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Patrick Kanner : « Maracineanu a accepté sa rétrogradation en Ligue 2 »

À la suite du remaniement, Roxana Maracineanu est passée du statut de ministre à celui de ministre déléguée. Une glissade qui n'a échappé à personne et qui aura des conséquences sur les liens que l'ancienne nageuse entretient avec les acteurs du football français. Lesquelles ? Tentative de réponse avec Patrick Kanner, ministre des Sports de François Hollande entre 2014 et 2017.

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Depuis le remaniement, on lit les termes de « déclassement » , de « perte d'influence » ou encore de « ministère dilué » pour parler du nouveau poste de Roxana Maracineanu. Ce sont des termes pertinents ou on est dans des éléments de langage classiques d'opposition ?
Non, cette forme de relégation n'est pas que protocolaire, puisque passer de ministre à ministre délégué, ça signifie que l'on passe d'un ministre de plein exercice à un ministre rattaché à un autre ministère. Et ce n'est pas n'importe quel ministère. Vous voyez, elle aurait été ministre déléguée auprès du Premier ministre, bon, ça a du sens par rapport aux événements qui nous attendent : les JO, la Coupe du monde 2023 de rugby... Si le Premier ministre s'en était occupé en direct, je suis presque preneur. Mais là, elle est absorbée de fait par le ministre glouton Blanquer, qui a absorbé la jeunesse dès 2017. Maintenant, il absorbe le sport, je ne sais pas ce qu'il va absorber après. Et c'est surtout un immense ministère, où le sport sera portion congrue, alors que jusqu'à présent, on était sur une dynamique de reconnaître le sport presque comme une fonction régalienne au regard du soft power. C'est-à-dire que si vous n'avez pas un ministre des Sports costaud, y compris pour négocier l'argent à Bercy, eh bien vous considérez le sport comme une matière secondaire.


Maracineanu avait déclaré : « Le sport n'est pas une priorité. » Venant de la part d'une ministre des Sports, cela peut surprendre. Mais objectivement parlant, dans un contexte de pandémie, est-ce que le sport est vraiment une activité indispensable à la vie de la nation ?
Il faut replacer dans le contexte : elle disait que ce ne serait pas une priorité au déconfinement. Bon, moi je regrette parce qu'on a bien vu pendant le confinement que le footing était le seul sport qu'on pouvait pratiquer. On a vu tous ces runners, c'était incroyable. Et ça a manqué à des millions de Français de pouvoir pratiquer leur sport...



Oui, enfin la plupart faisaient ça pour pouvoir sortir de chez eux. Et entre le sport confort et ce qui est indispensable à la vie de la nation, il y a une marge...
Oui, mais en période de confinement, le sport a été une forme de libération. Ça montre quand même l'importance qu'accordent les Français aujourd’hui à sa pratique. Et voir que leur ministre est relégué en ministre délégué à la vingt-deux ou vingt-troisième place protocolaire (en réalité 25e, N.D.L.R.)... Et j'ai envie de dire que ce n'est que le haut de l'iceberg. Si vous reprenez depuis le début, il y a d'abord eu la question des conseillers techniques, donc le bras armé du ministère fragilisé. Vous avez la disparition des Directions jeunesse et sport, puisque tout cela a été absorbé par le ministère de l'Éducation nationale. La création de l'ANS (Agence nationale du sport, N.D.L.R.), présidée par Castex, la ministre des Sports voyant passer les trains. Il y a eu toute une série de décisions convergentes qui font qu'aujourd'hui, le ministère des Sports n'est plus qu'un ministère délégué, je ne sais plus à qui je disais « heureusement que le quinquennat va bientôt finir, parce que sinon elle aurait fini comme sous-direction de l'Éducation nationale » . D'ailleurs, j'aurais été Roxana Maracineanu, je n'aurais pas accepté ma rétrogradation.

