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  2. // Celtic-PSG (0-5)

Paris fait danser le Celtic

Largement supérieur techniquement et tactiquement, le PSG a roulé sur le Celtic mardi soir (5-0) grâce notamment à un but de chacune des pointes de son trident offensif. Rentrée réussie.

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Celtic 0-5 PSG

Buts : Neymar (19e), Mbappé (34e), Cavani (40e, s.p., 84e) et Lustig (83e, c.s.c.) pour le PSG.

Celtic Park, l'enfer qui chatouille

On connaît la musique et tout le monde était prévenu : sur un soir, le Celtic peut faire vaciller n'importe qui. Dans l'armoire, il y avait déjà la tête du Barça, de la Juve, de Manchester United ou encore de l'AC Milan. Dans son coin, Rodgers rêvait même de « trouver une voie pour gêner » un PSG scruté par toute une Europe qui se plaît à le regarder de travers après sa brocante de l'été. Peu importe, tout ça ne sert plus à rien, car Paris a réussi sa rentrée chez les grands, plus de six mois après la catastrophe de Barcelone, et a prouvé que son début de championnat aura été une préparation parfaite pour la Ligue des champions. Mardi soir à Glasgow, la claque a été aussi violente que la démonstration (5-0).

Pink Paradise


Comme à chaque fois pourtant, on nous avait lobotomisé le cerveau avec les mêmes refrains. Venir à Glasgow revenait à rencontrer l’enfer : le Paradise qu’est le Celtic Park, les 60 000 corps qui viennent s’y masser tous les quinze jours – mais surtout les soirs d’Europe, le quotidien d’un champion d’un roi d’Écosse restant peu excitant –, mais aussi l’histoire d’un Celtic majestueux qui continue de vivre sur des exploits épisodiques. Brendan Rodgers avait promis « un chaudron » pour accueillir le PSG, et là-dessus, le chef de chantier des Bhoys a été servi. Détail : le technicien nord-irlandais avait aussi promis de mettre les Parisiens « sous pression » , mission hautement plus complexe. Pacho Maturana n’avait pas tort quand il disait à son époque qu’on « n’a jamais vu une tribune marquer un but » et la bande à Emery, réorganisée mardi soir dans un 4-3-3 plus classique quelques jours après une parade trompeuse à Metz (5-1), l’a confirmé. Car à Glasgow, le PSG a parfaitement réussi son retour en C1, se contentant d’abord de faire tourner tranquillement face au Celtic qui a serré les fesses comme rarement – là où il avait réussi à battre le Barça il y a quelques années en jouant défensif, mais avec de l’agressivité et de l’impact – avant d’envoyer une première droite par Neymar au bout de vingt minutes (0-1, 19e). Cette soirée devait être l’occasion de répondre à une Europe du foot qui n’attendait que la chute d’un PSG pointé du doigt pour ses excès de l’été. Résultat : on a vu du sérieux, de l’autorité, de la propreté dans les transitions, une paire Verratti-Rabiot soyeuse, un très bon Dani Alves et du réalisme, Mbappé plantant un deuxième but à la demi-heure de jeu (0-2, 34e) et Cavani clouant le scénario quelques minutes plus tard sur penalty (0-3, 40e).

Hommage et tampons locaux


Glasgow était aussi une étape pour déminer un débat qui ne devrait pas avoir lieu dans un club de ce calibre : celui des gardiens. Et, quelques jours après une sortie coquine à Metz, Alphonse Areola a montré qu’Emery avait eu raison de lui faire confiance, se montrant impérial sur un coup franc de Griffiths et deux alertes données par Scott Sinclair. Sinon ? Pas grand-chose, si ce n’est de jolis tampons locaux servis par l’ado excité qu’est Anthony Ralston et une fine analyse tactique de Daniel Bravo sur la course d’un streaker imbibé par le script de sa soirée. En seconde période, le PSG a joué sur un rythme naturellement ralenti par un tableau d’affichage déjà bloqué, laissant Rabiot mener une danse plus bancale avant le retour au 4-4-2 à l’heure de jeu avec l’entrée de Julian Draxler et se contentant d'allumettes mal craquées (Neymar, Rabiot, Mbappé). De son côté, Rodgers s'est montré incapable de répondre malgré les cartes Roric, Edouard et Forrest, et l'hommage du Celtic Park aux vainqueurs de la C1 67 restera la seule lumière d'un second acte aussi sec qu'un bretzel de comptoir malgré un dernier but inscrit par Lustig contre son camp (0-4, 83e) et une tête merveilleuse de Cavani en fin de match (0-5, 84e). Le PSG a poinçonné sans trembler la première étape du voyage dont ne cesse de rêver Emery à haute voix. Prochain panneau : le Bayern de Munich.

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    Par Maxime Brigand
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