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Pavard et le jour de la marmotte

On se croirait dans un rêve mené par Bill Murray : à chaque match des Bleus, Benjamin Pavard retente la demi-volée qui fit de lui un héros, un vrai. Sans succès pour le moment, mais sa prestation du soir face à l'Islande aura enfin eu le mérite d'être... sa meilleure depuis le Mondial. Tout simplement.

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Point Godwin, de la loi de Godwin, du nom de Mike Godwin. Cette loi énonce que « plus un match de l’équipe de France dure longtemps, plus la probabilité d’y retrouver une comparaison impliquant une volée au second poteau de Benjamin Pavard s’approche de 1 » . Pour quiconque a déjà assisté à un match de l’équipe de France au stade depuis cet après-midi du 30 juin 2018 devenu fameux, la sensation est délicieuse. Un corner venu de la gauche ou de la droite, toujours tiré par Antoine Griezmann, et puis une déviation, un quelque chose, une couille dans le potage du jeu aérien français qui occasionne, bien involontairement, l’atterrissage d’une balle morte à l’entrée de la surface.


La zone est toujours la même : le coin excentré droit, le terrain de chasse du pied de Pavard. Il s’avance, arme le pied comme Jason Statham rechargerait son Glock 17 dans Le Transporteur, le public se lève, le stade gronde, et le bonhomme balance une balle de fusil à pompe dans le ciel du Stade de France, le pied fumant, mais la lunette mal réglée. Ce soir contre l’Islande, Benjamin Pavard aura, par deux fois, provoqué l’intervention du nouveau point Godwin des Bleus. Sur sa deuxième tentative, peu avant l’heure de jeu, Hervé Mathoux se serait même esclaffé dans FIFA que « si elle est dedans, c’était pareil » . À défaut, le futur défenseur du Bayern aura sorti sa meilleure prestation depuis fort longtemps en sélection, et c’est déjà suffisant pour choper un 80 dans l'édition 2020.

Un bon match, enfin !

L’œil profane l’aura vu dès l’entame : le côté gauche de la défense islandaise était à la rue. Hördur Magnússon, obscur défenseur du CSKA Moscou, donnerait envie de jouer avec son prénom au regard de sa prestation du soir, alors que Bjarnason, censé le protéger, notamment, des accélérations de Mbappé, a terminé cramé. Une certitude : les rendez-vous moldave et islandais auront eu le mérite d’éclairer l’habituel circuit préférentiel des Bleus, à savoir Pogba-Griezmann-Mbappé. Mais presque toutes les failles du soir sont venues du côté droit de l’attaque française, où Pavard, régulièrement lancé en profondeur par l’attaquant parisien, a retourné la défense nordique en même temps que les avis négatifs de ses censeurs. C’est d’abord sa transversale pour Mbappé qui débloque l’action de l’ouverture du score d’Umtiti (13e). Ensuite, le break de Giroud (67e), bien que favorisé par la sortie foireuse d’Halldorsson, provient de l’un de ses centres, et l’affaire aurait pu être réglée bien plus tôt si le portier n’avait pas superbement claqué la tête de l’attaquant de Chelsea en première période (17e).


Il faut le dire : Pavard avec le maillot bleu, cela fait longtemps que c’est étrange. Depuis la fin du Mondial, en réalité, ses prestations n’ont cessé de régresser, au point même que ces dernières ne fassent plus l’objet que de moqueries plutôt que de vraies interrogations de fond. Le gars fera sa carrière sur une volée, c’est ainsi. Son transfert à Munich aussi, il l’a décroché au second poteau. Et après tout, qui mettre à sa place ? Sidibé n’est pas sérieusement en état de marche, et Deschamps est visiblement réfractaire à l’idée d’ouvrir sa sélection à Léo Dubois ou Kenny Lala. Alors on se coltinait le Pavard, soufflant au rythme de ses imprécisions. Ce soir, enfin, on a retrouvé ce qui faisait son essence : sa qualité de centre.

Kurzawesque

C’est pour cela qu’on l’avait aimé au départ : en réalité, le gamin rappelait Willy Sagnol. Il jouait en Allemagne, et bordel, il savait centrer. Mieux que Jallet, mieux que Sagna, mieux que François Clerc. Pavard offrait enfin un pendant viable à Benjamin Mendy et Lucas Digne, honnêtes centreurs, pour placer Giroud dans de bonnes conditions. Et puis, comme Kurzawa passe désormais plus de temps à remiser derrière lui plutôt qu’à l’enrouler au cœur de la surface, il a cessé de tenter. Plus de prise de risque, on assure. La pression, peut-être. La peur de mal faire, aussi. L’adaptation à un poste de latéral qu’il ne pratique pas en club, l’excusait-on.



En remontant la couette sur son nez cette nuit, le gamin pourra enfin se satisfaire d’une très bonne prestation avec l'équipe de France, aux côtés de celles de Griezmann, Pogba et Kanté. Alors oui, on pourrait l'imputer, en pinaillant, à la faiblesse de ses adversaires. Et alors ? On peut enfin parler de lui en bien, pourquoi s'en priver. « C'est vrai que quand le ballon revient dans cette position, je sens que le public retient son souffle, a glissé le défenseur en zone mixte. Et c'est vrai que moi aussi, je repense à cette frappe. J'espère qu'il y en aura d'autres et que cette fois, je pourrai la mettre au fond. » La frappe de bâtard attendra, le quota nostalgie était déjà rempli par la démarche de Samuel Umtiti.

Par Théo Denmat, au Stade de France
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