« Vous savez, si on veut punir un ministre, on ne lui propose rien. On lui a proposé un plat de lentilles, elle l'a accepté, c'est son droit. »

Selon vous, ce nouvel organigramme est dû à une volonté de mettre le sport sur un second plan ou de punir personnellement une ministre qui n'a pas donné entière satisfaction ?
Vous savez, si on veut punir un ministre, on ne lui propose rien. On lui a proposé un plat de lentilles, elle l'a accepté, c'est son droit le plus strict. Il y a sûrement aujourd’hui quelqu'un qui doit regarder ça avec une forme de gourmandise, c'est le président du CNO (Comité National Olympique, N.D.L.R.), mon ami Denis Masseglia, avec qui j'ai toujours eu des relations excellentes, mais qui ne rêvait que d'une chose, c'était d'un ministère des Sports faible pour pouvoir mieux exister au travers du CNO et des fédérations olympiques. Et le rapport de force que j'avais avec mon secrétaire d'État, car je vous rappelle qu'à l'époque, il y avait le ministre des Sports et un secrétaire d'État, nous étions deux pour occuper l'espace, même si j'avais la Jeunesse et la Ville comme compléments, mais nous étions très liés l'un à l'autre pour créer une sorte de rapport de force avec le CNO. Et quand je dis rapport de force, ce n'est pas négatif. Je crois à un CNO puissant, mais je crois aussi à un ministère des Sports puissant. Et je pense que Denis Masseglia regarde ça avec gourmandise en se disant : « Le vrai ministre des Sports, c'est moi, ou le directeur de l'ANS. » Mais Roxana Maracineanu a accepté sa rétrogradation en Ligue 2, permettez-moi l'expression. Je pense que ça aurait été à son honneur de dire : « Dans ces conditions-là, vous trouvez quelqu'un d'autre. » Mais je ne suis pas à sa place, je ne cherche pas de boulot !

Mme Maracineanu était déjà entrée en conflit avec plusieurs acteurs du monde du football professionnel avant la pandémie. Maintenant qu'elle a des compétences restreintes, qu'en sera-t-il de sa capacité à peser dans ces rapports de force ?
Ce qui est certain, c'est qu'elle peut être déjugée par son ministre de tutelle. Avant, elle pouvait être déjugée par le Premier ministre. Mais là, elle va devoir rendre compte à son ministre de tutelle. Un ministre délégué a un statut différent d'un secrétaire d'État, mais au bout du bout, c'est la même chose. Vous devez rendre des comptes au cabinet du ministre auprès duquel vous êtes placé.


Les dirigeants de clubs voudront parler directement à M. Blanquer ?
C'est possible. En tout cas, M. Blanquer ne pourra pas leur refuser un rendez-vous. Parce qu'il est ministre des Sports, maintenant ! Il est en charge des sports en France.

Mais l'interlocutrice des personnalités du monde du football, ça reste Mme Maracineanu.
Bien sûr. Qu'il n'y ait pas de malentendu, elle est ministre déléguée, donc c'est elle qui est en charge. Mais je pense qu'elle sort quand même affaiblie de cet épisode. Elle est affaiblie parce que son budget a été amputé, parce que sa mission a aussi été amputée par le biais de l'ANS. Et maintenant, elle est placée sous tutelle directe d'un ministre pour qui le sport est sans doute très important, le sport à l'école ce sera un vrai problème. Mais moi, je négociais beaucoup avec Najat Vallaud-Belkacem pour que le sport à l'école soit reconnu, et d'égal à égal. Il n'y avait pas d'écart protocolaire entre nous, c'était une négociation de ministre à ministre.

Après, en répondant aux attaques médiatiques de Jean-Michel Aulas, qui adore les joutes verbales, la ministre a montré qu'elle n'était pas du genre à baisser les yeux. C'est plutôt bon signe, non ?
Pourquoi Jean-Michel Aulas était intervenu ? C'est parce qu'il n'a pas accepté, et je ne vous cache pas que moi non plus, la décision brutale du 28 avril. C'est-à-dire qu'au détour d'une phrase du Premier ministre, on dit que les championnats s'arrêtent. Sans concertation, une mesure vraiment brutale qui s'est imposée à tout le monde sans même essayer de savoir si la FFF et la Ligue avaient des protocoles sanitaires qui auraient pu permettre de faire comme dans les autres grands championnats européens. Moi, je vous confirme qu'il y avait des protocoles sanitaires qui étaient prêts, tant à la Ligue qu'à la FFF, pour pouvoir continuer. Pourquoi aurait-on été moins bons que la Bundesliga ou le championnat anglais ? Je ne comprends toujours pas cette mesure qui nous a affaiblis collectivement, médiatiquement bien sûr, sportivement, mais aussi financièrement, il ne faut pas se raconter d'histoires. Et ce n'est pas le fonds de 30 millions pour le sport amateur qui va suffire à rattraper les dégâts.


