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Pavard, chantier ouvert

Une nouvelle fois bousculé défensivement à Munich jeudi, Benjamin Pavard représente le principal chantier du néo-cycle qui doit emmener les Bleus jusqu'à l'Euro 2020.

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C’est l’histoire d’un type qui a d’abord commencé par monter dans un métro avant de grimper dans le train international : c’était en novembre 2017, Benjamin Pavard venait de recevoir pour la première fois de sa vie une lettre de convocation chez Bleus et n’était aux yeux du grand monde qu’un ancien espoir du LOSC, déchiré en place publique par son entraîneur de l’époque, Frédéric Antonetti, un soir de février 2016 dans une salle de presse de Montpellier. Derrière, le bonhomme avait été rayé des esprits et était allé se retaper loin de la Ligue 1, en deuxième division allemande. Puis, Pavard est devenu une histoire d’été, celle du mec sorti « de nulle part » avec une « frappe de bâtard » et qui a fini par domestiquer un environnement qui n’a pas toujours été tendre avec lui. Simple : en Russie, le défenseur du VfB Stutgart est devenu quelqu’un d’autre, un autre homme, un autre joueur. C’est déjà une vieille rengaine.


Derrière ça, une question récurrente : comment un joueur de 22 ans, habitué à patrouiller le week-end sur les gazons allemands en tant que défenseur central a-t-il pu mettre à mort la concurrence au poste de latéral droit en équipe nationale ? La réponse vient de loin, d’une réflexion débutée à l’été 2017 entre Pavard et son agent, Joseph Mohan, et d’une stratégie digne d'un braquage finement pensé qui dit quand même deux-trois choses sur la confiance de l'intéressé. « À cette époque, il n’y avait que Sidibé et Jallet devant Benjamin, expliquait le représentant pour Eurosport lors des premières semaines du dernier Mondial. Sylvain Ripoll, le coach des Espoirs, le place sur le côté et ça a joué en notre faveur. » En novembre, le gamin de Maubeuge est appelé par Deschamps pour pallier le forfait de Djibril Sidibé, dont il était la doublure quelques saisons plus tôt à Lille, et assurer les arrières de Christophe Jallet. On connaît la suite.

Gorge déchirée


On a retrouvé Benjamin Pavard jeudi soir, à Munich : champion du monde, « les pieds sur terre » malgré tout, et la gorge déchirée. L’allure du sosie de Screech, personnage clé de Sauvés par le gong, a pris un coup et voilà qu’Adil Rami déchire dans la foulée son surnom de Jeff Tuche dans le vestiaire tricolore : « T’es un bonhomme, toi t’es mon soldat mon frère, on ne t’appelle plus Jeff maintenant, on t’appelle le monster ! » À la troisième minute de la rentrée des Bleus, en Allemagne (0-0), Pavard s’est fait marcher sur le bas du cou par Antonio Rüdiger. Et derrière ? « Werner était un bon client, qui va vite. Il a pris deux fois le dessus sur moi, mais après ça a été, on a été solidaires, a sobrement soufflé le latéral après la rencontre au micro de L’Équipe. Les Allemands nous attendaient, ils voulaient se rattraper, c’est une très bonne équipe, on a souffert, on n’est pas tous encore au point physiquement. » En réalité, c'est une pièce remise dans un débat qu'un titre de champion du monde ne peut suffire à éteindre, même s’il n’est pas encore de saison pour Didier Deschamps, qui n’a cessé de faire comprendre durant la semaine écoulée que ses joueurs étaient actuellement dans « une parenthèse » , liée à de courtes vacances et à une période de fin de fête post-Mondial. Le champagne n'offre pas la liberté de faire taire les sceptiques.

Totem d'immunité


S’il reste à l’heure qu’il est le meilleur à droite, et plus ou moins le seul, Benjamin Pavard a confirmé face aux Allemands ses difficultés défensives vues en Russie, où il avait été largement bousculé face à la Belgique, en finale contre la Croatie et surtout lors du huitième de finale face à l’Argentine, endroit où il a aussi récupéré un totem d’immunité grâce à une demi-volée extraordinaire élue plus beau but de la Coupe du monde. Du côté de Munich, ça peut une nouvelle fois s’expliquer par le faible repli défensif exercé par Kylian Mbappé, là où Blaise Matuidi compense sans souci de l’autre côté les nombreuses montées de Lucas Hernández, une nouvelle fois très propre, mais l’apport offensif du joueur de Stuttgart ne peut totalement masquer ses failles en situation de un-contre-un.



Dans les prochains mois, son cas sera examiné attentivement et le sujet a déjà été évoqué durant l’été par Didier Deschamps, notamment lors d’un entretien donné au Parisien : « Il le mérite. Il m’a remercié, mais c’est lui. (...) Il ne fait pas trop parler de lui, mais il est là. Il est sympathique, humain, mais il a une telle confiance en lui ! Une fois, il m’a dit : "Je ne crains personne, je n’ai peur de personne." Je lui ai répondu : "Écoute, tu as le droit de le penser, mais évite de le dire par moment, ça peut servir !" » Le mérite de Deschamps a été de faire sauter la nature scolaire du bonhomme, devenu plus offensif en Russie, mais c’est autre chose qui revient sous le nez du sélectionneur aujourd’hui : un cycle de deux ans sert avant tout à ça et le cas Pavard, toujours invaincu chez les Bleus toutes catégories confondues, en sera l’un des enjeux. Le TGV international va vite : ça aussi, l'histoire l'a déjà dit. Après tout, une lucarne n'a jamais empêché un homme d'être placé face à ses manques. Ce serait trop simple.



Par Maxime Brigand
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