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Palestine-Arabie saoudite : un évènement historique ?

L’équipe nationale palestinienne a affronté l’Arabie saoudite à domicile pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022. Un évènement marquant pour la diplomatie du football au Moyen-Orient.

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Ils ont été distribués par milliers. Des drapeaux palestiniens s’agitent avec frénésie dans le stade d’Al-Ram, situé au pied du célèbre mur de séparation érigé par Israël. Pour la première fois de son histoire, l’équipe nationale accueille la sélection saoudienne sur ses terres. Jusqu’à ce mardi 15 octobre 2019, l’Arabie saoudite a toujours refusé de jouer dans les territoires occupés. Toute visite, même sportive, nécessite un accord préalable de l’État hébreu qui contrôle l’accès à la Cisjordanie. Ce match inédit est d’abord un signe de rapprochement entre le royaume du Golfe et Israël. Dans les formes, l’Arabie saoudite n’entretient pas de relations diplomatiques avec l’ennemi d’hier. En coulisses pourtant, des liens se sont noués avec l’appui des États-Unis. Une étrange union motivée par une haine commune : celle du régime iranien.


Hervé Renard : « Salam aleikoum »

Pas question pour les sélectionneurs d’évoquer ce revirement diplomatique. Le Français Hervé Renard, deux victoires de CAN et une qualification à la Coupe du monde au compteur, est à la tête de la sélection saoudienne depuis juillet dernier. Le « Sorcier blanc » commence sa conférence de presse par un retentissant « Salam aleikoum » et balaye d’emblée l’aspect politique de la rencontre : « C’est du football, nous ne sommes pas des politiciens, mais si vous voulez mon avis, c’est bien d’être ici » , clame le coach dans un anglais hésitant. Le Franco-Algérien Noureddine Ould Ali botte lui aussi en touche et appelle à « mépriser l’évènement » . L’entraîneur des Palestiniens voit surtout une chance pour sa petite équipe de se faire une place parmi les grands.


Hôtel cinq étoiles et carte de visite en plaqué or

Les officiels palestiniens, eux, en font une victoire personnelle. Mahmoud Abbas, le président d’une Autorité palestinienne sans pouvoir, s’est même fendu d’un petit mot de bienvenue. Réception au palais présidentiel, panneaux publicitaires vantant la rencontre aux abords des checkpoints, et hôtel cinq étoiles réquisitionné pour l’occasion : la Fédération locale a mis les moyens. Cette visite saoudienne est qualifiée d’historique par Jibril Rajoub, ancien maître-espion reconverti en grand manitou du football palestinien. Fidèle parmi les fidèles de Mahmoud Abbas, l’ex-chef des services de renseignements multiplie les casquettes et règne sans partage sur les institutions sportives de Cisjordanie. Sa carte de visite en plaqué or en dit long sur le caractère bling-bling du personnage qui boit du petit lait. « Les Saoudiens ont enfin compris que c’est le moment de venir ici. Et nous attendons que la totalité des pays arabes et musulmans fassent de même » , se réjouit le président de la Fédération de Palestine de football.



Ce simple match transformé en messe nationale fait pourtant grincer des dents. Israël, qui a laissé entrer les Faucons verts en Cisjordanie, refuse régulièrement d’accorder des permis aux footballeurs de Gaza. La finale de la Coupe de Palestine, reconnue par la FIFA, a été annulée à deux reprises cette année en raison des restrictions de circulation imposées par l’État hébreu, remarquent ceux qui appellent à boycotter la rencontre. Dans la ligne de mire de ces opposants : la « normalisation » des relations entre les pays arabes et Israël et la légitimation de l’occupation militaire des Territoires palestiniens. Pendant quelques jours, ils ont tenté de mobiliser les réseaux sociaux et de lancer des appels à manifester. En vain.

Chawarma et deal du siècle

Des heures avant le coup d’envoi, des milliers de Palestiniens convergent vers le stade d’Al-Ram. Un vendeur ambulant installe son stand de chawarma à l’ombre des pans de béton du mur de séparation. La zone, placée sous le contrôle direct de l’armée israélienne, est cette fois quadrillée par les forces de sécurité palestiniennes. Le Fatah a mobilisé ses troupes. Des dizaines de bus affrétés par le parti de Mahmoud Abbas déversent des supporters d’un jour à l’entrée du stade. Les tifosi des clubs locaux qui bravent la pluie sont également présents. Et ils ne sont pas dupes : « Les Saoudiens ont noué des liens avec Israël et ce sont aussi les alliés de Trump. On sait qu’ils œuvrent pour le deal du siècle (plan de résolution du conflit israélo-palestinien préparé par l’administration américaine) qui va encore un peu plus nous déposséder de nos terres. On déteste les Saoudiens. Et là, on a une bonne occasion de les battre sur le terrain » , lâche Imran avant de jouer des coudes pour se faire une place dans un stade plein à craquer, mais vide de supporters saoudiens.



Une tribune entière est occupée par les étudiants de l’académie de police. Des policiers en civil sont aux aguets dans les rangées. Les spectateurs qui n’ont pas obtenu de passe-droit s’accrochent aux grilles ou montent sur les toits des immeubles voisins. Des vagues de drapeaux palestiniens frétillent sous le nez des portraits de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas ou encore du roi Salmane et de son fils MBS, qui trônent en bonne place. « Ce match, c’est une grossière propagande » , raille un journaliste envoyé par un média officiel palestinien. Les Saoudiens, présentés comme les grands favoris, ont du mal à mener la danse et se font copieusement siffler. Encouragés par des slogans politiques : « Jérusalem est arabe » , les Palestiniens manquent plusieurs occasions. La rencontre « historique » se solde par un score décevant, 0-0, qui laisse le public amer. Un match nul à l’allure de pétard mouillé dans un Moyen-Orient en pleine recomposition.



Par Marine Vlahovic, à Al-Ram Photos : Nicolas Cortes / Hans Lucas
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