Oui, le football amateur risque de payer quelques pots cassés. Vous pensez que le ciel va encore s'assombrir pour lui ?
Je ne peux pas répondre à ce stade, il est trop tôt pour le savoir. Tout le monde a bien compris que le sport amateur avait déjà été, je tiens à le rappeler quand même, très lourdement affaibli par la disparition progressive des emplois aidés. Dans les clubs des petites villes ou des quartiers prioritaires de la ville, les contrats aidés étaient des outils pour pouvoir embaucher des animateurs. Donc déjà, depuis 2017, il y a eu un affaiblissement des moyens du sport amateur en France et le confinement n'a rien amélioré. Aujourd’hui, ils repartent en difficulté. C'est bien de donner 10 euros par licencié et par an, mais c'est largement insuffisant par rapport aux besoins. Je n'ai pas à remettre en cause les décisions de Noël Le Graët ou de la fédération, 30 millions, c'est beaucoup d'argent facilement, mais quand vous répartissez par le nombre de licenciés en France, ça ne fait pas grand-chose.

« Je vous confirme qu'il y avait des protocoles sanitaires qui étaient prêts, tant à la Ligue qu'à la FFF, pour pouvoir continuer. Pourquoi aurait-on été moins bons que la Bundesliga ou le championnat anglais ? »

Après l'annonce de l'arrêt de la saison, le gouvernement s'est tenu assez éloigné de ces dossiers. C'est une volonté de ne pas se mouiller, ou bien de respecter la séparation des pouvoirs, puisque ce sont les institutions judiciaires qui sont depuis à la baguette ?
Le Conseil d'État a fait son job. Je pense que l'arrêt de la saison, la manière dont ça s'est fait, sur la forme et sur le fond, n'étaient pas une bonne décision. Je pense qu'on était capable de reprendre les matchs à huis clos comme ailleurs. Est-ce qu'on a vu des clusters dans les clubs en Allemagne ou ailleurs ? Non. Roxana Maracineanu n'a pas résisté au Premier ministre. Elle n'a fait qu'être la voix de son maître.


Vous croyez que c'est une décision directe du président de la République et du Premier ministre et que Roxana Maracineanu n'a pas participé au processus ?

Je ne suis pas au gouvernement, ça ne vous aura pas échappé. Je ne sais pas dans quelles conditions ça s'est fait, en tout cas elle a été disciplinée. Déjà, pour un ministre, c'est bien d'être discipliné. Mais parfois, il faut savoir résister aux décisions qui ont des conséquences aussi lourdes que celles que nous connaissons. Quand je vois que les finales de coupe auront lieu fin juillet, on regarde ça avec des yeux ébahis, alors que depuis maintenant deux mois les autres nations ont repris les compétitions. C'est quand même extraordinaire. On a privé nos supporters et nos téléspectateurs de matchs, et vous savez que nos amis allemands et autres ont trouvé des techniques pour que les supporters soient présents malgré tout dans le match à travers des écrans, des sons... Alors bien sûr, c'est un climat dégradé en matière de supporterisme, mais c'est un climat quand même. Et je préfère un climat dégradé que pas de climat du tout.

