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PAOK-AEK : Hellas pour le football

Le match au sommet du championnat grec entre l’AEK Athènes, leader, et le PAOK, son dauphin, a été suspendu avant son terme. La faute à un président hors de contrôle qui débarque sur la pelouse, arme à la ceinture, pour menacer de mort l’arbitre. Une scène surréaliste qui plonge une nouvelle fois le football grec dans les abîmes.

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On joue la 90e minute au stade de la Toumba, à Thessalonique. L’AEK Athènes tient le match nul face à son poursuivant et principal concurrent pour le titre, le PAOK. Deux points d’avance au classement et le score vierge qui se profile maintiendrait le club du nord de la Grèce à distance, à seulement six journées de la fin. Sur l’une des dernières actions du match, le défenseur central du PAOK, Varela, place une tête gagnante que le portier athénien, gêné par un joueur du PAOK en position de hors-jeu, ne peut arrêter. Dans un stade en fusion, l’arbitre décide logiquement d’annuler le but, et déclenche l’ire des supporters, des joueurs noir et blanc et de leur président. Ivan Savvidis débarque alors sur la pelouse, arme à la ceinture, entouré de gardes du corps, et ordonne à ses joueurs de quitter le terrain, tout en se dirigeant dangereusement vers l’arbitre qu’il menace de mort. La confusion est totale, et après plusieurs heures de discussions houleuses, la décision de suspendre définitivement le match est prise.

Rouleau de papier au visage


Pour la première fois en 24 ans, un autre club que le Panathinaïkos ou l’Olympiakos s’apprête à remporter le championnat de Grèce. Une situation inédite qui provoque une excitation et une tension évidentes chez tous les acteurs de l’AEK et du PAOK. À six journées du terme, la confrontation entre les deux clubs s’annonce comme LE match de la saison, dont le vainqueur ferait un grand pas vers le sacre. Vingt-quatre ans que l’AEK espère le titre, trente-trois années de disette pour le PAOK. C’est dire si les attentes sont élevées, et la pression qui entoure ce match immense. Elle l’est d’autant plus après la surprenante décision de la Fédération grecque, annoncée dans les vingt-quatre heures précédant la rencontre, d’annuler les sanctions à l’encontre du PAOK, infligées pour des incidents survenus lors de la réception de l’Olympiakos quinze jours auparavant. Dans ce bouillant stade de la Toumba, l’entraîneur du Pirée Óscar García avait reçu un rouleau de papier au visage, conduisant au report du match. D’abord sanctionné d’un retrait de 3 points et d’un huis clos pour la réception de l’AEK, le PAOK s’est vu réhabilité quelques heures avant le choc décisif du championnat. De quoi questionner les processus judiciaires, et crisper encore un peu plus l’avant-match.

Mauvais Western


La tension se traduit sur le terrain, où l’engagement physique tente de compenser les approximations techniques. Les fautes se multiplient, les bancs s’écharpent, mais le score n’évolue pas de la rencontre malgré quelques occasions de part et d’autre. À domicile, le PAOK met la pression dans les dernières minutes et croit arracher la victoire sur ce coup de tête de Varela. La suite ressemble à un mauvais western, où tous les ingrédients d’un football pourri et corrompu sont réunis pour donner une image déplorable qui fait aujourd’hui le tour du monde.


La Grèce s’était habituée aux pratiques mafieuses du président de l’Olympiakos, Vaggelis Marinakis, elle découvre aujourd’hui son nouveau maître en la matière, Ivan Savvidis. Ce Gréco-Russe de 58 ans, richissime homme d’affaires et de médias, proche de Vladimir Poutine et ancien député à la Douma, a racheté le PAOK en 2012, effaçant d’un coup toutes les dettes du club. Depuis, il n’hésite pas à utiliser le club de Thessalonique comme un vecteur d’influence à des fins politiques et économiques auprès des centaines de milliers de supporters. En se plaçant en chevalier blanc face aux magouilles des clubs d’Athènes, en pourfendeur des supposées conspirations de la capitale face à la grande ville du nord pour l’empêcher de remporter le titre, Ivan Savvidis est devenu le mauvais héros du peuple noir et blanc. Un temps proche du gouvernement Syriza, l’homme a pris ses distances dernièrement avec la politique d’Alexis Tsipras, notamment en désaccord profond sur la résolution du conflit avec la Macédoine qui agite particulièrement le nord de la Grèce.


Les événements de ce 11 mars plongent une nouvelle fois le football grec dans les abîmes. Outre les sanctions attendues à l’égard du PAOK et de son président, c’est tout le football grec qui risque de trinquer. Le championnat vient d’être suspendu pour une durée indéterminée. Saisie, l’UEFA pourrait également sévir en excluant toutes les équipes grecques des compétitions européennes pour l’année prochaine.

Par Alexandre Kottis, à Athènes
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