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Pavard-Hernandez, la nouvelle paire

Ils n'étaient pas en équipe de France il y a un an. Aujourd'hui, Pavard et Hernandez sont titulaires en Coupe du monde. Et vu leurs performances et leur état d'esprit depuis le début du Mondial, ils ne sont sans doute pas près de rendre leur place.

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Auditorium de la FFF, dans le 15e arrondissement de Paris, le 2 novembre 2017. Dans cette grande salle aux fauteuils moelleux et à la lumière tamisée, Didier Deschamps annonce la liste des 24 joueurs sélectionnés pour les deux prochains matchs amicaux face au pays de Galles et à l'Allemagne. Tout avait plutôt bien commencé, et comme d'habitude, DD avait d'abord égrainé les noms des gardiens et des défenseurs, sans surprendre grand monde. Mandanda, Digne, Koscielny, Kurzawa... Bref, la clique habituelle de l'époque. Avant ce bug dans le système : « Benjamin Pavard. » Aussitôt, des cliquetis de claviers d'ordinateurs partout dans la salle. Ceux des journalistes complètement perdus en train de wikipédier ce nom inconnu pour pouvoir faire semblant de le connaître dans leurs articles à venir. Un peu moins de 8 mois plus tard, dans un autre auditorium, celui du centre de presse installé par la FFF à Istra pour la Coupe du monde, Pavard passe au confessionnal : « Je ne m'attendais pas à être appelé en novembre, après tout s'est enchaîné. » Avant de froncer les sourcils et d'étaler sur la table un égo bien plus développé que sa timidité ne laisse paraître : « Mais si vous suivez mes performances en club, vous comprendrez pourquoi le sélectionneur a fait appel à moi. » La veille, sur la même chaise, son homologue du couloir gauche Lucas Hernandez avait déjà joué la même partition et répondu aux questions avec une assurance qui envoyait ce message clair : les deux nouveaux comptent bien s'accrocher à leur place de titulaire.

Roues de secours


Pavard et Hernandez sont pourtant entrés dans le groupe sur la pointe des pieds. Quand le premier est appelé sous les drapeaux, tout le monde pense que le poste d'arrière droit se jouera entre Jallet, Corchia et Sidibé. Dans les mois qui ont suivi, même Debuchy a eu le culot de revenir dans la ronde. Même dilemme côté gauche où les places auraient dû se disputer entre un Mendy à peine rétabli et Digne, Kurzawa ou encore Jordan Amavi. Hernandez, lui, n'était qu'un obscur candidat au poste dont les rumeurs disaient qu'il était à deux doigts de demander la nationalité espagnole, fatigué de taper contre une porte fermée chez les Bleus. Un type qui porte un nom de garage automobile de La Jonquera, qui vit de l'autre côté des Pyrénées depuis qu'il a six ans et qui pousse le bouchon jusqu'à parler français avec un accent espagnol.


Alors dimanche dernier, le joueur de l'Atlético a tenu à rassurer ceux qui seraient tentés de remettre en cause son patriotisme : « Vous pouvez être tranquille, je vais défendre ce maillot à mort. » Dans les plans originaux de Deschamps, lui et Pavard montaient pourtant dans l'avion pour Moscou avec un rôle de roues de secours. Et si la donne a changé juste avant le match contre l'Australie, c'est d'abord à cause de l'état physique de Mendy et Sidibé, à qui les places sur le terrain étaient réservées. Ce qui n'était pas au programme, c'est que les doublures se prêtent au jeu au point de remettre en question cette hiérarchie.

Y penser toujours, n'en parler jamais


Les deux garçons ont deux styles de jeu bien différents, mais ils se retrouvent sur un point essentiel à leur poste : la solidité qu'ils apportent en défense. Hugo Lloris ne va pas chercher l'explication bien loin : « Ce sont des défenseurs centraux à la base, donc ils ont une très bonne lecture du jeu. » Ce que ne renient ni Pavard – « Je suis un défenseur dans l'âme, j'aime défendre, je pense que tout le monde le voit » – ni Hernandez – « Mendy va apporter plus offensivement. Moi, je vais être plus solide défensivement. Je suis plus serein, plus à l'aise en défense. » Dans le même temps, Sidibé et Mendy ont raté une occasion de se faire bien voir lors du match amical organisé avant-hier contre les U19 du Spartak Moscou pour faire courir les remplaçants de France-Australie. La France l'a emporté 3-2, et les deux buts encaissés sont arrivés du couloir droit, puis du couloir gauche. À chaque fois, les latéraux français étaient en retard. Ils pourront argumenter qu'ils ne jouaient pas à fond, dans tous les cas, ça la fout mal.


Évidemment, Pavard et Hernandez se gardent bien de dire qu'ils se sentent bien dans la peau d'un titulaire, et jouent à ceux qui ne touchent pas à ça quand on les questionne sur le sujet. « Mon statut n'a pas changé » , lâche laconiquement Pavard, histoire de faire croire qu'un coup d'État ne lui traverse pas l'esprit. Un peu comme quand Léon Gambetta disait « Y penser toujours, n'en parler jamais » en parlant de sa volonté de récupérer l'Alsace-Lorraine, à l'époque où cette dernière était occupée par l'Empire allemand. Et jusqu'à preuve du contraire, aujourd'hui, on parle français à Strasbourg.

Par Alexandre Doskov, à Istra Tous propos recueillis par AD, sauf ceux de Léon Gambetta
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