Mettre des anciens sportifs qui n'ont pas d'expérience politique comme ministre des Sports est devenu une tradition sous la Ve République. C'est une bonne idée ?
Ça, c'est le débat récurrent à 100 balles, j'ai envie de dire. Le problème n'est pas de mettre des anciens sportifs, le problème est de mettre des politiques. Et vous pouvez avoir d'anciens sportifs qui sont de grands politiques, je pourrais vous parler de Guy Drut, ou d'Alain Calmat, ou de Jean-François Lamour. Le problème n'est pas là. La connaissance du sport, ce n'est pas simple. Il y a des compétitions, des jalousies entre fédérations sportives. Quand c'est une escrimeuse qui devient ministre, il y a d'autres fédérations qui gueulent, même chose pour la natation. Le problème, c'est de mettre des politiques qui résistent. Vous savez, le sport est parfois pris par les ministres régaliens comme quelque chose de sympathique, et voilà. Quand j'ai porté le dossier de l'Euro 2016 et qu'il était question de savoir s'il fallait le maintenir ou pas en pleine période d'attentats, je vous assure que c'est un dossier éminemment politique. Quand il faut négocier avec Bernard Cazeneuve des moyens financiers et humains pour protéger les fan zones, ou avec Alain Juppé, président des villes accueillantes, je vous assure qu'il faut connaître le... Je ne dis pas que la politique est un métier, je dis simplement qu'il y a des codes. Un ancien sportif peut les avoir, qu'il n'y ait pas de malentendu. Mais vous pouvez avoir un très bon ministre des Sports qui n'a pas été sportif, je vais citer avec plaisir Marie-George Buffet. Tout le monde reconnaît que pendant cinq ans, elle a été une excellente ministre des Sports avec des mesures fortes, et qu'elle a négocié plein de choses positives pour le sport français alors qu'elle n'est pas sportive. Mais elle avait du sens politique. Quand vous négociez votre budget à Bercy, il faut du sens politique. Un grand sportif peut être un très bon ministre des Sports. Mais je préfère un très bon ministre des Sports politique qui n'a pas été un grand sportif.



En matière de pur football, le fait de ne pas avoir un ministère des Sports plein et entier alors que la France jouera l'Euro en tant que championne du monde en titre, c'est un souci ou pas du tout ?
Ce n'est pas un bon signe donné à nos partenaires extérieurs, c'est un affaiblissement de l'image sportive de la France. Je considère qu'au regard des enjeux, à savoir plus de 2% du PIB, 17 millions de licenciés, 17 millions de personnes qui pratiquent le sport régulièrement et qui ne sont pas licenciées, le soft power que ça représente... D'ailleurs on peut s'interroger, qu'a ramené Mme Maracineanu comme grands évènements sportifs pour la France ?

« Vous pouvez avoir un très bon ministre des Sports qui n'a pas été sportif, je vais citer avec plaisir Marie-George Buffet. »

Pas grand-chose, d'accord, mais c'est une question de calendrier, ça. Elle n'a pas eu de combat à mener, elle est arrivée au ministère à une époque où les grandes compétitions étaient déjà attribuées.
Et Mme Flessel ?

Pareil, en 2017 les compétitions étaient déjà distribuées...
Oui, mais les attributions ça se... C'est quoi les grands dossiers aujourd’hui pour faire venir un grand événement sportif en France ? Moi, je me suis battu pour les JO. Bon, ce n'est pas moi qui ai obtenu la décision finale, mais il y a eu deux ans de travail avec Tony Estanguet. Vous savez, quand vous êtes en négociations avec Pécresse, avec Patrick Ollier, avec Valls, Hollande, Hidalgo... Je vous assure que c'est du haut niveau. Quand il faut dégager 500 millions d'euros supplémentaires pour que Pécresse ne quitte pas la table, ce sont des choses qui se gèrent. La négociation est sensible, car ce ne sont pas que des évènements sportifs, ce sont aussi des évènements politiques. Maracineanu est une femme sincère, engagée, qui aime le sport et les sportifs, je n'ai aucun doute là-dessus. Mais l'évolution du ministère depuis maintenant trois ans est une évolution qui concourt à sa rétrogradation dans l'importance politique du pays. Dans le cadre du déconfinement et de la relance économique, le sport devrait être une priorité. Le fait d'avoir de bons résultats crée une ambiance, une dynamique, un enthousiasme dont on a besoin. La confiance dont a besoin ce pays, c'est aussi au travers de résultats sportifs de qualité. Les futurs champions pour 2024, c'est maintenant qu'on doit les trouver. C'est des gamins de 14, 15 ans, qu'on doit repérer sur le terrain. Rappelez-vous les JO de Londres, qui aurait parié trois ou quatre ans avant que les Britanniques seraient la deuxième nation sportive ? Il y a eu de grands objectifs fixés par Laura Flessel, et ce n'est pas avec le budget du ministère des Sports aujourd’hui et avec cette rétrogradation que l'on se prépare à être la deuxième nation sportive aux JO de 2024.



Propos recueillis par Alexandre Doskov
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