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Pauline Peyraud-Magnin : « Je m’en fous d’être sale à la fin du match »

Convoquée avec le groupe France lors du dernier rassemblement face au Brésil (3-1), et finalement forfait à la suite d'une blessure au poignet lors du premier entraînement, Pauline Peyraud-Magnin est cette fois-ci bien présente pour affronter les États-Unis ce samedi au Havre avec l’équipe de France féminine. Un retour sur lequel l’actuelle gardienne d’Arsenal espère capitaliser, à un peu moins de cinq mois du début de la Coupe du monde en France.

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Quels sont tes premiers souvenirs liés au foot ?
Mon père jouait au foot à Lyon à un bon niveau au CS Neuville et en équipe de France corps, mon grand-père a été président de club à Croix-Rousse, mon oncle footballeur pro en Espagne à Saragosse... Je baigne dedans depuis que je suis petite !

Quand est-ce que tu as commencé à jouer ?
J’ai commencé comme tout footballeur, à l’école primaire. Je jouais aussi un peu avec mon père à côté, mais pas en club. Je faisais plutôt de la gym, du tennis ou même de l’équitation. Le foot, à l’époque, ce n’était pas vraiment un sport féminin, et mes parents étaient un peu réticents. Mais bon, ils se sont vite aperçus que c’était ça qui me plaisait vraiment. Comme lorsqu'ils me voyaient jongler avec des balles de tennis. Ils m’ont dit : « Bon, je pense que là, il faut que t’ailles dans le foot. »

Tu rejoins rapidement une section féminine à l’âge de onze ans, à Caluire dans la banlieue lyonnaise.
« Là-bas, mon équipe était dans la même poule que les féminines de l’OL et, je me souviens que le jour où on les a affrontées, on a pris une taule à l’aller (Rires.) C’est comme ça que j’ai été repérée, alors que je jouais milieu gauche ! »
C'était l’une des rares équipes féminines du coin, mais je ne suis même pas restée six mois, car elles étaient plus âgées que moi. Je suis retournée en benjamins avec les garçons de Caluire, puis j’ai déménagé avec mon père. Je me suis retrouvée à l’US Montanay où j’ai continué à jouer avec des garçons. Là-bas, mon équipe était dans la même poule que les féminines de l’OL et, je me souviens que le jour où on les a affrontées, on a pris une taule. (Rires.) C’est comme ça que j’ai été repérée, alors que je jouais milieu gauche !

C’est assez atypique, de commencer à jouer en section féminine pour ensuite retourner avec des garçons. Tu n’as pas senti un trop grand décalage ?
Non, car à l’école primaire, je ne jouais qu’avec des garçons. Et je préférais, à dire vrai. On ne calculait pas vraiment si tu étais une fille ou un garçon, on te taclait de la même manière.

À quel moment as-tu décidé de devenir gardienne ?
Quand on est plus jeune, on a envie d’être attaquant, de marquer des buts. J’aimais bien mon poste, mais il n’y avait pas cette étincelle qui s'allume lorsque je mets mes gants, que je me traîne dans la boue. Je m’en fous d’être sale à la fin du match, pour moi c’était évident qu’il fallait que je sois gardien de but. La première fois, c’était après un entraînement où deux des trois gardiennes de l’OL étaient malades ou blessées. Je m’étais alors proposée pour y aller, et après l’entraînement, le coach est venu me voir et m’a demandé : « Mais tu ne veux pas devenir gardien de but ? » Bah ouais, si, carrément.


Tu as fait toute ta formation à l’OL, ainsi que tes premières années pros jusqu’à tes 22 ans. Dans l’ombre de Sarah Bouhaddi notamment. Pourquoi tu n’as pas eu envie de t’émanciper plus tôt ?
Tout simplement car j’avais envie d’apprendre. Un gardien arrive à maturité plus tard qu’un joueur de champ, et j’avais envie d’apprendre et d’élever mon niveau de jeu. Je voulais prendre mon temps. J’ai été un peu poussée à partir ensuite par orgueil, car je ne voulais pas rester deuxième et je me sentais assez mâture pour partir.

