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Papy Alves fait de la résistance

Privé du Mondial 2018 – et de son chant du cygne, pensait-on alors – en raison d’une rupture des croisés, c’est dans la peau d’un titulaire et le brassard autour du bras que Dani Alves dispute sa cinquième Copa América cet été. Joli rebond pour un type qui affiche désormais 36 printemps et sort d’une saison mitigée avec le PSG, visiblement pas décidé à le prolonger, mais dont l’expérience comme le manque de concurrence en font encore le candidat le plus crédible à droite de la défense de la Seleção, opposée ce soir au Pérou.


« Toutes les possibilités de rétablissement étant épuisées, il sera impossible de convoquer Daniel Alves pour la Coupe du monde. » Par ces mots, dilués dans un communiqué, la Fédé brésilienne tue le peu de suspense qui reste : touché lors de la finale de la Coupe de France face aux Herbiers (2-0), le 8 mai 2018, Dani Alves souffre alors d’une rupture des ligaments croisés du genou droit et doit renoncer à ses rêves de sacre mondial, l’unique trophée qui manque à son armoire déjà blindée. À moins que. « Qui sait, peut-être qu'à l'approche du Mondial 2022, je serai toujours là à me battre pour une place en équipe nationale, tente alors de se consoler le numéro 13 parisien. Mon corps aura 39 ans, mais mon esprit aura tout juste atteint les 17 ans ! »

Adoubé par Tite, lourdé par le PSG ?


Présomptueux, de la part d’un joueur dont le corps fait déjà alors ses 35 ans, si l’on se fie à sa première saison au PSG ? Ambitieux, plutôt. L’homme est comme ça. Un poil orgueilleux aussi, peut-être. Mais clairvoyant : rappelé en mars, voici le latéral droit parmi les 23 Auriverdes appelés à conquérir la Copa América à la maison, et même dans le onze type de Tite. Brassard autour du bras, s’il vous plaît. Si 2022 est encore loin, la retraite internationale attendra. Au moment de destituer Neymar et d’élire un nouveau guide pour ses troupes, que le choix de Tite se soit porté sur le joueur le plus capé en sélection (110 sélections) en activité n’a en soi pas grand-chose de surprenant. Élément le plus souvent flanqué du brassard (quatre fois) du temps du capitanat tournant instauré par le sélectionneur brésilien avant la Coupe du monde 2018, c'est le ruban autour du biceps qu'Alves devait débarquer en Russie.


Les doutes entourant le statut d'Alves avec la Seleção sont davantage d’ordre sportif. Au-delà de son âge (36 ans depuis le 6 mai), les états de service du natif de Juazeiro (État de Bahia) ont – logiquement – tendance à décliner depuis son départ du Barça en 2016. Voir la Juve, pourtant ni la dernière à faire confiance aux anciens, ni la première à se planter en matière de recrutement, se séparer du Brésilien après seulement un an de collaboration (2016-2017) avait quelque chose de suspicieux, d'ailleurs. Entre marquages lâches et replacements en dilettante, qui ont sans doute influé dans son repositionnement dans l’entrejeu opéré par Thomas Tuchel cette saison, ses deux exercices parisiens ont confirmé cette idée que l’immense Dani Alves n’est plus depuis deux voire trois ans. Si bien qu’une prolongation de son bail dans la capitale au-delà du 30 juin, encore dans les cartons en mars, apparaît aujourd’hui de plus en plus hypothétique.

À droite, rien de nouveau


Il n’empêche : s’il n’a plus vraiment les cannes pour jouer les marathoniens deux fois par semaine dans son couloir, en Ligue 1, le Dani Alves de 2019 remplit encore son office. Surtout, sa capacité à se sublimer dans les grands rendez-vous est restée intacte – son match de papa contre United (8es aller de Ligue des champions) en atteste. La qualité de son coup de patte également : outre cette volée monstrueuse claquée en finale de Coupe de la Ligue contre Rennes (et qui confirme l'appétit du Brésilien pour les matchs décisifs), le meilleur pote de Neymar a délivré sept caviars cette saison. Pas mal tout de même, pour un type écarté des terrains jusqu'en décembre. Être revenu de si loin et parvenir, malgré le poids des années, à durer au plus haut niveau suffit aujourd'hui au Bahianais pour squatter le onze brésilien. Il faut dire, aussi, que la concurrence au poste d'arrière droit est toute relative.



Fagner, son actuelle doublure ? Un peu léger, si l'on se fie à ses deux expériences européennes (trois matchs avec Eindhoven en 2007-2008 et 26 apparitions avec Wolfsburg en 2012-2013) et ses neufs petites sélections, à 30 ans. Danilo, jadis son successeur désigné ? Remplaçant en club depuis quatre ans déjà, au Real comme à City. La solution aurait pu – dû ? – s'appeler Fabinho. Mais l'ancien Monégasque joue depuis deux ans en six et est surtout inexplicablement blacklisté par Tite. En attendant la relève, incarnée notamment par Emerson (20 ans), récent vainqueur (et dans l'équipe type) du tournoi de Toulon et qui rejoindra le Barça cet été après six mois au Betis, Dani Alves reste donc la meilleure solution – ou la moins mauvaise – à son poste. Le meilleur moyen, aussi, de repartir avec la coupe ? Joueur le plus titré de l'histoire, l'homme aux 39 trophées l'a récemment rappelé à qui l'aurait oublié : « Je sais comment gagner. » De l'effectif auriverde, il est d'ailleurs le seul à savoir comment soulever la Copa, lui l'unique rescapé de la dernière campagne victorieuse en 2007 au Venezuela.

Par Simon Butel
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