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  2. // 70 ans de Paul Breitner

Happy Breitner to you

Avec Beckenbauer le Kaiser, Müller der Bomber der Nation et Maier the Keeper, Paul Breitner appartient au carré d’As munichois des années 1970 du foot allemand qui gagne. Increvable et génial, grande gueule au palmarès long comme le bras, Paulo fête ses 70 ans aujourd’hui... Prost !

Mais comment diable les magnifiques Oranje de Johan Cruyff ont-ils pu perdre la finale de Coupe du monde 1974 qui leur était pourtant promise ? Tout simplement parce que l’Allemagne (la RFA, plutôt) pratiquait elle aussi le football total. Il n’était pas aussi élaboré et flamboyant que celui des Néerlandais, mais il s’articulait sur un même 4-3-3, avec notamment deux défenseurs qui montaient créer le surnombre devant. Outre Franz Beckenbauer, libéro impérial, le latéral gauche et droitier Paul Breitner s’était déjà illustré avant la finale en investissant lui aussi le registre très batave du défenseur-attaquant. Avant son penalty égalisateur face aux Oranje, c’est lui qui avait placé une mine sous la barre contre le Chili lors du premier match de la Mannschaft : « J'ai inscrit trois buts en 1974, et le plus important était certainement celui que j'ai marqué au premier tour contre le Chili à Berlin. Nous avons gagné 1-0, et c'est autour de ce succès que l'équipe s'est construite. Sans ce but, il n'y aurait jamais eu le penalty de la finale. » En seconde phase du tournoi, Paulo avait aussi fracassé la Yougoslavie d’une balle traçante des 25 mètres en pleine lucarne avant que Gerd Müller n’achève la bête (2-0). Champion du monde à 22 ans, le surdoué arrivé à 19 ans en sélection A a déjà tout gagné avec la RFA et le Bayern : l’Euro 1972, la Ligue des champions 1974, trois Bundesliga d’affilée et une Coupe d’Allemagne !



L’aura légendaire de Paul Breitner est née en 1974, consacrant à la fois un footballeur au QI football élevé et un fouteur de merde XXL ! Ancien milieu offensif, Paulo avait donc mué dans le registre révolutionnaire de latéral offensif : « J’ai été un pionnier. [...] Je n’ai jamais voulu être latéral. Cela me dégoûtait. J’ai joué à ce poste à ma façon. C’est lors d’un Hanovre-Bayern que naquit le jeu de Lahm, de Kimmich, d’Alba, d’Alaba, de Ramos. » En quittant le Bayern après la Coupe du monde, Breitner rejouera au milieu pendant trois ans au Real Madrid (1974-1977) et après une année à Braunschweig, il deviendra cinq saisons durant en revenant au Bayern (1978-1983) l’un des tout premiers box-to-box du football moderne. En binôme mythique avec Rummenigge, baptisé le « FC Breitnigg » , ils planteront 45 buts lors d’une saison 1980 ponctuée du titre de champion d’Allemagne, le premier depuis 6 ans.

FC Hollywood, Saison 1


Au Bayern Munich, si Paul Breitner a été le génial protagoniste du FC Breitnigg sur le terrain, cet anticonformiste de classe A a sans doute aussi été le fondateur du FC Hollywood ! Car c’est en gauchiste que « Paul le Rouge » (son surnom dans la presse) est arrivé en 1969 au très conservateur club bavarois du Bayern Munich. Coiffé d’une afro hirsute, barbu et moustachu comme un guérillero, lisant Marx et Mao et posant sous des posters de Che Guevara, il avait déserté le service militaire, se planquant même une nuit dans la cave de l’appart qu’il partageait avec son grand pote Hoeness, avant de se rendre à la caserne... Tout en poursuivant sa carrière sportive extraordinaire et des études de philo et de psychologie, Paulo finit par se mettre à dos « le bourgeois Beckenbauer » , « le Bayern, ce club de nouveaux riches » et l’Allemagne tout entière en proclamant qu’il ne se sentait « ni bavarois, ni allemand » ! Mais ses légendaires contradictions éclatent quand il s’exfiltre à l’été 1974 au Real Madrid, au pays de Franco et pour un transfert très fructueux...



La suite sera sa longue bouderie envers la Mannschaft qu’il lâche en 1975 et qu’il retrouve à 30 ans en 1981. Un retour à la mesure du personnage ! Sportivement, il est sur le terrain le leader d’une RFA qu’il mène jusqu’en finale de Mundial 1982 après la Nuit de Séville où il a été l’un des rares à surnager face aux Bleus. Côté coulisses, il a provoqué le départ de sélection du génial Bernd Schuster qui le déteste et il a pris le pas sur le pâle sélectionneur Jupp Derwall. Paulo est le grand ambianceur en chef des débauches alcoolisées lors du stage de préparation à Schluchsee (le lac de Schluch, en allemand) rebaptisé « Schlucksee » (le lac de la picole) par la presse. En Espagne, Paulo impressionne le pourtant coriace Harald Schumacher : « Breitner fumait comme un pompier et buvait comme un trou. Il était le pire de tous, il ne manquait jamais une occasion de faire la bringue. Mais lui tournait comme une horloge le lendemain à l'entraînement. Il ne ratait pas une passe, ne perdait aucun duel... C’était fou. Ses compagnons de fête se traînaient lamentablement. Lui, jamais ! »

Sniper un jour, sniper toujours...


Surtout, comme beaucoup d’anciens gauchistes, Paulo, en bon libéral-libertaire, a lâché ses idéaux révolutionnaires de jeunesse : il roule dans des bolides de luxe, fait de la pub pour McDonald's et encaisse 150 000 Deutsche Marks en rasant sa barbe pour un spot publicitaire d’un grand fabricant de cosmétique. Après avoir raccroché en 1983, Paulo est devenu le sniper numéro 1 des médias allemands : chroniqueur dans les journaux et commentateur télé, il dézingue le foot national, clubs et sélection compris. Il allume ainsi son meilleur ennemi Beckenbauer, sélectionneur de la Mannschaft, le traitant de « fossoyeur du football » . Son caractère « clivant » le privera donc logiquement du poste de sélectionneur en 1998, une fonction qu’il n’occupera que pendant 17 heures avant de démissionner face à la fronde de nombreux officiels peu désireux de travailler avec lui.



Et puis Saint-Paul s’assagira en fils prodigue revenu au bercail. Affûté comme une lame, cheveux courts, barbe taillée et regard bleu toujours perçant, il avait rejoint le Bayern Munich présidé par son vieux pote Hoeness en tant que recruteur en chef, puis ambassadeur du club. Sa sincère empathie publique envers feu Gerd Müller alors frappé d’Alzheimer ( « Je n’en serais pas là aujourd’hui sans lui » ) et les rapports apaisés, dit-on, avec Beckenbauer avaient conforté son statut de vieux sage du club. Mais reparti s’enrichir dans l’immobilier en 2017, il s’était fait interdire de tribune VIP en décembre 2018 pour avoir critiqué Hoeness et Rummenigge pour leur gestion du transfert de Bernat au PSG... À quand une série TV sur le FC Hollywood avec Paulo comme consultant et scénariste ?

Par Chérif Ghemmour
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