Tu décides ensuite d’aller en prêt à Issy-les-Moulineaux. Comment as-tu géré ce premier départ de chez toi ?
La première année n’a pas été facile, et heureusement que le staff et les joueuses d’Issy m’ont soutenue. Quand tu pars la première fois, c’est le plus dur. Tu n’as personne. Tu es toute seule. Il fallait que je fasse plus d'une heure de trajet pour aller m’entraîner, car la circulation à Paris, ce n’est pas toujours facile... Mais ça a lancé ma carrière. Mentalement, j’ai vraiment progressé, car ce n’était pas les mêmes conditions qu’à Lyon. C’était le jour et la nuit.



Après Issy, tu es partie à Saint-Étienne. Tu n’as pas eu l’impression de retourner ta veste ?
« Comme je dis en rigolant à mes collègues, j’ai retourné ma veste deux fois : une fois avec Sainté, une fois avec l’OM ! Mais après, qu’est-ce que ça va changer dans ma vie ? Quand je mets un maillot, je me donne à 100%. Après, pour ma défense, mon maillot de gardien n’était pas vert. »
Pas du tout. (Rires.) Comme je dis en rigolant à mes collègues, j’ai retourné ma veste deux fois : une fois avec Sainté, une fois avec l’OM ! Mais après, qu’est-ce que ça va changer dans ma vie ? Quand je mets un maillot, je me donne à 100%. Après, pour ma défense, mon maillot de gardien n’était pas vert.

Tu as déclaré justement que Marseille était une ville « qui a beaucoup compté pour toi » . Pourquoi ?
Marseille c’est la ville où vit ma mère, donc ce fut aussi un choix familial. Elle a fait énormément pour moi durant cette année que j’ai passée à l’OM et c’est aussi grâce à elle que j’ai pu évoluer. Et puis ensuite, parce que ce club a une histoire extraordinaire. Que ce soit au club ou dans la ville, c’était dingue. Les gens savaient qui on était, où on s’entraînait, et nous disait : « C’est super ce que vous faites, on a vu votre résultat ce week-end, on est super fiers ! » L’année que j’ai passée là-bas a été incroyable.


Pourquoi plus importante que les autres ?
« On a pris 4-0, ce qui était déjà une belle claque en soi, mais le plus dur, c’était de rester à Guingamp le soir, car on ne pouvait pas prendre de vol retour pour Marseille. On se regardait, et on entendait les mouches voler. On a fait une réunion de crise dans l’hôtel, et c’est là où on a vraiment pris conscience qu’on ne pouvait plus continuer comme ça. »
On était ensemble, tout le groupe, et on savait qu’il ne pouvait rien nous arriver. Même si au début, ce n’était vraiment pas gagné. On commence le championnat, on venait d’être promues, et c’était vraiment une catastrophe. Et puis, il y a eu ce match à Guingamp au Roudourou. On a pris 4-0, ce qui était déjà une belle claque en soi, mais le plus dur, c’était de rester à Guingamp le soir, car on ne pouvait pas prendre de vol retour pour Marseille. On se regardait, et on entendait les mouches voler. On a fait une réunion de crise dans l’hôtel, et c’est là où on a vraiment pris conscience qu’on ne pouvait plus continuer comme ça. Comme autre moment fondateur, il y a la causerie d’avant-match face au PSG qui m’a marqué. Le coach, Christophe Parra, nous a ramené à nos souvenirs d’enfance dans la cour de récré en nous disant que ce jour-là, nous étions les CE2 qui affrontions les CM2. Forcément ça rappelle des souvenirs. Sur ce match, il y a une grosse ambiance, je donne une passe décisive et on gagne 2-0. J’aurai au moins gagné le Classico une fois dans ma vie. J’étais un peu déçue de ne pas rester avec ce groupe après cette année incroyable (l’OM finira 4e, N.D.L.R), mais j’avais alors un objectif en tête : celui de rentrer à Lyon et d’enfin jouer avec les meilleures.



