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Paredes artificiel

Avec Verratti et Herrera blessés et la Ligue des champions mercredi, Leandro Paredes devrait être aligné ce vendredi par Thomas Tuchel à Dijon. Débarqué en sauveur d’un milieu de terrain décimé, l’Argentin est désormais un second couteau, considéré par beaucoup comme un poids mort. Pourtant, en Argentine, il fait l’unanimité. Et s'il fallait tout simplement apprendre à comprendre Paredes ?

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Ces derniers mois, peu de joueurs du Paris Saint-Germain ont autant fait parler que Leandro Paredes. Un paradoxe. Car s’il est bien une chose qu’on peut difficilement lui reprocher, c’est d’attirer l’attention sur lui. Avare de mots, décrit comme timide, discret, il fuit les micros depuis son arrivée à Paris fin janvier, préférant laisser les autres parler pour lui. Alors on a fait parler les chiffres, notamment les millions du chèque de son transfert, et tenté de lire entre les lignes de son jeu. Pendant ce temps-là, Leandro limitait sa logorrhée au terrain, tentant de faire sauter la barrière de la langue ballon au pied. Seul problème : dans cette cacophonie sourde, personne ne semble comprendre ce qu’il cherche à nous dire.

Une berline conduite comme un monster truck


Pour paraphraser Zlatan Ibrahimović et résumer le paradoxe Paredes en une métaphore, l’on pourrait dire que l’Argentin est une berline électrique, ronronnante, achetée par un type qui en attendait les performances d’un monster truck. Plus confortable, mais moins pratique pour rouler sur tout ce qui bouge avec rage. « Quand il est arrivé, beaucoup de gens ne savaient pas ce qu’était son poste, regrette Simon Piotr, analyste tactique qui a beaucoup étudié le joueur. Est-ce qu’il est comme Lo Celso ? Comme Verratti ? Pendant des semaines, les gens le voyaient comme un relayeur. Mais ça n’a rien à voir ! Il est arrivé pour jouer à un poste qui n’existe pas en France. » Pourtant, pendant des années, Paris a adoubé un joueur au profil très proche de celui de Paredes : Thiago Motta. En Argentine, où Paredes a commencé sa carrière dans la peau d’un enganche, successeur désigné par les fans de Boca d’un certain Riquelme, on appelle ceux de son espèce des cinco. Des meneurs de jeu reculés, fins tactiquement, mais pas forcément solides défensivement, incontournables dans la culture tactique locale au même titre que les numéros 10.



Le contexte dans lequel Leandro Paredes arrive au PSG n’a pas non plus aidé à ce que la France s’en fasse une bonne première impression. Après deux ans à jouer en pantoufles dans un championnat relativement faible et une équipe du Zénith Saint-Pétersbourg bâtie autour de lui, il est parachuté à Paris dans les derniers jours du mercato alors que tout le monde, Thomas Tuchel compris, attendait Idrissa Gueye. « En Russie, il s’est transformé en caricature de lui-même, poursuit Piotr. Il n’avait rien à faire à part marcher, prendre le ballon et distribuer des galettes. » Dans le JDD, son compatriote Omar da Fonseca va plus loin en le qualifiant de « pecho frio : en gros, celui qui ne salit jamais son short, qui joue dans le confort » . À part quelques matchs inspirés, il donne une impression de lourdeur, de maladresse. Et ses quelques éclairs de génie, ses passes téléguidées à travers le terrain, ses transversales dans les pieds d’une rare qualité sont vite minimisés au titre que, de toute façon, ce n’est pas ce qu’on attendait de lui. Résultat : quand, à l’été 2019, Paris fait le plein de milieux de terrain hargneux (Gueye et Herrera), Leandro Paredes glisse vite dans la peau d’un second couteau qui coupe mal et disparaît des radars. Cette saison, il n’a joué que trois matchs dans leur intégralité (contre Reims, Amiens et Nice).

« Il peut être le joueur qui apporte l'équilibre »


Pourtant, le joueur de 25 ans ne connaît pas du tout ces problèmes avec la sélection argentine (22 sélections, 3 buts), dont il est devenu un rouage essentiel et avec laquelle il a particulièrement brillé lors de la dernière Copa América dans ce rôle de cinco. « Je pense que Leandro Paredes est celui qui remplit les conditions et doit jouer exclusivement dans cette position, l’adoubait même un illustre aîné, Fernando Redondo, référence au poste, lors d’une conférence de presse en février. Il peut être le joueur qui apporte dans l'équilibre défensif et dans la gestion du jeu. Il a la technique et la capacité de le faire, comme l'a fait Gago à son époque. » De l’autre côté de l'Atlantique, son entraîneur Lionel Scaloni lui a filé les clés de la baraque, et organisé l’équipe autour de lui, lui permettant d’exprimer au mieux ses qualités. « Quand tu as un joueur comme Paredes et que tu comptes sur lui, comme tous les profils "extrêmes", il faut lui donner une structure ou des coéquipiers capables de l’aider » , estime Piotr. Alors pourquoi ne pas le faire à Paris, et installer Paredes dans le milieu à trois dans un rôle à la Motta ? « Je n’ai pas l’impression que Tuchel soit intéressé par un milieu à la Blanc. Dès qu’il en aura l’opportunité, je pense qu’il mettra des joueurs dynamiques, et Paredes restera son remplaçant technique.  »


En attendant de convaincre son entraîneur, Paredes bosse, toujours discrètement, et grappille des bouts de match, comme ce devrait être le cas à Dijon. Ses dernières performances, sans crever l’écran, ont été bonnes. Plus affûté, il semble « plus concentré, plus impliqué, dans son jeu sans ballon, il demande, il déplace, observe Simon Piotr. Il est en train de passer un cap mentalement, ça se voit sur le terrain. » Pas sûr que ce soit suffisant pour faire comprendre à la France la subtilité de son football.

Par Alexandre Aflalo
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