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Paris, l'injuste milieu

Le choc entre l'Olympique lyonnais et le PSG aura au moins eu deux mérites : celui de renverser la théorie selon laquelle Paris pourrait terminer la saison invaincu en championnat, et confirmer celle qui dit que le milieu parisien est un désert presque aussi infréquenté que celui qui entoure Doha.

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Le désert de Gobi. L’Antarctique. L’Atacama. La Patagonie. Le plateau du Colorado. Le Sahara. Le Grand Bassin. La Creuse. Tourcoing. Le milieu de terrain du PSG. Cette planète Terre compte pas mal de déserts humains, des machins informes et inhospitaliers dans lesquels même Matthieu Ricard n’irait pas foutre un pied en recherche de solitude. Mais le cœur du jeu parisien, dis donc, celui-là fait fort. Cela fait bientôt quatre mois qu’on le dit, voire même depuis le départ de Matuidi, mais semaine après semaine, match après match, mercato après mercato, le problème reste le même. Comme Penelope Cruz plongée dans la fontaine de Jouvence, il ne prend pas une ride, se présentant sous son meilleur profil à chaque fois qu’il en a l’occasion, et rappelant à ceux qui l’aurait oublié que l’on n'efface pas les problèmes de fondations en blanchissant les joints.


Paris a peut-être fait entrer Leandro Paredes pour les vingt dernières minutes, mais a passé les soixante-dix précédentes à se faire marcher dessus dans les grandes largeurs. Et Ndombele, comme Paul Walker dans la série des Fast and Furious, se pose décidément en homme de franchise : on aura rarement vu un joueur aussi dominateur au milieu de terrain contre Paris que ce type-là, et c’est loin d’être la première fois. Alors, un milieu dépeuplé, qu’est-ce que ça engendre ?

Le défi physique : perdu


Un problème d’engagement, déjà. Draxler n’est pas un milieu défensif, Marquinhos n’est pas un milieu défensif, Alves est difficilement un ailier droit, et Di María n’est en toute bonne foi pas qualifiable de chien de la récupération. « Il faut être plus agressifs » , a soufflé Tuchel au micro d’Olivier Tallaron, enfin détaché de Gérald Baticle. En réalité, le cœur du jeu parisien a perdu le peu de hargne qu’il lui restait en même temps que Verratti, et peine aujourd’hui à tenir la comparaison lorsqu'on lui impose un défi physique, un combat de gladiateurs de l’épaule, une corrida de crocs en jambes. Ndombele a par exemple réussi 75% de ses dribbles et de ses tacles – principalement lors de la première période – soit autant que Marquinhos, mais laisse une impression infiniment plus percutante, de par ses différences balle au pied. Et sans milieu de terrain, Paris ne peut pas jouer. Julien Stéphan l’avait compris la semaine dernière, Bruno Génésio l’a capté depuis un moment déjà, Solskjær ne va pas tarder à faire de même : presser haut contre le PSG, c’est une forme d’assurance. Attention, pas une assurance de victoire : mais celle de les emmerder profondément.


Car à chaque fois ou presque lors des PSG-Lyon, le même schéma se reproduit. Les Rhodaniens imposent un pressing étouffant d’entrée de jeu, un défi d’engagement, et Areola finit par envoyer bouler des ballons à hauteur d’avion, là où, en temps normal, la passe à dix commence par lui. Alternant ce soir le diaboliquement bon et le tristement mauvais, il n’a réussi que 61% de ses passes. C’est bien moins que d’ordinaire, et surtout trop peu. Pourquoi ? Parce que ses dégagements de loin, forcés par l’indisponibilité de ses défenseurs, sont l’équivalent des chiffres de l’immigration fournis par Florian Philippot : imprécis. Et quand bien même la zone visée est atteinte, donc peu ou prou le milieu de terrain, c’est pour trouver la tête de Cavani. Ainsi Draxler, Marquinhos, Di María et Alves n’ont gagné aucun duel aérien de la partie.

Un manque inquiétant de maîtrise des temps faibles

À l’époque où Thomas Tuchel avait ramené Choupo-Moting en France, période où beaucoup se demandaient comment une chèvre pourrait bien suppléer un Matador, de nombreux autres avaient soulevé le seul point visiblement bénéfique de son arrivée : Choupo est grand. Choupo sait jouer de la tête, ça change. Choupo, voilà un profil que l’on n’a pas. C’est déjà ça, et c’était vrai. Voir ce dimanche soir le PSG évoluer en contre en première période n’a rien de déshonorant, c’est même l’une de ses forces principales. Mais si peu de maîtrise, bon sang...


Il manque à cette équipe un régulateur, un bonhomme capable de calmer le jeu lorsqu'il le faut, de permettre à la colonie de reprendre quelque peu son souffle. Tout est une affaire de souffle. Et à courir sans cesse vers le but adverse, Paris finit cruellement par en manquer, car Paris ne sait pas maîtriser une équipe déchaînée. Or, pour calmer la furie adverse, il convient d'abord de se calmer soi-même. Bref, le PSG a beau être rentré aux vestiaires à la mi-temps avec le nul en poche, le match s’est perdu lors des quarante-cinq premières minutes. Et avoir soif de succès au milieu du désert, c’est une injonction mathématiquement vouée à l’échec.

Par Théo Denmat
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