À l'OL, tu ne joues toujours pas. C’est ça qui t’a poussé à quitter Lyon définitivement en fin de saison dernière ?

Ah, mais ce n’est pas en fin de saison que j’avais pris ma décision de partir. J’avais déjà commencé à y réfléchir juste avant la trêve hivernale. Quand je suis partie de Lyon, j’étais partie pour jouer. Là, je reviens et je ne joue pas. Ça m’a forgée, car c’était comme si je revenais à la case départ après trois saisons où je pensais avoir prouvé. Tu te dis dans ta tête : « Putain, mais j’ai fait tout ça pour rien en fait ? Quel est mon problème avec Lyon ? Pourquoi ça ne marche pas ? » Pour moi, c’était un échec à ce moment-là, de ne pas pouvoir jouer pour mon club de cœur. Sur le moment, je n’avais pas baissé les bras, mais au moment où les matchs arrivent, tu sais que tu es deuxième.

Cet été, tu as donc quitté Lyon pour Arsenal. Comment ça s’est fait ?
Comme je disais tout à l’heure, j’ai toujours eu de la chance. J’étais prête à partir de Lyon, eux cherchaient une gardienne. Comme à Marseille, le discours du coach m’a plu tout de suite. Il m’a dit que l’Angleterre était une terre de foot, qu’Arsenal était un club familial tout en étant super pro. J’avais envie de retrouver cela. Le changement de pays ne m’a pas affecté, pas autant que la première fois où je suis partie de chez moi pour aller à Issy. Je ne me suis pas posé de questions, hormis un peu sur la langue, car l’anglais, ce n'était pas trop mon truc à la base. Maintenant oui, je me suis soignée.

Tu n’as pas trop galéré avec la bouffe au début ?
Oulah... Ne m’en parle pas. C’était une galère au début, j’étais contente de rentrer en France par moment juste pour la nourriture. (Rires.) Au début c’est un peu surprenant, le goût aussi... En plus, nous on est bien loties à ce niveau-là ! Mais on s’acclimate au fur et à mesure, il n'y a pas le choix !


On est à quatre mois du Mondial en France. On commence déjà à y penser, à vouloir le jouer ?
« Si tu poses cette question à n’importe quel footballeur dans le monde et que le mec te répond non, c'est qu'il n'est pas footballeur. »
Mais forcément. Si tu poses cette question à n’importe quel footballeur dans le monde et que le mec te répond non, c'est qu'il n'est pas footballeur. C’est encore loin, mais c’est dans un coin de ma tête. Une Coupe du monde, en France. Je ne suis pas superstitieuse, je me bats tous les jours en partie pour ça.

Tu as eu peur lorsque tu t’es blessée avant le Brésil ?
Bien sûr que j’ai eu peur. Je voyais mon objectif final s’éloigner. La Coupe du monde, c’est la plus belle des compétitions et de savoir que tu peux la louper à cause d’une blessure, c’est une piqûre de rappel. Je reçois plein de messages déjà me disant : « C’est super qu’elle se joue en France, etc ... » C’est vrai, mais, à ce que je sache, la liste n’est pas encore sortie ! J’essaye de rester très terre à terre. Même dans le groupe France, on n'en parle pas, sûrement pour ne pas se porter la poisse, je pense. (Rires.) Tu as toujours peur de ne pas être prise pour le match d’après. La liste pour les États-Unis, je l’ai attendue pendant une semaine ! J’étais stressée, car je peux me blesser, et aussi car mon nom peut ne pas sortir aussi.

Cette équipe de France actuelle a les moyens d’aller au bout ?
Oui. Sans hésiter. Pour moi, l’équipe de France actuelle peut gagner la Coupe du monde.



Propos recueillis par Andrea Chazy
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