Advertisement
Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 10 Résultats Classements Options
  1. // CDM 2018
  2. // Finale
  3. // France-Croatie

Pas de pain, pas de gain

Didier Deschamps a transformé son équipe en une incroyable machine à défendre, en inculquant à ses troupes l'esprit de sacrifice et l'envie de se faire mal. Une ode au masochisme.

Modififié

La France est un pays de chansonniers et d'amoureux du bon mot. Alors quand elle se retrouve en finale de Coupe du monde avec un attaquant qui ne marque pas un pion, mais qui fait des efforts à n'en plus finir sur le terrain dans le pressing et le repli défensif, elle fait de la situation une plaisanterie. « Olivier Giroud est le meilleur défenseur de l'équipe de France » se gaussent quelques petits rigolos, en répétant en boucle la dernière vanne à la mode dans les soirées en ville. Le principal intéressé, lui s'en contrefout. « Si on gagne et que je ne marque pas, j'en aurais rien à faire. » Surtout, dans le même temps, il jure haut et fort qu'il adore se défoncer dans les tâches ingrates et qu'il se régale à courir derrière le ballon pour assurer le premier rideau défensif : « Il y a du plaisir, évidemment, même dans l'effort défensif. On fait le boulot pour le partenaire d'à côté, il est là le plaisir aussi, ce n'est pas forcément mettre un crochet ou une frappe en lucarne. Il faut rechercher du plaisir dans la douleur, savoir se faire mal. » Un discours que Giroud n'est pas le seul à porter, et match après match, les Bleus ont démontré une solidité défensive assez incroyable, assurée par les efforts de tout le collectif. Et quand on sait que Deschamps avait sous la main des joueurs pas forcément fanatiques de la chose, et parfois peu concernés par la défense dans leurs clubs, il ne reste plus qu'à l'applaudir pour avoir réussi à leur inculquer cette discipline.

Une réminiscence de 1998 ?


Antoine Griezmann, lui, se coltine ce genre de speechs matin, midi, et soir, de janvier à décembre. En même temps, le numéro 1 mondial de Fortnite a déjà quatre saisons de Diego Simeone dans les pattes, et il vient de demander du rab. « J'ai la chance de travailler avec le meilleur entraîneur défensif au monde » , déclare le blondinet sans hésitation et en sachant qu'il ne sera pas contredit. Et en tant que spécialiste du sujet, il n'a que de l'amour pour le travail de Deschamps, et se permet même de montrer la marche à suivre à ses collègues attaquants : « Je pense que la défense, c'est le plus important vu notre style de jeu. C'est le style que j'ai en club, je sais comment gérer ça. Je pense que si Kylian et Olivier me voient descendre dans la surface, ils doivent se dire pourquoi pas moi. » Et si elle était là, la fameuse « patte de Didier Deschamps » que tout le monde semble chercher partout depuis des mois ?


Avant le début de la Coupe du monde, le sélectionneur avait annoncé la couleur : « La solidité défensive est importante. Toutes les équipes prennent des buts, mais évitons d'offrir des opportunités à nos adversaires. » Et même s'il parle très peu de France 1998, il sait pertinemment qu'il y a vingt ans, la France a attrapé son étoile parce qu'elle avait la meilleure défense de la compétition. Et si on met de côté le match hors concours contre l'Argentine, les Bleus de 2018 n'ont encaissé qu'un seul but – et sur penalty – en parvenant à museler certains des attaquants les plus cotés du football actuel.

Chiffon


Défendre quand on n'a pas l'habitude de le faire, c'est dur et ça fait mal. Il faut courir, presser, harceler. « Se mettre chiffon sur le terrain » , comme aime le dire Thauvin en riant. Kylian Mbappé le sait bien, lui qui esquive le sale boulot dès qu'il le peut au PSG. Mais dès qu'il enfile le maillot bleu, Didier Deschamps est là pour lui tirer les oreilles s'il le faut : « Mbappé a cette capacité à attaquer et à faire des différences. Mais il doit faire plus défensivement. » Conditionné par son sélectionneur, le numéro 10 des Bleus déclarait avant même le premier match du Mondial : « Ce qu'il y a à améliorer ? Le replacement défensif, on ne peut pas arriver dans cette compétition avec une équipe coupée en deux. » Une phrase que Thomas Tuchel pourra lui ressortir dès la rentrée.



Même Paul Pogba, cantonné à un rôle plus défensif qu'à l'accoutumée, y trouve son compte et joue enfin sans la pression de devoir marquer à chaque match. Une inversion des courbes impressionnante. Avant, il jouait parfois trop vers l'avant et tentait de se décharger des tâches défensives. Maintenant, il enchaîne les duels et les récupérations sans ciller et ne se soucie plus de ses statistiques offensives. « On ne me parle plus de marquer de buts, d'être décisif » , commente la Pioche. Forcément, le fait que toutes les lignes s'investissent pour défendre est applaudi très fort par les grognards de derrière, à commencer par Lucas Hernandez : « Le travail que toute l'équipe fait défensivement est incroyable. (...) C'est pas que nous quatre derrière, ça concerne toute l'équipe. » Et si les Bleus récitent bien leur leçon jusqu'au bout, ce soir, ça pourrait même concerner 67 millions de personnes.





Par Alexandre Doskov, à Moscou
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié




Dans cet article


Hier à 16:38 Les capitaines des équipes de Liga s'opposent à la délocalisation aux USA 57 Hier à 12:55 Avant Bielsa, Leeds pensait à Conte et Ranieri 25
Partenaires
Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Podcast Football Recall Un autre t-shirt de foot est possible Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Tsugi
lundi 20 août Une équipe amateur à Caen coachée par ses supporters 23 lundi 20 août Euro Millions : 107 Millions d'€ + 1 Millionnaire garanti 2 lundi 20 août Ronaldo, Salah et Modrić nommés pour le titre de joueur UEFA de l'année 61 lundi 20 août Le maillot sans sponsor de River Plate bat des records 66