter avec nous. On a presque envie de prendre des photos avec eux ! »


Effectivement, la violence est bien la première chose qui brille par son absence. « Le risque est très faible, on attend un public festif et familial » , pronostiquait Antoine Mordacq, chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme quelques jours avant. Pour preuve, pas de contrôle à l’entrée de la fan zone, une présence policière discrète et une collaboration inédite entre flics français et bataves, ces derniers étant venus prêter main forte à leur collègue d’outre-Belgique pour canaliser une foule dont la langue est loin d’être la première enseignée dans les écoles de la police hexagonale.


Mais la foule, elle, se tient tranquille. Elle picole gentiment dans les troquets de la place d’Armes, et donne envie de faire la fête avec elle. Nombreux sont les locaux qui se mêlent d’ailleurs aux Oranje, à qui les animations de la matinée sont dédiées. Histoire qu’ils se sentent comme à la maison, un chanteur s’égosille en reprenant des tubes de schlager. Où il est surtout question de fête, de bière, de soleil et de vacances. Le tout dans la langue de Vondel. Pas forcément évident de comprendre toutes les paroles, mais les airs entraînants suffisent à mettre tout le monde de bonne humeur jusqu’à 12h45. L’heure tant attendue, celle du départ du cortège pour le stade.


De Johan à Shanice


Lorsque la fanwalk (pour parler en langage FIFA) se met en branle, l’occasion est parfaite pour admirer le degré de folie qui habite certains supporters. Certains s’affichent en costard, d’autres en cow-boy, en indien ou en rastaman. Orangés de la tête aux pieds, à chaque fois. Un gamin court partout, coiffé d’un chapeau en forme de moulin. Son père arbore quant à lui une paire de bretelles, sur lesquelles deux petits disques rotatifs permettent d’afficher le score final. « 5-0 !, prédit-il. Mais ne me demandez pas les buteuses, je ne connais que Lieke Martens et ça m’étonnerait qu’elle plante un quintuplé. » Il n’est pas seul dans ce cas-là : Maarten est venu d’Utrecht pour « faire plaisir à [s]a fille » , se marre le daron. Qui savoure malgré tout le moment, en montrant fièrement son maillot vintage floqué Johan Cruijff : « De base, le foot féminin, je m’en fous. Mais là, c’est une occasion de se retrouver entre compatriotes et de faire la fête à l’étranger. »



Pour la petite, c’est Shanice van de Sanden : « Elle est fan ! Mais je lui ai déjà dit que c’était hors de question qu’elle se fasse la même coupe qu’elle » , conclut-il en avançant vers le stade du Hainaut. L’enceinte du VAFC accueille ce jour-là très exactement 22 293 spectateurs. Il s’en est fallu de peu que le match se joue à guichets fermés, mais les habitués de la Ligue 2 le vendredi soir ont dû se prendre une sacrée claque. Tout au long de la partie, le public rugit, frémit, hurle et chante pour ses Leeuwinnen qui livrent un intense combat face aux Lionnes camerounaises... et finissent par le remporter. Notamment grâce à un doublé de Vivianne Miedema, devenant au passage la meilleure buteuse de la sélection batave. Le chemin du retour est une longue ligne droite, jusqu’à la place d’Armes.

Grégory Pujol, frère de Carles


Au téléphone, un supporter camerounais hurle le compte-rendu du match. Une Batave l’interrompt pour lui demander un selfie, qu’il accepte en souriant. « Vous êtes venu en tenue traditionnelle ? » , questionne-t-elle. «  Oui, vous aussi à ce que je vois ! » , répond-il en désignant son débardeur orange floqué d’une marque de bière, avant d’éclater de rire. Les chemins se séparent dans la bonne humeur, jusqu’à ce que les animateurs de la fan zone ne déclarent que la fête s’arrêtera à 18 heures.



Fort heureusement, les cafés alentour restent ouverts. À commencer par la brasserie Le Président, celle qui charrie le plus de monde devant sa terrasse. L’occasion de demander aux buveurs s’ils connaissent l’identité de l'ancien propriétaire des lieux : « Grégory Pujol ? Non, jamais entendu parler. C’est le frère de Carles ? » , ose un fan de l’Ajax. Il faudra donc revenir pour perfectionner ses connaissances sur Valenciennes. Et pas forcément en orange, cette fois-ci.



Par Julien Duez, à Valenciennes Photos : JD et Iconsport.
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