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Pavard, les montagnes russes

Avant de s’en aller remplir son armoire à trophées du côté du Bayern Munich, Benjamin Pavard a une dernière mission à accomplir à Stuttgart : contribuer au maintien dans l’élite du VfB, piètre seizième du championnat et opposé ce jeudi soir à l’Union Berlin, troisième de D2, en barrage aller de Bundesliga. Sacré grand écart pour un garçon auteur, il y a un peu moins d’un an, du plus beau but du Mondial 2018.

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Le ton est à la fois franc et posé, le propos est fluide, les mots savamment pesés. Dans cette séquence du Canal Football Club, diffusée en mars, c’est un Benjamin Pavard serein et souriant qui apparaît, bouclettes et survêt’ du VfB Stuttgart impeccablement taillés, cinq minutes durant. Le temps de quelques secondes, le regard se veut toutefois plus profond, le timbre plus grave. Comme pour mieux souligner ce qui va suivre, en réponse à une inévitable question sur sa « frappe de bâtard » . « Il ne faut pas oublier que si j’ai signé au Bayern, ce n’est pas grâce à cette frappe, comme pas mal de gens ont pu le dire, c’est parce je fais partie des meilleurs défenseurs de Bundesliga, pour moi, pose le latéral droit des Bleus. Défensivement je suis costaud, techniquement aussi. »

Atterrissage compliqué


Il existerait donc encore, en 2019, des gens persuadés que les dirigeants du Bayern sont assez cinglés pour lâcher 35 bâtons sur un défenseur, et ainsi en faire le septième plus gros transfert de l’histoire du club, au seul prétexte que ce dernier a inscrit un but venu d’ailleurs, un jour. Passé ce problème de fond, reste la question de la forme, et cette décla du natif de Maubeuge. Auto-critique juste ou excès de confiance ? La version de l'international tricolore (20 sélections, 1 but) tient en ces mots, livrés quelques instants plus tôt à l’heure d’aborder son but contre l’Argentine et son titre de champion du monde : « Ce n’est pas pour autant que je me prends pour quelqu’un d’autre. J’aurais très bien pu péter les plombs, prendre la grosse tête. Je sais d’où je viens. » Au pays où Valérien Ismaël et Matthieu Delpierre sont rois, Benjamin Pavard est plus qu’une valeur sûre à son poste et il le sait. La critique aussi : à l’issue de la saison 2017-2018, sa première à ce niveau, le numéro 21 du VfB Stuttgart figurait dans la plupart des équipes types fleurissant ça et là outre-Rhin.


Sauf que, comme il l'a également rappelé au cours de cette interview, « tout n'a pas été facile » pour le Nordiste depuis ses débuts en 2015. De Lille, où il a été placardisé par Frédéric Antonetti quelques mois seulement après avoir été balancé dans le grand bain par René Girard, à l'équipe de France, dont il est fréquemment identifié comme le maillon faible d'une équipe où il doit pourtant défendre seul dans son couloir. Stuttgart, où il vit un exercice 2018-2019 pénible, dans le sillage de son titre mondial, n’a pas échappé à la règle. Deuxième meilleure défense l’an passé avec 36 buts encaissés, les Schwaben en ont encaissé près du double (70) cette année. Seuls Augsbourg, 15e et Hanovre, 17e et relégué, ont fait pire. Seizième, le club souabe est lui convoqué à une double session de rattrapage face à l'Union Berlin. Première épreuve ce jeudi soir, à 20h30, à la Mercedes-Benz Arena de Stuttgart. Manche retour lundi, même heure, au Stadion An der Alten Försterei, que Pavard et Stuttgart ont fréquenté en 2016-2017. Dur retour aux réalités.

Songe d'un fol été


Mais si ce retour au pain quotidien est éprouvant, « BP21 » l’assure, il ne s’attendait pas à autre chose. « Le coach (Didier Deschamps) nous avait prévenus (...). Je savais très bien en restant ici que ça n’allait pas être facile. Je m’attendais à une saison compliquée, voilà, je la vis.  » De son propre aveu, le Maubeugeois, titularisé à 29 reprises, y a même contribué : « C’est vrai que j’ai fait quelques erreurs, j’ai aussi ma part de responsabilité sur quelques buts, je suis le premier à le dire, mais c’est plutôt une défaillance de l’équipe. » Le décor avait été planté dès la rentrée des Bleus, le 6 septembre en Allemagne, où Antonio Rüdiger avait confondu sa gorge avec un paillasson. Émoussé, le Stuttgarter a ensuite vécu, comme son équipe, trois mois des plus compliqués, marqués par le licenciement en octobre de Tayfun Korkut, remercié après sept journées. Pour Pavard, le point d’orgue de cette période noire en a aussi été le point final : un CSC face au Borussia Mönchengladbach (0-3) le 9 décembre, sur lequel il s’est blessé à la cuisse droite. Rideau.


Sans lui, Stuttgart a joué cinq fois, s’inclinant quatre fois et concédant 13 buts. Signe que le Français n’était pas l’unique origine des maux défensifs des Roten. Ceux-ci n’ont pas vraiment pris fin avec son retour pour autant (27 buts en 15 matchs depuis son retour), mais Pavard, lui, se rapproche ces derniers mois de son meilleur niveau. Témoin, sa dernière sortie avec la France face à l’Islande (4-0, le 25 mars), où l’on a revu, le temps d’un match, le latéral plein d’audace et de caractère qui avait enchanté le Stade de France à ses débuts, fin 2017. Où l'on s'est aussi revu, le temps d'une demi-volée surpuissante flirtant avec le cadre, à la Kazan Arena, à la 57e minute de ce France-Argentine de dingos, moment choisi par le numéro 2 des Bleus pour entrer dans la légende. « J’espère qu’il y en aura une autre, que je pourrai la mettre au fond et fêter ça avec mes coéquipiers et le public, s'est-il pris à rêvasser en mars, toujours au micro du CFC. Chaque fois qu’elle revient, je sens le public, mais je sens aussi que dans ma tête, ça cogite. » Comme le 30 juin 2018, le moment serait drôlement bien choisi.

Par Simon Butel
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